• J'ai l'impression d'avoir basculé en mode "attente". Depuis la rentrée de janvier j'ai du mal à démarrer ma journée de boulot. Le soir, j'essaie de rentrer un quart d'heure plus tôt que d'habitude en moyenne. Je traîne à nouveau sur Internet malgré l'oeil de Moscou qui nous surveille tous dans cette boite...

    Non que je ne sois plus motivée, mais je reste suspendue au décompte des jours qu'il me reste à attendre avant d'avoir enfin THE information que j'espère depuis mars dernier... Je vais peut-être vous paraître complètement obsédée par l'argent (c'est ce que mon directeur local a l'air de penser à force de remarques de ma part sur mon budget un peu trop serré pour faire ceci ou cela. En même temps, lui, il vit sur une autre planète, ISF et tout le bordel alors il a du mal à comprendre mes réactions) mais j'ai la sensation d'avoir déjà tellement donné de mon temps et de mon énergie que j'ai peur d'être déçue. La simple "régularisation de ma situation" signifie +300 euros bruts (et encore j'essaie de m'empêcher de penser à tous ces euros de perdus ces 9 derniers mois. 2700 euros même en brut ça commence à faire !). J'attends donc naturellement plus que ça puisqu'on m'attribue aujourd'hui de nouvelles responsabilités nationales... Donc, si on m'attribue moins de 500 euros d'augmentation au total (soit seulement 200 euros bruts de plus que le salaire qu'on m'avait initialement promis, je n'ai pas l'impression d'être si exigeante que ça !!! Si ???), je serais déçue. Alors en attendant de savoir, je reste sur mes gardes. Ce n'est peut-être pas la bonne attitude, mais j'ai du mal à faire autrement.

    Et qu'on ne vienne pas me dire que je suis une fille intéressée. J'aime beaucoup mon boulot. Je voudrais juste qu'on reconnaisse mon travail au delà des mots d'encouragement et de félicitations, certes très agréables, mais qui ne contribuent pas suffisamment à l'amélioration de ma qualité de vie.

    Bon, voilà, c'est dit. Maintenant faut que je me remette à travailler quand même un peu...


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    Des papiers partout sur mon bureau. Chaque semaine de nouvelles tâches à accomplir, de nouveaux projets sur lesquels travailler, de nouvelles heures à ajouter au compteur qui ne seront pas comptabilisées... Ce matin, l'impression d'étouffer rien qu'en regardant l'état de mon bureau. De plus en plus difficile de s'y retrouver dans ce joyeux bordel. Même si je m'y retrouve quand même.

    Alors, hop, c'est parti pour une bonne demi-heure de rangement, classement, tri. De petites pochettes de couleurs pour chaque dossier en cours, classement vertical pour tout ce que je n'ai pas eu le temps de lire ou de traiter mais qui n'a pas d'importance, des étiquettes sur les pochettes, un classement lisible pour avoir d'un seul coup d'oeil tous les dossiers à traiter sous la main.

    Aaaaah... On y voit plus clair. Et en même temps, je me rends compte du retard pris sur certains dossiers un peu "oubliés", chassés par de nouvelles urgences. Zut. Une douzaine de dossiers "en cours". Va maintenant falloir hierarchiser tout ça, prioriser et freiner un peu sur les "nouveaux projets" qu'on va encore me donner à traiter dans les semaines à venir.

    Bon, voilà, reste plus qu'à me remettre au boulot maintenant.


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  • Voilà. La manifestation de vendredi s'est très bien passée. Si bien que mon directeur veut remettre ça bientôt (en moins grand mais quand même). Beaucoup de félicitations de la part des participants, partenaires et responsables. Ca fait vraiment plaisir de sentir son travail reconnu, de s'entendre dire qu'on a du potentiel etc. Bref, je n'ai pas boudé mon plaisir mais j'étais surtout soulagée que cela soit terminé. Le week-end arrivait à point nommé.

    S
    auf que. J'aurais pu savourer tout le week-end ce petit moment de reconnaissance s'il n'y avait pas eu cette réflexion d'un de mes collègues, entendue à son insue (mon fameux binôme,celui qui lorgne sur une partie de mes fonctions) sur le ton de la plaisanterie certes, mais qui démontre à quel point quand on est une fille, quoi qu'on fasse, ça n'est jamais assez et ça fait des jaloux qui se chargent de vous descendre en flèche à la moindre occasion. Il a appelé mon collègue qui me ramenait en voiture. Il a fait une drôle de tête, a mis le haut parleur et lui a demandé de répéter. J'ai entendu un « ca va, elle te saoule pas trop titi avec ses « géniaaaaal, ça s'est super bien passéeee, c'est suuuuuppper, je suis super contenteeeeux ». J'ai lancé un « salop, t'es dégueulasse » mi agressive, mi plaisantant. Et je l'ai scotché. Il ne s'y attendait pas.

