• Cette nuit, j'ai bien senti l'Homme tourner et retourner dans tous les sens. Voilà des mois qu'il a perdu le sommeil et qu'il s'inquiète. Perturbé, comme je l'ai été. Oui. Un temps, je me disais "tant pis pour lui". Aujourd'hui, je trouve que cela dure un peu trop et je n'ai pas envie de le rendre malheureux.

    Dans un échange trés bref de mails ce matin, il répondait un "Merci pour ce joli message, même si je me pose encore beaucoup de questions, je t’aime très fort et je suis très heureux d’avoir une femme comme toi." Et ce petit mot m'a mis les larmes aux yeux.


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  • J'aime le savoir là, tout près, sans être là vraiment. Prêt à bondir pour un baiser. Son existence en parallèle de la mienne m'apaise. Je sais qu'il est là, qu'il compte pour moi. Mais je n'arrive pas à lui donner une vraie place, celle qu'il attend. A la maison, je jongle entre mes sentiments d'indifférence, d'angoisses, et de plaisirs partagés en famille. Je n'arrive pas à renoncer à tout ça, après tant d'années de sacrifices, de concessions... Je me recentre sur des plaisirs simples. Je suis (presque) heureuse quand je sais que je vais passer la soirée ou l'après-midi seule pour cause de foot ou d'autre chose. J'en profite pour lire, surfer, prendre un bain, m'occuper de moi.

    De temps en temps, mon esprit se pose et s'interroge. Faut-il laisser la vie couler ainsi ? Si je ne suis jamais partie, c'est que "tu n'es pas prête pour ça et ne le sera peut-être jamais" m'a soufflé une amie. Je cherche l'équilibre. Parfois je le trouve. Parfois tout dégringole. Ma force, ce sont mes bouts de chou. Parfois, c'est l'homme qui s'interroge car il ne me sent plus totalement LA. Je vis à ses côtés aujourd'hui comme j'ai eu le sentiment qu'il vivait à mes côtés toutes ces années où je passais toujours après tout le reste. Maintenant, j'essaie de penser à moi avant tout, juste après les enfants s'entend.

    Imposer à l'autre ce qui nous a fait souffrir si longtemps, je sais, c'est pas une solution. Mais je ne fais pas EXPRES. Je n'arrive juste plus à faire autrement. Et j'avoue que parfois, lorsqu'il s'en plaint, j'ai presque envie de rire en pensant que moi aussi j'ai vécu ça et que ça l'a laissé totalement indifférent toutes ces années. Alors je ne vois pas pourquoi, ni comment sa "souffrance" devrait me toucher. Tout comme la mienne l'a laissé indifférent tout ce temps.

    C'est curieux la vie.

    Allez, je pars profiter de ma solitude pour bouquiner un peu avant que la dernière ne se réveille de sa sieste.

    A bientôt...


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  • A la question :
    "Quand faut-il partir ?"


    Le Dalaï Lama répond invariablement :
    "Quand la somme des souffrances est supérieure à la somme des bonheurs."




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  • Depuis quelques mois, j'évite de regarder les informations. Je suis malheureusement d'une nature hypersensible et je pleure trop souvent en regardant les informations. Alors hier, ce n'est qu'en apercevant ces étranges échanges sur mon fil Facebook que j'ai compris qu'il s'était passé quelque chose de grave. J'ai sauté sur le net pour m'informer, pendant que mon fils, sur le canapé d'à côté, jouait à un jeu vidéo. Une vague est montée, les larmes ont coulé et en silence j'ai parcouru les pages de mon ordinateur jusqu'à comprendre que ce que je venais de deviner était bien réel.

    J'ai refermé l'ordinateur. J'ai profité de mes enfants. J'ai pleuré plusieurs fois aujourd'hui encore sans pouvoir maitriser cette vague. Non seulement parce que je suis triste de la mort de ces hommes dont certains nous accompagnent depuis l'enfance comme Cabu, non seulement parce que la liberté de la presse est atteinte, mais aussi parce que j'ai peur de la suite. Peur que derrière tout cela, l'objectif ne soit pas tant de se "venger" de quelques caricatures, fussent-elles provocantes, mais plutôt de provoquer un début de guerre civile, d'être le début de quelque chose de plus grave encore... un prétexte pour diviser le monde et... Je ne sais pas trop, je ressens juste les choses ainsi...


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  • Prendre la vie comme elle vient, un jour après l'autre, une heure après l'autre. Se dire chaque matin "et si c'était ma dernière journée sur terre aujourd'hui.." et profiter de tout, d'un rien... Arrêter de se prendre la tête sur des questions existentielles. Juste vivre ce que la vie me propose de vivre.

    Je vous souhaite à tous une belle et sereine année 2015, pleine de jolies surprises et d'agréables moments, qui mis bout à bout, feront une belle année remplie de souvenirs heureux.

    A bientôt...


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