• Le collègue de bureau s'est glissé dans une partie de mes fonctions pendant mon absence. Je surprends et comprends à quelques unes de ses conversations téléphoniques que des actions dont je m'occupe habituellement sont dans son emploi du temps. "J'ai appris à faire sans toi" répond il ironique. Je ne perds pas une minute pour recadrer : maintenant que je suis de retour, va falloir qu'on fasse un petit point ensemble. "Cette réunion dont tu parlais tout à l'heure au téléphone, c'est demain ? A quelle heure ? Je viens avec toi, pour reprendre le fil. Après tout, il faut bien que je m'y remette maintenant que je suis rentrée". Non mais.

    Reste à voir le reste. Ces fameuses responsabilités nationales qui ont été redistribuées pendant mon absence et de façon non temporaire manifestement. Dur dur la reprise. Je suis déjà fatiguée par ces guerres intestines, ces luttes de pouvoir, les petites magouilles et arrangements de mon directeur local et de mon collègue de bureau pour se faire une place de choix dans le futur organigramme de l'entreprise. Faut-il nécessairement avoir les dents qui rayent le parquet pour réussir ?

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  • ... la vraie reprise. Cela fait 7 mois que je n'ai plus passé une journée entière au bureau. Certes, je n'ai jamais vraiment cessé de travailler, mais le télétravail, ce n'est pas tout à fait la même chose. Il a bien fallu laisser le petit bout, ce matin, pour sa première journée de crèche. Ca fait bizarre. Ca n'a pas été trop dur ce matin de le laisser, mais là, il commence déjà à me manquer... Faut que je pense à autre chose. Surtout, ne pas penser à lui de toute la journée. Là.

    Me voilà face à une montagne de documents à lire, trier, classer... Tout ce monticule, déposé sur mon bureau au fil des semaines. Parallèlement, relancer les actions engagées en juillet et un peu en stand by à cause des absents en vacances qu'il faut maintenant réveiller.

    C'est la reprise. Tout doucement, ou presque, car mon dimanche sera déjà monopolisé par une action à laquelle je dois participer (bouh).

    C'est la reprise... Et je constate qu'une partie de mes responsabilités ont été redistribuées, dont certaines définitivement à certaines personnes qui ne savaient pas trop quoi faire de leur temps.

    C'est la reprise... Il va falloir à nouveau montrer que je suis là, que j'existe, que je mérite mieux que la moitié de ce qui est donné à d'autres pour faire le même boulot que moi dans la même entreprise. Verdict en janvier. Sinon, je passerai définitivement en mode light, c'est décidé (en attendant de rebondir ailleurs si l'occasion se présente).

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  • On a coutume de dire que les hommes sont rémunérés 30% de plus que les femmes à poste et compétences équivalents. On entend dire aussi que ce chiffre a tendance à baisser. Dans mon entreprise, l'égalité hommes-femmes est un des leitmotiv qui revient régulièrement dans les comptes-rendus de réunions de CE et réunions syndicales. L'entreprise prône sa volonté d'abolir les différences et blablabla.

    Jusqu'à présent, je savais que sur les 6 ou 7 personnes de la société à occuper la même fonction, les 3 femmes (dont moi) étaient moins bien rémunérées que les autres (hommes). Mais de combien... Ca, c'était difficile de le savoir exactement. A part les informations flagrantes genre "tous les mecs à ce poste disposent d'une voiture de fonction et aucune des 3 femmes n'en a une", quelques allusions / réflexions de nos chers collègues lorsqu'on commençait à évoquer ce sujet nous laissant bien comprendre qu'ils gagnaient mieux que nous, mais pas d'information concrètement tangible. Je m'étais promis qu'un jour je saurais. Et maintenant, je sais. Je sais qu'on me prend bien pour un citron, une pomme ou tout ce que vous voudrez dans le genre.

    A l'occasion du départ désabusé de l'un de mes homologues, j'ai entrepris de lui tirer les vers du nez. Histoire de savoir quelle est encore ma marge de manoeuvre dans les négociations que je mène régulièrement depuis 2 ans avec la direction. Il m'aura fallu une bonne demi-heure. Une bonne demi-heure, la promesse de ne jamais citer ma source mais voilà, le fait est là : mon homologue (qui n'avait d'ailleurs pas les prérogatives nationales qu'on ma confié en cours de route) gagne (enfin gagnait puisqu'il se barre) 50% de plus que moi !!! Et ceci, à ce jour APRES mes deux augmentations de 2007 et 2008 (c'est dire l'écart monumental si on considère mon salaire de départ à l'embauche et le sien !).

    Alors je sais bien que c'est surtout au moment de l'embauche que les choses se jouent et que je ne rattraperais probablement jamais cet écart, que nos profils n'étaient pas tout à fait les mêmes (ceci dit, sur le terrain, nos missions étaient les mêmes et je n'ai pas l'impression qu'il faisait mieux que moi qui me tape en plus des missions nationales qu'il n'avait pas) mais je reste perplexe. Comment une boite peut-elle proposer des salaires si différents pour un même poste ? Tous en région d'ailleurs, même pas l'excuse de la vie parisienne plus chère et blablabla. Et dire qu'à chacune de mes augmentations ma direction me fait les yeux doux et essaie de me faire culpabiliser parce que si on m'augmente de x% c'est d'autant moins de disponible dans l'enveloppe globale pour le reste de l'équipe locale etc...


    Laissez moi rigoler sinon je crois que je vais balancer mon ordinateur par la fenêtre.

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  • A partir d'aujourd'hui, j'essaie de passer en mode light aussi côté boulot. M'arrêter progressivement, je préfère, plutôt que de planter un arrêt maladie du jour au lendemain. Bref, mon boss est très cool à ce niveau (de toute façon, lui aussi préfère que je bosse le plus tard possible même si c'est en mode light !). Donc aujpurd'hui, je bosse depuis chez moi le matin et n'irait au bureau que l'après midi. Demain, je fais l'inverse. Etc...

    Nourriture light, boissons light, boulot light ! La vie devrait être plus légère ainsi non ?

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  • C'est dur d'échouer, mais c'est pire de n'avoir jamais essayé de réussir. Dans cette vie, on n'obtient rien sans effort.



    Théodore Roosevelt.



    A méditer. Mais pour l'instant, ras le bol des efforts. Na.


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