Par Titinette1
Mon mari m'appelle hier pendant la journée, pour "prendre des nouvelles" (et accessoirement me demander de faire tourner une machine avec ses affaires...). La veille, je faisais ce qu'il appelle "la gueule" (j'essayais juste de réprimer des larmes, j'étais en mode "déprime"). Au ton de ma voix, il comprend que ça ne va toujours pas et me demande ce qui ne va pas. Je lui ai répondu qu'il savait très bien ce qui n'allait pas.
Une fois de plus (il m'a fait le coup à CHAQUE fois), il me répond "je croyais qu'on ne devait plus en parler, on s'est expliqué samedi". Je lui ai répondu qu'il avait réussi une fois de plus à m'embrouiller la tête et qu'au final il avait décidé de continuer à communiquer avec elle au mépris du mal que cela me fait, juste parce qu'il considère que lui n'a rien à se reprocher. Alors que moi, ce que je veux, c'est qu'il cesse tout contact car je ne peux pas tolérer qu'il laisse une autre femme s'immiscer dans notre vie, ne serait-ce que par mail, car leurs échanges sont tout simplement inacceptables. Et là, je lui ai cité à nouveau quelques passages, je les connais par coeur, du style "je vais avoir 3h de trajet, 3h pour penser à toi", "je ne peux pas regarder le film bidule sans penser à toi entre mes jambes", "je t'embrasse d'un baiser fou... oups", "je me prends parfois à rêver qu'il se passe autre chose, mon caractère romantique sans doute" (tu parles, un caractère de salope surtout oui !!!).
Il me répond que leurs échanges ont évolué, qu'ils ne sont désormais plus dans ce registre, qu'ils sont purement amicaux, qu'elle lui raconte ses week-ends, ses lectures, lui parle des films qu'elle est allée voir.
Moi : "On en a rien à foutre de ses lectures et des films qu'elle va voir. Je veux juste qu'elle sorte de notre vie, un point c'est tout. Quand à son mari, ma décision est prise. Vous m'avez pris tous les deux pour une conne, donc quoi qui se passe dorénavant, de toute façon, il sera prévenu quand je l'aurais décidé".
Lui : "Mais titi, que tu le préviennes, ça ne changera rien entre toi et moi, ça ne servira à rien"
Moi : "Peut-être, mais au moins elle saura ce que ça fait que d'avoir un conjoint qui souffre. Elle a cherché, elle va trouver. Moi ce que je veux maintenant c'est que tu ne répondes plus ni à ses mails, ni à ses appels, rien. Je veux que tu disparaisse de sa vie, que tu sois définitivement mort pour elle. C'est clair ? J'ai l'impression de parler chinois, t'as pas encore compris que c'est ce dont j'ai besoin pour aller mieux ? Je veux que tu promettes, en face en face, sur la tête de nos enfants, que tu stoppes tout "
Lui : "je ne peux pas faire ça comme ça, laisse moi un peu de... " et là, il s'est repris."C'est moi qui t'en reparlerai". Il ne peut pas décemment me demander de lui "laisser du temps". Ca fait 4 mois que je leur en laisse. C'est largement trop.
Et devinez quoi ? Depuis qu'il est rentré hier soir, il ne m'adresse plus la parole, il fait la gueule. C'est le comble non ?
De mon côté, je vais essayer de ne plus aborder le sujet du tout. La balle est dans son camp. On va voir s'il prend la peine de me dire dans le mois qui vient, que "ca y est, tout ça a pris fin". Je vais attendre, je garde ma dernière cartouche pour plus tard. Pour m'assurer par moi-même qu'il dit vrai.
En attendant, je vais commencer à préparer la réponse à l'affront que cette femme a eu de me faire. Celui de croire qu'on pouvait me défier sans avoir à en subir la moindre conséquence. J'ai été sympa, je lui ai proposé deux fois une solution pour s'en sortir : la 1ère, vivre cette "relation amicale au grand jour" en venant à ma rencontre, pour que les choses soient claires. Elle a refusé. La seconde, j'ai pris la peine de la contacter pour lui proposer un marché : soit elle cessait tout contact avec mon mari, soit je prévenais le sien. Là encore, elle a fait le choix de continuer, incitant mon mari à changer de messagerie, une fois, puis une autre fois.
C'est trop facile de se croire intouchable sous prétexte qu'on agit derrière son écran d'ordinateur. Moi, je suis dans la vraie vie. Et dans la vraie vie, quand on me cherche, on me trouve. Et dans la vraie vie, quand on fait des choix en connaissance de cause, il faut savoir les assumer.
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