Par Titinette1
Nouvelle crise. Il est vrai que j'ai été plutôt infecte ce week-end. Ignorant presque ses parents venus nous voir pour avancer (une fois de plus), les travaux à la maison. Des réflexions acerbes. Un désaccord exprimé quant à la façon de gérer le conflit avec notre fils, ce qu'il interprète, assez justement, pour un manque de soutien de ma part.
Alors pendant tout le week-end, nous nous sommes ignorés. Passé les premières heures lourdes et angoissantes, j'ai laissé glissé. Et je dois dire une chose : le silence, son silence, m'a fait du bien. Ne plus l'entendre râler toutes les 10 mn, ne plus l'entendre me dire ce que je dois faire et comment le faire... être là, juste ensemble, mais ne pas me sentir obligée de faire autre chose que ce que moi j'ai envie de faire. C'était plutôt bien.
Ce matin, c'est lui qui a rompu le silence. Expliquant que lui, de toute façon, ne partirait jamais et me demandant ce que moi j'avais l'intention de faire.
Pour une fois, j'ai été assez claire : nous nous disputons depuis des années. Nous avons recollé les morceaux à chaque fois. Nous en sommes finalement à peu près toujours au même point. Lui ne comprend pas que je ne vois pas les efforts qu'il a fait pour moi comme avoir renoncé à jouer au foot les week-end (il a fallu en passer par la découverte de mon aventure pour qu'il prenne enfin cette décision), à me soutenir depuis que j'ai changé de boulot en faisant passer le sien après et en gérant beaucoup plus les enfants (c'était d'un commun accord quand même), à prévoir plus de choses comme des week-end en famille...
Tout cela n'est pas assez à mes yeux au regard du manque de tendresse et de sérénité dans notre quotidien, de notre vision de l'avenir qui ne colle pas (moi n'étant pas prête à finir mes jours ici, lui n'envisageant pas de partir).
Une fois de plus, j'ai peur de laisser couler la crise, parce que c'est bientôt l'anniversaire de la petite, parce que je ne sais pas où aller parce que j'ai peur de faire une erreur, parce que j'ai toujours de l'espoir ? Parce que j'ai peur de faire souffrir les enfants surtout...
Par contre, une chose est certaine : c'est la première fois que j'envoie un mail à une connaissance avocate pour qu'elle me donne un contact "au cas où", c'est la première fois que j'appelle pour visiter un appartement qui pourrait nous accueillir avec les enfants (malheureusement, le budget est très élevé et je ne pense pas avoir les moyens...).
Alors je ne sais pas si je vais me ranger au "raisonnable" cette fois encore. Ou pas. Je me sens seule face au vide. Seule face à une décision irréversible qui peut tout renverser, tout briser. Seule face à la porte qui ouvre vers l'ouragan...
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