• Réponse à Heaven

    Ta question n'est pas stupide, loin de là. Moi même j'ai été longtemps perdue face à mes sentiments. Je commence à peine à m'y retrouver. A peine. Ce n'est pas évident... J'ai eu si fort l'impression d'avoir trouvé l'homme idéal, le mec parfait, que le jour où je lui ai sorti qu'il valait peut-être mieux qu'on s'arrête là je n'en croyais pas moi-même mes propres oreilles. Parce qu'au début, j'étais presque prête à tout plaquer pour vivre mon histoire avec lui. Je crois l'avoir sincèrement aimé, mais idéalisé aussi certainement. J'étais mal. J'avais besoin d'amour. J'avais envie de croire au prince charmant. Envie de croire aux histoires de contes de fées. Envie de croire que ma moitié, c'était peut-être lui, qui était si près de moi depuis des années, que j'avais envie de connaître depuis si longtemps sans jamais avoir osé franchir le pas... Et le découvrir ensuite, avec toutes ces qualités qui sont celles que tant de femmes recherchent... Y compris moi. C'est vrai qu'il a presque toutes les qualités de l'homme idéal : charmant, intelligent, cultivé, attentionné... L'exact contraire de mon Homme. Alors forcément, j'y ai cru. J'y ai cru très fort.

    Ce qui m'a fait changer d'avis ? C'est aussi la question qui obsède mon Petit Prince... Surtout après tous les moments qu'on a partagé. Je ne sais pas vraiment quel a été l'élément déclencheur. Je l'ai senti. C'est venu tout seul. Il fallait qu'on arrête. J'étais épuisée par cette situation. Cela a duré tout de même 5 mois. Et petit à petit, il devenait de plus en plus exigeant. On se voyait une fois par semaine au départ, puis plusieurs fois par semaine, puis quasiment tous les jours et à la fin, il voulait souvent qu'on se voit plusieurs fois dans la journée. Si je ne pouvais pas, ça le rendait triste et je ne voulais que le rendre heureux (je culpabilisais déjà tellement par rapport à la situation...). Alors je m'arrageais toujours, même quand ce n'était pas facile, pour libérer du temps. Je ne travaillais presque plus, je passais mon temps à courir, à me partager parce que je ne voulais pas non plus que mon Homme se rende compte de quoi que ce soit. Et malgré tout, il faisait de plus en plus souvent ce qu'on appelait ses "crises" (en gros, il faisait la gueule, était cassant avec moi, préférait ne pas me voir et me parler pendant plusieurs jours jusqu'à ce que ça passe). Je comprenais (et comprend) le pourquoi de ces crises. Je sais que lorsqu'on aime, on veut tout de l'autre, tout partager etc. Je faisais mon maximum mais ses crises étaient de plus en plus fréquentes malgré tout... Et la dernière crise qu'il a faite, alors que je m'étais arrangée pour qu'on puisse passer trois jours ensemble, 24h/24... Je ne l'ai pas supportée. J'ai fais ma crise aussi. D'épuisement certainement en grande partie. Mais probablement aussi que ces quelques jours qu'on a partagé fin février m'ont permis de me rendre compte que, dans un quotidien "normal", les choses n'étaient pas aussi fortes entre nous que ce que je l'aurais voulu. Je m'attendais à trois jours passionnels... Et j'ai été inconsciemment un peu déçue. Je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite. Je ne voulais pas l'admettre. Et j'ai du mal à l'admettre encore aujourd'hui. Ce qui m'a déçue aussi, et je sais que ce n'est pas forcément très glorieux de ma part :-(, mais c'est qu'au cours de ces trois jours, il n'a pas réussi à me faire l'amour. Et me donner autant pour une relation sans pouvoir aller jusqu'au bout, ça m'a certainement frustrée. (Il faut préciser qu'on avait eu l'occasion de passer une nuit ensemble en novembre dernier et que, idem, il n'avait pas pu, ce qui m'avait plus touchée qu'autre chose à ce moment là. Je mettais ça sur le compte de l'émotion etc...). Mais j'en avais tellement envie... J'avais tant envie d'un rapport fusionnel. Et là aussi, j'ai fait mon maximum pour le détendre, dédramatiser etc... Je me disais qu'en trois jours, on avait le temps. Que ça viendrait. Je n'ai rien pressé, rien forcé. Mais non. Rien. Enfin, ça a fonctionné plus ou moins une fois, parce que je l'ai fait rire, j'ai pris les choses en main de A à Z et je le rassurais sans cesse. Là aussi, ça m'a épuisé psychologiquement. Faire "comme si" ça n'avait pas d'importance, alors que j'y tenais tant...

    Je sais que ça ne fait pas tout. Mais j'avais envie que nous soyons des amants jusqu'au bout. Envie de sentir son corps sur moi, en moi. Envie de pouvoir me laisser aller complètement dans ses bras...

    Malgré tout ça, je tiens encore aujourd'hui très très fort à lui. Je pense toujours qu'on aurait pu vraiment bien s'entendre si je l'avais rencontré dans d'autres conditions... Mais force est de constater que, même s'il me manque, même si je pense à lui tous les jours... si j'arrive maintenant à dormir, à vivre, sans lui, sans le voir, sans avoir de ses nouvelles (ce qui est le plus difficile), c'est que je me suis trompée. Non pas sur l'intensité de mes sentiments mais sur leur profondeur. Probablement...


  • Commentaires

    1
    heaven
    Mardi 20 Avril 2004 à 08:38
    ah ok...
    je vois... en fait c'est vrai que c'est toi qui a le beau role dans cette histoire. mais bon, dans toutes les histoires il en faut un. En somme, tu cherchais la passion et tu n'as trouve en vous qu'un couple a l'image de celui que tu as deja, sympa, tendre mais peut etre pas aussi passionne que tu l'aurais souhaite (enfin je peux me tromper) Et en plus, si le passage au concret n'etait pas ce que tu esperais, c'est un big turn off. J'imagine bien qu'avec un type que tu idealises totalement et dont tu te sens super amoureuse, tu n'as pas envie que ce soit un bide sous la couette. En fait la morale de cette histoire, c'est peut etre qu'il faut coucher pour revenir a la raison, je ferai bien d'en prendre de la graine...
    2
    Titinette1 Profil de Titinette1
    Mardi 20 Avril 2004 à 10:39
    Le beau rôle
    Mon Petit Prince me le reproche. Il ne cesse de me répéter qu'il a eu le plus mauvais rôle. Je culpabilise énormément. Je ne crois pas que ce soit un problème de coucherie entre lui et moi qui m'ait incité à mettre fin à notre histoire, même si ça a joué son rôle. Je suis toujours en manque de lui d'ailleurs... Mais ça ne pouvait plus durer... On savait dès le départ que ça ne pourrait pas durer éternellement comme ça. Plus j'attendais, plus ça aurait été difficile... Je me suis lancée... Il faut que j'assume maintenant.
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