Par Titinette1
Hier, c'était mon anniversaire. Et
pourtant, je ne me suis rendue compte de rien. Je n'ai rien vu passer. Je n'ai
rien eu le temps de vivre vraiment. Moi-même, au réveil, je ne me suis pas
souvenue de ce détail, obsédée dès la première minute de ma journée par la
manifestation que nous organisions le matin même. Ce n'est que lorsque j'ai
rejoins mon homme dans la salle de bains, la tête dans le brouillard, et qu'il
m'a souhaité un « joyeux anniversaire » que j'ai remis les choses en
ordre dans ma tête : ça y est. C'est aujourd'hui. Ah oui ? Ben oui.
Ca y est. J'ai 32 ans. Heureusement, il y a eu les appels de
la famille et des amis pour mettre un peu de couleur à cette journée. Ma
meilleure amie, à 8h30 le matin. Ma maman, juste après. Puis, plus rien tout le
reste de la journée, histoire de rester concentrée sur ma tâche et d'oublier
que c'était ma journée. La tatie, la mamie, la sister, les deux cousins... et mon
autre amie ont tous appelé le soir, à quelques minutes d'intervalles. Sept appels
et un texto pour mes 32 ans. Finalement, c'est peu. Enfin, c'est comme d'habitude
de toute façon. Saut que cette année, je suis restée indifférente à ce trop
peu. Comme si mon anniversaire m'était complètement indifférent. C'est étrange.
S'il n'y avait pas eu l'appel à presque 20h d'une collègue de paris assistante
de mon boss, j'aurais presque pu enchaîner avec une bonne soirée. Mais elle m'a
gâché la fin de ma journée en me faisant culpabiliser pour... bref... Ca m'apprendra
à dire « peut-être ». On ne me reprochera plus de me désister sans
prévenir quand je pense de mon côté que, n'ayant pas confirmé, c'est finalement
le non qui l'emporte.<o:p>
</o:p>A noter quand même : pour la
première fois depuis longtemps, mon homme m'a enfin offert un cadeau le jour J.
Pas trois mois après, pas une semaine après, non, non, le jour J. Et ça, ça m'a
fait plaisir. Pas sauter de joie non plus. Mais plaisir. Quand, en rentrant, j'ai
aperçu à l'insu du chéri le petit paquet sur la table, j'ai eu un grand
sourire. Il voulait ensuite aller dîner au restaurant. Malheureusement, je n'étais
pas en condition : mon estomac trop repu du restaurant de 14h avec mon
directeur et nos partenaires (ben oui, la manifestation s'est terminée un peu
tard, nous avons donc déjeuné tard...). J'ai donc opté pour le cinéma. Ca faisait
un bon moment... Sauf que nous nous sommes retrouvés à 6 dans une grande salle devant
un film qui n'a pas tenu sa promesse. Tant pis. 00h46, j'éteins <st1:PersonName productid="la lumière. Une" w:st="on">la lumière. Une</st1:PersonName> journée
comme une autre en somme. Ni plus, ni moins...
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