• Lutte interne

    Je devrais être heureuse. Je reviens d’un week-end en famille, bons petits plats, douceur de vivre et tutti quanti. Pourtant je suis d’humeur morose ce matin.

    Hier, j’étais mal. Une colère sourde. Une rage au fond de moi. Parce ce que c’est difficile avec mon fils en ce moment. Parce que je n’arrive plus à gérer. Parce que je suis en colère contre nous. Persuadée que ses difficultés scolaires et la bulle dans  laquelle il se met n’est qu’une réaction à un environnement hostile, tendu, depuis des années. Je me suis baffée. Je me suis mordue. J’ai claqué des portes pour évacuer cette colère qui bouillonne. C’est difficile de prendre sur soi, de l’accompagner pour faire ses devoirs dans le calme alors que chaque exercice semble être une torture pour lui et se transforme en torture pour nous.

    On a déjà fait le tour de tout un tas de spécialistes il y a un an et demi. Aucun problème détecté. Mais les difficultés persistent. Re-convocation par la maîtresse et c’est reparti pour un tour des rendez-vous chez les spécialistes. Après la psychologue scolaire, la pédopsychiatre, la psychomotricienne, l’orthoptiste… il va falloir maintenant se rendre chez un ergothérapeute et prendre rendez-vous chez un neuro-pédiatre. Je mettrai toute l'énergie qu'il faudra pour l'aider. Mais je m'y épuise aussi...

    A cela s’ajoute ma « grève du sexe » auprès de l’homme. Marre qu’il ne m’approche que lorsqu’il a envie alors que le reste du temps, il passe à côté de moi comme si j’étais un simple camarade de chambrée. Et puis, depuis quelques mois, je me comporte avec lui comme lui se comporte avec moi depuis toujours. C’est-à-dire que je pense à moi d’abord et que je ne vais plus me coller à lui en quête d’un peu d’affection. Evidemment, c’est pour lui la démonstration que j’ai  quelqu’un d’autre dans ma vie. Et encore une fois hier soir, il me balance à 23h, alors que je suis déjà à moitié endormie et pas du tout en état pour entamer une discussion de fond, que si j’en ai marre de lui, je n’ai qu’à partir.

    Pourtant ce week-end, je suis peut-être la seule à avoir remarqué que, pendant le brunch familial, tous les couples – des plus jeunes aux plus anciens, s’étaient mis côte à côte. Seul mon homme s’était assis d’un côté et moi de l’autre. Observer les regards et les mains qui frôlent, alors que nous étions comme deux électrons libres… Ca m’a fait de la peine. Et puis après, j’ai pris sur moi, et j’ai continué à profiter de ma journée, comme s’il n’était pas là. Sans me soucier plus de lui qu’il ne se souciait de moi.

    Alors voilà, ce matin, j’ai le moral dans les chaussettes. Mais ça va passer. Parce que seule la santé compte. Et tout le monde est en bonne santé. Quand la santé va. Tout va. Alors… Ca va bien non ?


    6 commentaires
  • Citation du jour...

    « Quand on a rien à perdre, on devient courageux.
    Nous sommes timides quand
    on s'accroche encore à quelque chose. »
    Carlos Castaneda


    5 commentaires
  • 2017... so what ?

    2016 fut remplie de défis professionnels. Un nouveau boulot, de nouvelles personnes à convaincre, de nouveaux challenges à relever… et une intervention en tant que prof pour clôturer l’année sur une nouvelle expérience enrichissante.

    J’ai mis ma vie un peu entre parenthèses durant ces 12 mois, vivant mon quotidien comme un duo en colocation, voyant beaucoup moins « mon autre » et mes copines. Un rythme effréné, noyée sous les objectifs à atteindre, les nombreux déplacements aux quatre coins de la France et la gestion de la maison, des enfants, sans laisser tomber pour autant mes activités qui sont mes seules respirations. J'ai beaucoup couru.

    Que me réservera 2017 ? Mon horoscope prédit un « virage sentimental entre avril et mai ». Peut-être. Ou pas. Malgré ses coups de gueule réguliers (pour ne pas dire quotidiens) et surtout les crises entre lui et mon fils qui me rendent malade, je n’arrive toujours pas à me projeter définitivement sans mon mari… Difficile pour moi de renoncer à cette « vie de famille » pour laquelle j’ai tant sacrifié. Ca me fait terriblement peur de me retrouver seule, ici, où je suis isolée de ma propre famille et de mes amies. Ca me paralyse.

