Jeudi, tout allait pourtant pour le mieux dans le meilleur des mondes. Journée ensoleillée, après-midi chez une copine, soirée danse. En sortant de mon cours papotage avec des collègues qui prennent ce cours avec moi. On parle de tout, de la vie, des rapports humains, des rapports entre hommes et femmes, des relations amicales. J'évoque sans entrer non plus dans les détails, juste quelques exemples, ma vie ici, avec mon Homme. Mes difficultés à avaler toutes ces concessions sans feed back de sa part. Mais ses efforts récents aussi. Mon dégoût de cette ville. Difficile de comprendre pour des gens d'ici. Qui trouvent que cette ville est très bien. Que c'est moi qui ne sait pas la voir. Je dis que je ne demande qu'à voir, depuis des années. Mais que mon Homme ne s'est jamais senti investi de cette mission qui consisterait à me faire aimer sa ville. Et que de toute façon, l'un des principaux attraits prôné autour de cette ville, c'est sa proximité avec la campagne, la nature. Mais moi, je déteste la campagne... Coup de blues. Marre de toujours devoir me défendre. De toujours devoir argumenter sur le pourquoi du comment je n'aime pas vivre ici. Marre de devenir limite agressive. Marre de verser des larmes devant des presque inconnues. Et bien sûr, marre de devoir toujours me justifier sur ces choix qui m'ont amenées là. Malgré tout, je suis contente de partager quelques moments avec des filles qui ne soient pas les femmes des copains de mon Homme. Je l'appelle pour qu'il ne s'inquiète pas de me voir revenir tout de suite. Il veut savoir combien de temps. Je n'en sais rien. Je réponds au hasard, une demi-heure peut-être. Nos conversations s'enflamment. On ne voit pas l'heure. Je rentre à près d'une heure du matin. Mon Homme se couche en entendant la voiture arriver. Il me fait la gueule. Je culpabilise. Et puis, je ne dors pas de la nuit parce que j'en ai assez d'avoir ce sentiment chaque fois que je profite d'un moment inattendu et agréable, rien que pour moi, sans lui. Alors que pour lui, dès le lendemain, tout est oublié.
Plaisir du jour 22/10/04 Danse et soirée chez une copine de la danse. La fameuse qui me donnait des envies de femme. Elle est revenue finalement. J'ai rêvé d'elle ensuite.