• J'ai mis de la distance entre lui et moi depuis quelques semaines. Une distance qui m'était indispensable pour reprendre mon souffle, pour profiter de certains moments en famille qui arrivaient et que je ne voulais pas "polluer" par des pensées pour un autre, un parfum sur la peau, une empreinte dans le coeur et le corps qui peut laisser des traces plus ou moins visibles.

    Le lien est distendu. Il est toujours là. Je suis toujours là. Il attend que je retrouve l'envie de le voir. Et je sais que cette envie reviendra.

    Par contre, je crois qu'à part un amour incontrôlable, rare et inexpliqué, un amour qui te tombe dessus sans que tu n'ais le temps de comprendre ce qui t'arrive, un coup de foudre, je ne saurai plus vraiment "être amoureuse". Comme si je l'avais trop été, jeune. Une amoureuse inconditionnelle, une amoureuse permanente, dans le désir d'un autre qui n'a jamais voulu de moi. J'ai connu au moins trois grands amours platoniques, qui ont duré des années et qui n'ont jamais suscité de retour. Je ne les ai pas mal vécu. J'aimais me sentir amoureuse. J'aimais observer cet autre, être dans l'hypothétique espoir qu'il puisse se passer quelque chose, intérpréter les moindres regards, les moindres signes d'attention. J'avais 8 ans, j'avais 12 ans, j'avais 15 ans... Jusqu'au jour où je finissais par me rendre compte qu'il n'y aurait pas de réciprocité, que mon attention se détourne enfin de cet objet de désir pour... en trouver un autre.

    Jusqu'au jour où je suis tombée vraiment raide dingue amoureuse d'un homme avec qui je n'avais rien en commun mais qui m'a aimé aussi. Un homme qui avait 5 ans de plus que moi (15-20 ans). Un homme pour lequel j'ai ressenti les sentiments les plus forts et les plus fous pendant 10 ans. Un homme qui m'a fait pleurer. Beaucoup. Un homme avec qui je n'ai pas partager beaucoup de temps, distance oblige. Un homme que j'ai mis des années à oublier même si je savais que nous n'avions pas grand chose en commun. Quand j'ai enfin tourné la page, j'ai compris qu'aimer n'avait pas de sens. On aime des gens plus fort que tout, des hommes qui n'ont rien pour nous rendre heureuses, mais on les aimes. D'autres hommes ont croisé ma route, sont tombés raides amoureux de moi, mais n'ont jamais réussi à me renverser le coeur.

    Il y a eu ensuite mon mari. Dont je suis tombée amoureuse, et dont j'ai cru que, parce qu'il était enfin un mec normal parmi tous les loosers qui avaient croisé ma route, qu'il pourrait me rendre heureuse. Il ne m'a jamais rendu réellement heureuse, et pourtant, de l'amour entre nous, il y en a eu beaucoup et je crois qu'il y en a encore.

    Et il y a mon autre. Ce double de moi, cet ami, ce confident, ce coach. Mais je me rends compte au bout d'un an que mes sentiments pour lui ne sont pas l'équivalent du raz-de-marée qu'il ressent pour moi. Je n'ai pas envie de construire une "routine parallèle". Je ne veuAx que des moments rares. Des moments d'amour intenses et vrais, mais qui ne sont que des moments suspendus dans le fil de nos vies, des parenthèses magiques. Quand ces parenthèses commencent à avoir un goût de déjà vu, je me lasse. Alors je mets de la distance. Mais peut-être que nous arriverons à trouver le juste équilibre... un jour.


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  • Après l'amour, murmure au creux de l'oreille un "ne me lâche pas" touchant.

    Quelques jours après "j'en ai marre de me battre tout seul. Si tu veux qu'on arrête dis le".

    Je profite de la porte entrouverte sur la discussion pour expliquer que je ne veux pas baisser les bras mais que j'ai l'impression qu'on ne regarde pas dans la même direction et que ça me fatigue. Notamment quand j'explique depuis des années que vivre ici m'est difficile et que j'aimerai qu'on envisage enfin de partir, pas tout de suite, mais que ça peut se programmer en se laissant 4/5 ans devant nous pour nous organiser. Il reste accroché à sa maison "si tu veux partir, autant me le dire tout de suite, que je commence à chercher un deuxième job pour avoir les moyens de garder la maison...".

    De mon côté, je commence à me demander si vivre dans le sud me rendrait heureuse en sachant que si je prends cette option, cela signifiera certes : soleil, famille, retrouvailles de mes deux meilleures amies et mer, mer, mer à proximité. Mais aussi et surtout : séparation, problèmes voire bataille pour la garde des enfants, complications inévitables côté boulot déjà compliqué actuellement, devoir reconstruire un réseau social... Bref repartir de zéro mais aussi m'éloigner de "mon trésor". Même si je suis absolument certaine que lui, serait prêt à m'y rejoindre et que professionnellement, vu ses compétences, il trouverait un job sans problème dans le sud.

