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Frustration


Juste avant que je n’entre sous la douche, il passe devant la salle bain, apercevant le reflet de mon corps nu dans le miroir. Il entre, m’embrasse, me caresse… mon désir est titillé.

Lui « J’ai envie de te croquer »
Moi « mmm, tu pourras me croquer toute crue dès que j’aurais pris ma douche ;-)».

 

Il sourit, m’embrasse et me laisse seule dans la salle de bain. L’eau glisse sur mon corps. Je prends soin de me raser là où je veux que sa langue s’égare. Rien que d’y penser, j’ai envie de lui. Après ma douche, je mets un peu de crème parfumée sur mon corps. L’odeur est discrète et envoutante à la fois. En guise de signal, j’allume la chaîne hi-fi et la musique envahit tout l’étage. Je monte encore le son. Au cas où. Elle descend jusqu’à ses oreilles. Il ne peut pas ne pas l’entendre. Je m’étends sur le lit, entièrement nue. Et je l’attends. Le désir monte. La deuxième chanson démarre. Je suis bien, heureuse de sentir le désir nager en moi. Je guette son arrivée. Troisième chanson, mon esprit s’égare. J’ai des images, des flashs, ptit loup, petit prince, mon premier amour… des scènes qui aiguisent mon appétit. Quatrième chanson je commence à m’impatienter. Je sens un brin d’agacement apparaître, que je repousse. Cinquième chanson… J’entends un cri en bas dans le salon. Il vocifère devant le petit écran. Je comprends qu’il est devant une émission de foot. Je comprends aussi qu’il ne viendra pas maintenant. Je me sens mal tout à coup. Lésée. En colère. J’ai très envie pourtant. Sixième chanson. Puisqu’il n’est pas là, je prends du plaisir seule. Rapidement. Les yeux pleins de larmes prêtes à jaillir. Mais je ne veux pas pleurer. Septième chanson, je me recroqueville quelques minutes, puis je me lève, très énervée. Je retourne dans la salle de bains. J’allume le séchoir qui bourdonne pour ne plus entendre les phrases assassines qui tournent dans ma tête. Il surgit soudainement derrière moi et commence à m’embrasser. Je le repousse. C’est trop tard. Mon corps a encore envie mais ma tête refuse et mon cœur est trop frustré pour s’ouvrir. Voilà une demi-heure que je l’attends et il débarque comme une fleur juste quand j’ai décidé d’arrêter d’attendre. Je suis sur les nerfs. Je n’ai pas envie de faire l’amour dans cet état. Je me sens mal, frustrée, blessée. Et encore plus parce qu’il insiste alors qu’il voit bien que je suis énervée. Comme s’il était possible d’effacer en un baiser cette blessure au canif, fine, légère mais brulante. Nous sommes si rarement sur la même longueur d’ondes. Et une fois encore, l’occasion est ratée. J’en ai encore la rage au ventre ce matin.

 

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T
titiWaouw, ça devient très glamour comme conversation par ici ;-)
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J
Ben voyonsOn dirait sa botte et son clito.
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C
tant que le textuel n'est pas tabou , on peut laisser sa bite et son couteau au vestiaire (je parle des males bien sur)<br /> <br /> tiens et on dirait quoi pour les femelles ?
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T
JRMme Machin ? Connais pô. Ne sommes nous pas tous, ici bas chez blogland, des obsédés textuels ? ;-)
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J
TextualitéOn est à  deux doigts des carnets érotiques de Mme Machin.<br /> Ttitilleries du désir pour voir si le texte est efficace, amusements des banalités de la libido, appel aux  sauvages pulsions des lecteurs.<br /> Vous allez finir par vous faire violer en direct par un obsédé textuel ma pauvre dame ;-))
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