Par Titinette1
Mon homme semble totalement désemparé en ce moment. Au moins autant que moi. Je le sens perturbé (il dit d'ailleurs de lui-même dans son dernier mail à cette pouffe qu'il l'est), lointain, pensif, presque triste. Il me ferait presque de la peine si je n'en avais pas tant de mon côté.
Il sent de son côté que je sens bien que quelque chose ne tourne pas rond. Il m'a fait remarqué qu'il me trouve particulièrement attentionnée en ce moment. Je lui ai fait remarqué hier qu'il avait une petite mine et semblait particulièrement fatigué. Il écrit à "l'autre" que je dois avoir un "sixième sens" (il ne sait pas à quel point, vu que j'ai détecté un changement de son côté au bout de seulement 3 jours, ce qui m'a mis la puce à l'oreille et m'a fait plonger le nez dans sa messagerie...).
Même si ELLE semble ne pas vouloir précipiter les choses et ne pas trop savoir ce qu'elle veut (elle nous fait une belle petite crise de la quarantaine), je suis de plus en plus certaine qu'ils vont finir par se voir. Parce que le chéri, les échanges par mail, ça ne va pas lui convenir pendant des mois je pense, même s'il dit être "très heureux de ce contact" et de leurs échanges.
Moi je me dis que ce n'est pas parce qu'elle fait le bilan de sa vie complètement ratée (un job pourri malgré des études supérieures, un mari aimant mais qu'elle n'aimait pas assez pour lui faire des enfants, le regret aujourd'hui de ne pas en avoir alors que son mari finalement n'en veut plus, bref la totale) qu'il faut qu'elle vienne gâcher la nôtre. J'ai trop donné, trop sacrifié de choses pour rester auprès de mon homme pour qu'il finisse par avoir envie de revivre ses amours de jeunesse avec une fille qui ne sait rien faire d'autre que bouquiner et rêvasser au cinéma.
Dans l'un de ses mails il lui dit avoir conservé ses lettres, et surtout, les avoir trimballé dans tous ses déménagements. Aujourdh'ui, elles sont donc chez nous, quelque part. Il faut donc :
1) Que je les retrouve.
2) Que je les brûle avant qu'il ne lui prenne l'envie de les relire et de revivre leur histoire avec nostalgie. Heurk.
Et au passage, si j'ai le temps de les lire pour comprendre un peu qu'elle a été leur histoire. Mais bon, j'imagine, comme celles de toutes les gamines de 15 ans, moi y compris. Ca va hein, moi aussi j'ai mis plus de 10 ans à oublier les émois de mon premier amour / premier chagrin d'amour, mais putain au bout d'un moment tu prends du plomb dans la tête, tu réalises que le mec qu'il est devenu n'aurait jamais pu être l'homme de ta vie et tu passes à autre chose. Moi je veux bien l'aider à passer à autre chose là, si elle sait pas faire toute seule. Mais ça risquerait d'être violent.
Bref, je suis de moins en moins zen. Vivement qu'on parte pendant 15 jours en vacances. Parce que là, je commence à étouffer...
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