    Pour autant, je continue à mettre de l’argent de côté. J’ai enregistré le numéro d’une avocate spécialisée sur mon mobile. J’ai mis une alerte sur un site d’appartements à louer pour rester en veille sur un potentiel logement qui pourrait rentrer dans mon budget sans trop réduire la qualité de vie des enfants. Rien pour l’instant. Mais le jour où je serai prête (si je le suis un jour comme diraient certaines ;-)), la bonne annonce arrivera. J’en suis certaine. Je fais un travail de projection mentale. Je sais que je suis capable d'y arriver, de m'organiser et de m'assumer seule. Il faut juste que je sois sûre de moi à 300% si je me lance. Il n'y aura pas de retour en arrière cette fois.

    En attendant, l’engagement que je prends auprès de moi-même est de prendre un peu plus soin de moi cette année. J’ai un peu mis aussi mon apparence de côté (à part côté vestiaire) et je vais faire un effort pour me dégager à nouveau du temps pour m’occuper un peu de moi, me faire les ongles, des gommages, me badigeonner de crème, me chouchouter un peu quoi. Parce qu’à vrai dire, pendant toute cette année, je n’ai pas dû mettre les pieds une seule fois chez l’esthéticienne et je n’ai pas fait de mal à mes tubes de crèmes qui dépérissent au fond du placard de ma salle de bains.

    Me chouchouter. Et chanter encore plus. Parce que ça embellit mon quotidien et que cela me procure beaucoup de joie.

    Belle année 2017 à tous ceux qui passeront par là.
    A bientôt.


    8 commentaires
  • Questions d'enfant

    "Dis maman, pourquoi quand papa il crie, des fois, tu pleures  ?"

    ...


    3 commentaires
  •  

    Au bord de la crise de nerfs

    Au bord de la crise de nerfs. Disons même que ça y est, je suis en pleine crise de nerfs.  A fleur de peau depuis plusieurs jours, je dors mal. Très mal. Une accumulation de choses. Des personnalités agressives à gérer au quotidien au boulot, un gros dossier sur lequel on m'attend au tournant et un timing trés serré pour y arriver, une absence à venir validée par ma chef mais que je n'ai pas pu annoncer à mon responsable opérationnel tant je sens bien que m'absenter alors que nous préparons un gros projet ne va pas passer (mentir par omission me fait me réveiller la nuit, je vais devoir lui en parler même si ce ne sont que deux petites journées et vu sa réaction sur un autre sujet du même genre il y a quelques jours, je sais déjà que ça va mal se passer), un voyage qui tombe mal (d'où mon absence) et que je n'ai pas du tout envie de préparer, des cours à donner au pied levé et je n'ai pu avancer que sur les 4 premières heures (faut que j'en ponde 33).

    Une ambiance "colocataire" à la maison dont je finis par m'accomoder.

    Un amoureux dont je ne me sens pas amoureuse en ce moment. Et les doutes qui dansent et tournent dans ma tête.

    Alors ce soir, seule avec les enfants qui n'écoutent rien et qui, pire, rient quand je les gronde, j'ai craqué. J'ai hurlé pour qu'ils arrêtent et qu'ils écoutent enfin, qu'ils cessent de se chamailler pour un rien, qu'ils arrêtent de se foutre de moi quand je leur demande de faire quelque chose ou tout simplement de se taire.

    Je ne suis pas fière de moi.

    Je suis excessivement fatiguée.

    Je ne sais plus par quel bout prendre les choses.

    Je sais que  je peux y arriver. Je peux y arriver. Mais à quel prix...

    Je m'accroche parce que je sais que c'est un moment important professionnellement. Mais je ne suis pas du tout au mieux de moi-même. Au contraire.

    Alors ce soir ici, je profite de MON espace pour lâcher un peu. Pleurer un bon coup.

    Je pleure et je ne sais même pas vraiment pourquoi.

    Quatre jours à la maison, en famille, avec le mari et les enfants, la maison à gérer et le boulot qui s'accumule, c'est semble t'il beaucoup trop pour moi.

    Bonne nuit à tous.

     


    10 commentaires