• Depuis quelques mois, j'évite de regarder les informations. Je suis malheureusement d'une nature hypersensible et je pleure trop souvent en regardant les informations. Alors hier, ce n'est qu'en apercevant ces étranges échanges sur mon fil Facebook que j'ai compris qu'il s'était passé quelque chose de grave. J'ai sauté sur le net pour m'informer, pendant que mon fils, sur le canapé d'à côté, jouait à un jeu vidéo. Une vague est montée, les larmes ont coulé et en silence j'ai parcouru les pages de mon ordinateur jusqu'à comprendre que ce que je venais de deviner était bien réel.

    J'ai refermé l'ordinateur. J'ai profité de mes enfants. J'ai pleuré plusieurs fois aujourd'hui encore sans pouvoir maitriser cette vague. Non seulement parce que je suis triste de la mort de ces hommes dont certains nous accompagnent depuis l'enfance comme Cabu, non seulement parce que la liberté de la presse est atteinte, mais aussi parce que j'ai peur de la suite. Peur que derrière tout cela, l'objectif ne soit pas tant de se "venger" de quelques caricatures, fussent-elles provocantes, mais plutôt de provoquer un début de guerre civile, d'être le début de quelque chose de plus grave encore... un prétexte pour diviser le monde et... Je ne sais pas trop, je ressens juste les choses ainsi...


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  • Prendre la vie comme elle vient, un jour après l'autre, une heure après l'autre. Se dire chaque matin "et si c'était ma dernière journée sur terre aujourd'hui.." et profiter de tout, d'un rien... Arrêter de se prendre la tête sur des questions existentielles. Juste vivre ce que la vie me propose de vivre.

    Je vous souhaite à tous une belle et sereine année 2015, pleine de jolies surprises et d'agréables moments, qui mis bout à bout, feront une belle année remplie de souvenirs heureux.

    A bientôt...


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  • J'ai la sensation de me lasser, un peu, déjà... Cet autre amour est en ce moment plus proche de l'amitié amoureuse que de la passion. De mon côté en tous les cas. Pour lui, c'est limpide : je suis la femme de sa vie, nous sommes complémentaires, faits pour vivre ensemble. Et c'est vrai que nous nous complétons bien, que je n'ai jamais rencontré un homme qui me comprenne si bien, qui m'accepte telle que je suis, qui m'apaise autant et avec qui je puisse tout partager.

    Pour autant, ma quête d'amour est aussi synomyme d'émotions, de frissons que je ne ressens que trop peu. Je suis peut-être trop vieille ou trop fataliste ou trop réaliste pour les frissons. Je me suis tellement blindé le coeur ces dernières années... J'essaie de partager cela avec lui. Il répond que je suis ainsi, faite de hauts et de bas et que j'ai probablement besoin de tomber pour remonter, comme sur un grand huit. Ca ne l'effraie pas, car il ne garde que ces moments où nous touchons à la passion.

    En parallèle, j'essaie de trouver un nouveau rythme à la maison, de faire plus de choses pour moi, de profiter plus des enfants... Il y a tout un tas de vieux rêves qui m'ont fait souffrir que j'ai laissé sur la route et qui ne me manquent plus. Notamment au niveau professionnel. Reste à travailler encore sur moi sur le plan personnel. Et même là, je commence à laisser derrière moi cette frustration de vie dans le sud. Probablement parce que j'ai "mon autre" ici. Mais pas que... En ce moment, je n'ai tout simplement plus envie de rien. Les rêves se sont évanouis... Je ne sais pas si c'est vraiment une bonne chose, mais c'est ainsi.

    Quant à l'homme, je sais qu'il ne changera jamais vraiment au fond. Mais il progresse, lentement, très lentement, sur le chemin qui lui permet d'ouvrir son coeur et de partager son amour avec moi au lieu de le garder jalousement. Il n'aura certainement jamais assez de toute une vie pour atteindre le quart de ce que sait déjà m'offrir mon autre. Mais ses efforts me touchent et m'émeuvent parfois.


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  • Il est des jours comme ça, comme celui-ci, comme aujourd’hui… Des jours où ce sentiment diffus d’angoisse m’envahit doucement, discrètement, jusqu’à peser de tout son poids sur mon cœur fatigué. Je ne sais pas pourquoi, quel événement, quel mot en est à l’origine. Je ne sais pas pourquoi maintenant, mais c’est ainsi. Je me lève avec cette curieuse nausée de tout, avec cette lassitude collante dont je ne sais comment me défaire. Elle est là. J’essaie de sourire, mais j’ai envie de pleurer. Je regarde le verre à moitié plein, mais je ne le vois pas vraiment. J’essaie de me réjouir du moindre détail heureux, mais la pluie, le gris et la fatigue me harcèlent.

    Peut-être parce que dés que j’essaie d’être simplement moi, ça ne colle pas. Dire ce que je suis, ce que je pense, ce que je ressens en contradiction avec ses attentes, provoque systématiquement une attitude agressive de sa part que j’ai du mal à supporter. Avouer que, oui, les travaux actuels ne m’intéressent pas. Et alors ? Seul le résultat compte et je n’ai plus envie de faire semblant de m’enthousiasmer d’une journée entière passée à déverser des seaux de béton dans des trous. Pour lui, c’est renier ses efforts. Pour moi, c’est juste en avoir assez de tout ça et vouloir concentrer mon attention sur autre chose « en attendant que ça se termine enfin », si ça se termine un jour, ce dont je commence sérieusement à douter.

    Je regarde ma vie et je me sens au bord du précipice. Faut-il continuer ainsi ? La récompense de tous ces efforts, ces années de sacrifices viendra t’elle enfin ? J’idéalise certainement. La vie dans le genre « petite maison dans la prairie » n’est de toute façon pas vraiment faite pour moi, bien que je l’appelle de tous mes vœux, parce que c’est un modèle auquel je suis attaché, ancré dans ma peau, dans ma tête. Et pourtant en parallèle, j’entends le chronomètre tourner, l’horloge afficher les heures, les jours, les années qui défilent, gâchée à attendre en vain un tas de choses auxquelles j’ai fini par renoncer. Se dire que toutes ces choses existent pourtant, sont possibles peut-être, mais qu’il faudrait pour cela faire encore des sacrifices, franchir de nouvelles barrières, s’affranchir du poids des convenances… pour n’être pas certaine de trouver au bout de tout cela ce que j’espère vraiment. Alors à quoi bon ? Mon angoisse est là. Elle se balance entre deux mondes, deux vies, deux envies contraires. Vivre un bout des deux, mais aucune à fond, au fond, ce n’est peut-être pas la meilleure solution…


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  • Prévoir une séance de hammam avec une copine un mois avant pour que l'homme soit disponible pour garder les enfants. Se retrouver finalement avec les beaux-parents dans les pattes puisque l'homme a du aller jouer au foot (alors qu'il est censé avoir arrêté et ne faire que quelques matchs pour dépanner. Pas de bol, ce samedi, il fallait "dépanner"). Se confronter à un mur d'incompréhension quand je dis que cela ne me convient pas. "Pourquoi donc puisque je ne t'empêche pas d'y aller, je me débrouille pour que les petits soient gardés non ?".

    Profiter de nos soins, mais culpabiliser ensuite de prendre un peu plus de temps que prévu pour faire quelques boutiques avec ladite copine. Rentrer et gérer les deux enfants qui s'excitent. Ruminer un petit coup et perdre tout le bénéfice de ce moment de détente en quelques minutes. Recommencer... C'est un enfer ou bien c'est moi qui exagère ?


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