• Déboussolée

    Ce matin, je n'avais qu'une envie, programmer un week-end avec mon autre. Il y a quelques jours mon autre avait repéré un appartement, prévu de parler à sa femme ce week-end et me redisait à quel point il m'aimait.

    Ce matin, c'est par mail qu'il m'informe que la discussion avec sa femme l'a chamboulé, a permis de lever plein de non dit et qu'il n'a pas pu lui dire non quand elle lui a demandé de leur donner une dernière chance. Que si on doit se retrouver, on se retrouvera etc...

    Ce matin, un notaire est venu visiter la maison pour l'estimer. J'étais bouleversée et mon mari, lui, ne bronche pas. Son attitude me déstabilise. Son soulagement me transperce le coeur. Il a l'air plus déterminé que jamais.

    Besoin de prendre du recul avec tout ça moi...

     


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    This is the end...

     

    Ce que je n'ai jamais réussi à dire, ni à faire, pour pleins de raisons qui sont les miennes... a fini par arriver. Pourtant je l'ai quitté plusieurs fois. Toujours il est revenu vers moi pour me convaincre que non, il fallait continuer. Et nous avons continué. 24 ans durant.

    Cette fois, c'est lui qui a pris son courage à deux mains pour le dire. Dire ces mots que j'ai si souvent eu sur le bord des lèvres. Le constat est de toute façon le même, chacun de notre côté. Nous n'arrivons plus à partager autre chose que des disputes. Nous n'arrivons pas à sortir de notre posture d'attente. Chacun attend que le miracle vienne du comportement de l'autre. Et le miracle ne vient pas. C'est un cercle vicieux.

    Pour la première fois depuis des années nous avons parlé en paix. Sans nous agresser. Sans nous faire de reproches. Et j'ai retrouvé là "le mec bien" que j'avais épousé en 2003.

    Après le court moment de soulagement, j'ai traversé durant une semaine un ouragan dans mon coeur. Je me suis sentie totalement perdue, effrayée, terrorisée même par la suite. J'ai beau me dire que ça fait 20 ans que j'ai la conviction que nous ne sommes pas réellement faits l'un pour l'autre, je suis malgré tout terriblement triste... Cette fois, c'est bel et bien terminé.


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  • Résultat de recherche d'images pour "coeur serré"

    Allez savoir pourquoi, peut-être le printemps, peut-être l'approche de quelques jours de vacances... J'étais plutôt de bonne humeur en ce moment à la maison. Me projetant dans ces quelques jours à passer ensemble, me disant que peut-être on pourrait arriver à enfin partager quelque chose de sympa et d'agréables en famille.

    C'était sans compter sur les humeurs du mari... Quand ce n'est pas l'un qui ne va pas très bien, c'est l'autre. Nous sommes rarement en phase... Il faut dire que ma "grève" lui pèse. Beaucoup. Du coup, il rumine, il réfléchit, il imagine plein de choses (certes qui ne sont pas vraiment fausses allez vous me dire).

    Du coup (bis), échanges lapidaires un soir et état semi-depressif pour moi le lendemain. Difficile de sortir de ce cercle vicieux. Et quand je me dis qu'il serait temps de partir, je fais un cauchemard où je rêve que je le perds; je le vois avec la nounou recréer une famille et ces images me font terriblement de la peine.

    Et le poids, la tristesse et le sentiment de malaise que ces images m'ont laissé cette nuit me suivent et me poursuivent au fil des heures de cette journée qui n'en finit plus de me peser...

     


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  • Sometimes cocooning is just boring...


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  • C'est Rousseau qui le dit...

    "Quand on est déterminé à rompre avec une personne qu’on a aimée, il ne faut point réfléchir ni sur sa résolution, ni sur les motifs qui engagent à la prendre : il faut s’occuper de toute autre chose que de ce qui à rapport à l’objet aimé. Cette division affaiblira la passion et donnera du courage et des forces pour la vaincre entièrement et sans retour. On n’est radicalement guéri que quand on ne désire et qu’on ne craint plus rien à cet égard."

     

    Rousseau


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