    Ceci dit, ni excuses sur le moment, ni même lundi. Quand j'y ai fait allusion, il a fait comme s'il ne s'était rien passé. OK. Pour moi, la guerre est déclarée. Une guerre invisible, de pouvoir. Je déteste ça. Ca m'empêcherait presque de dormir la nuit. Mais au moins, je suis fixée. Je sais à qui j'ai à faire. Et je cerne mieux dans son discours ses tentatives déguisées et régulières pour décrédibiliser mon travail auprès du directeur. Faudrait pas que je devienne totalement parano non plus. On est censé bosser « ensemble ». Mais bon. Je me méfie désormais. Il faut que j'apprenne à parler moins. Il en sait déjà trop sur moi. Et moi, il faut que j'apprenne à mieux le cerner. Je suis certaine que l'assurance qu'il affiche est en partie du bluff. Je l'ai déjà vu se faire tout petit après avoir jouer les chefs auprès d'autres collègues parisiens qui n'hésitent pas à remettre les choses à leur place.

    Je n'aime pas ça. Mais va falloir que je m'habitue. Il faut que je gagne ma place (je viens tout juste de prendre « officiellement » mes nouvelles fonctions, et pour les hommes qui m'entourent dans ce boulot, l'étiquette secrétaire est encore affichée dans leurs têtes à mon sujet).

    Allez, zou, au boulot. Faudrait pas que je lui laisse prendre une longueur d'avance.


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  • Rien n'est encore gagné, mais la seconde étape est franchie : j'ai enfin une date pour mon entretien ! Tout va donc se jouer la semaine prochaine si mon chef n'annule pas au dernier moment.

    Il m'a appelé ce matin et j'étais vraiment contente qu'il prenne enfin un peu de temps pour faire le point avec moi (il était débordé, comme toujours, mais a enfin pris 15 mn pour m'appeler) sur les dossiers en cours et surtout, qu'il réponde enfin à mon attente.

    Il faut dire que mon e-mail d'hier ne doit pas y être pour rien. J'ai clairement exprimé que cet entretien devait avoir lieu au bout de 6 mois, que j'ai attendu l'été pour en parler et que je souhaiterais qu'il se déroule avant fin septembre, date anniversaire de mon entrée dans l'entreprise (genre, maintenant ça fait un an que je bosse au tarif secrétaire, j'ai été patiente mais va pas falloir que ça dure trop longtemps non plus cette histoire. Vous voyez ?).

    Faut pas que je stresse. Je dois préparer mes arguments calmement ce week-end.

    Objectif : au moins 300 euros nets de plus. C'est pas rien. Mais je pense le mériter.


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  • Ben voilà. Ca faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Me suis levée toute patraque hier. Juste le temps de dire à mon homme "j'me sens pas très bien" et pouf. Tombée dans les pommes. Deux fois de suite. Et puis opération vidage total pendant les deux heures qui ont suivi. Un petit tour chez le docteur, un petit tour au bureau pour relever mes mails et puis dodo tout le reste de la journée. Gastro ou intoxication alimentaire, on ne sait pas trop. Toujours est-il que j'ai encore eu droit à l'inévitable "vous ne souhaiteriez pas avoir un enfant par hasard ?" (et en version boulot "tu serais pas en train de nous faire un petit là ?")  Et ben non, bananes. Sinon, je m'en serais doutée. Pfff. Vraiment... c'est une obsession chez les autres cette idée que parce que j'ai passé 30 ans je devrais être déjà enceinte. De retour au boulot aujourd'hui. Toujours un peu flagada, mais bon, on tiendra bien quelques heures... Si seulement il n'y avait pas ce foutu rapport à rendre pour ce soir. Et ces deux rendez-vous manqués hier. Et en plus de ça, un jour d'absence, un jour de moins sur la paye...   C'est vraiment trop injuste.Grrr. Pas possible là, je vais devoir négocier le truc quand même. Surtout que ça y est, les soldes ont démarré...

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