Par Titinette1
L'angoisse monte au fur et à mesure que le jour J approche. J'ai peur de ce que je vais trouver. Je me dis que je ne devrais pas y aller, mais je ne peux pas. Je m'accroche à un minuscule espoir. Si petit, mais bien présent au fond de moi quand même, comme une petite perle, un petit diamant que je chéri, dont la blancheur étincelante continue de m'éclairer de l'intérieur...
En attendant, je fais du tri dans ses affaires, je range, je mets de côté ce que je pense mettre dans sa valise... Ca m'aide d'anticiper froidement. Je ne sais pas si j'irais jusque là. C'est juste au cas où. J'enverrai peut-être d'abord sans rien dire une copie des mails au mari. Après tout, de ce côté là, je n'ai plus rien à perdre. Oui, si j'ai le cran de continuer à faire semblant de sourire, c'est peut-être ce que je ferais en premier. Procédons par étapes.
Mais je me connais, quand le volcan déborde, y'a plus d'étapes, plus de demi-mesure, plus rien. Je ne suis plus qu'un ouragan dévastateur. Et je sais que la première à être dévastée, ce sera moi...
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