    Si je me sentais totalement crazy in love, probablement que je n'hésiterai pas une minute à tenter l'aventure. Mais je me demande, aussi merveilleux que soit cet "autre", si j'en suis amoureuse. Quand je le vois, de loin, dans un contexte professionnel, je l'apprécie. Il m'attire intellectuellement, mais pas du tout physiquement. Et puis, quand il me prend dans ses bras, me parle, me réconforte, me coache, me cajole... Je me sens si bien, tout simplement bien. Quand je suis avec lui, je suis moi-même, et ça fait du bien. Quand je suis loin de lui, je pense à lui, mais je n'ai pas cette sensation de manque, cette boule au ventre de l'envie d'être avec l'autre. Je vis. Ma vie. Je continue ma route en sachant que je le retrouverai dans quelques jours, quelques semaines... Je me dis aussi que nous ne partageons que le meilleur et que nous n'avons pas à affronter la routine. Je me dis qu'au bout du compte, quels que soient les couples, des ombres viennent toujours un jour ou l'autre ternir le tableau. Je m'interroge sur la profondeur ou la superficialité de mes sentiments pour lui...

    Alors, tout raser pour recommencer, est-ce vraiment un choix pertinent ?

    Oser, changer, affronter ses peurs pour devenir plus forte... Oui, je sais. Mais quel bénéfice réel derrière tout ça ? Je crains surtout de ne pas pouvoir partir à cause des enfants, ne pas avoir la force de les éloigner de leur père, et finalement devoir rester vivre ici encore un paquet d'années, en perdant tout ce que j'ai construit. Et si je l'aimais encore un peu ? L'amour peut-il renaître de ses cendres après 20 ans de gougeateries ? Ses nouveaux comportements suffiront-ils à me reconquérir ? Parfois je sens encore un frisson quand il ose la tendresse... Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que je l'aime encore un peu... Un tout petit peu et que peut-être... Nous pourrions être heureux ensemble un jour...

     


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  • J'arrive à peine à y croire, mais... Cela fait bien 10 ans que je bloggue ici. Une énorme tranche de vie déposée là, hors d'atteinte de mes proches, pour remplacer mes vieux cahiers que j'avais l'habitude de remplir et de cacher au fond d'un tiroir...

    Des hauts et des bas (bon ok, j'ai plus tendance à venir partager ici mes bas que mes hauts que je garde plus facilement pour moi).

    Quelques rencontres, mais très peu car je préfère rester anonyme.

    De fidèles lecteurs dont je peine à croire qu'ils puissent s'intéresser à ce que j'écris ici mais qui sont bel et bien là et dont le soutien m'a toujours réchauffé le coeur.

    Quelques commentaires sur le plaisir de me lire et sur la façon dont j'écris qui me touchent plus que tout le reste.

    Et le bonheur pour moi d'avoir un endroit où délivrer sans contraintes et ma tête et mon coeur de tous ces noeuds qui m'embrouillent et me pèsent.

    Merci à tous ceux qui me suivent, à tous ceux qui passent par là, à tous ceux qui reviennent, à tous ceux qui commentent et surtout à tous ceux qui savent me lire sans juger ni ce que je suis, ni ce que j'écris, ni ce que je pense ou ressens...

    A très bientôt à vous tous.

     


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  • Je suis un peu en retrait en ce moment. Aussi bien ici que dans la vie. Je suis en mode "un jour après l'autre". J'essaie de m'ancrer dans "le moment présent".

    Avec "mon autre", je suis entre deux eaux. Quand je le vois, je suis dans un état de bien-être incroyable. Quand je ne le vois pas, j'ai l'impression que tout ça n'existe pas, que je peux vivre sans lui, que je ne suis pas du tout amoureuse, qu'il n'est rien réellement pour moi... Et en même temps, je pense à lui et à ce qu'il m'apporte chaque jour... C'est très curieux...

    Avec mon mari, je n'attends pas grand chose. Il m'a offert un merveilleux voyage qui a du le mettre totalement à sec. Mais partir à l'autre bout du monde dans un paysage paradisiaque, avec un homme qui n'a pas une once de romantisme et de tendresse... C'est comme de simples vacances à la mer. C'était bien. C'était reposant. C'était agréable. Mais je n'en garde pas vraiment de trace "en moi". Et ca me chagrine vraiment. Sincèrement.

     

     

     


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  • Je suis une bonne maman ;

    Une soeur et une fille aimante ;

    Une amie fidèle et tolérante ;

    Une professionnelle exigeante et compétente ;

    Une collégue de travail souriante et empathique ;

    Alors si je ne suis plus tout à fait une épouse parfaite et attentionnée...

    Tant pis.


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