Par Titinette1
Il est doux, tendre, attentionné. Il est intelligent, profondément gentil. Il a un sourire lumineux. Il m’a déjà fait deux jolies surprises en seulement 10 jours. Quand je suis près de lui, je me sens juste bien. Sereine. Je suis fière qu’un homme aussi brillant que lui s’intéresse à moi. Il m’a dit de si jolies choses. Je serais d’après lui, l’ange dont parle sa culture. Celui qu’on a tous et qu’on finit un jour par croiser au hasard de sa route. Il est persuadé que je suis son ange car dit-il « depuis que je t’ai rencontré, il ne m’arrive que des belles choses ».
Il est un peu comme dans une sorte d’urgence de vivre. Il dit ce qu’il ressent sans tabou et c’est ainsi qu’il m’a déjà écrit son premier « je t’aime »… Tout ça en même pas un mois depuis que nous avons commencé à échanger autrement que sur le registre professionnel. Ca me perturbe. Beaucoup.
J’ai beau me dire que tout ça ne nous mènera probablement nulle part, j’ai beau me répéter « à quoi bon ? ». Je sais aussi que les moments de bonheur et de bien-être ne sont pas si fréquents. J’ai le sentiment de vivre quelque chose de rare qu’il ne faut pas laisser passer et en même temps je culpabilise de cette situation qui n’a pas encore eu le temps de s’installer.
Ceci étant, je suis toujours dans le doute et la souffrance à la maison. Ce qui finit de me convaincre, c’est que les historiques de navigation de l’homme disparaissent curieusement. J’ai perdu la confiance mais je n’ai plus la force de fouiner, de chercher. Je n’ai plus envie de savoir. Je n’ai surtout plus la force de savoir. Alors, avoir un « ailleurs » moi aussi, m’aide à supporter le fait qu’il poursuit peut-être lui aussi son ailleurs avec cette pétasse de merde. Tout ça est un gloubi-boulga sans nom.
Tout ce que je sais, c’est qu’attendre une réponse de sa part à mes textos est une torture interminable. A chaque fois que l’enveloppe de mon téléphone s’allume, c’est au contraire un joyeux bazar dans mon petit cœur. Je crois bien que je mérite un peu de douceur. Alors je vais la prendre là où elle est. Qu’importe si je dois en souffrir un jour, puisque je souffre déjà.
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