• Angoisses

    Au boulot, j'arrive un peu mieux à contenir mes émotions qu'au début. Dés qu'une pensée m'assaille, j'essaie de la chasser du mieux que je peux. Je tente de rester concentrée. J'ai perdu presque 3 semaines à trainer et vu la masse de travail qui s'accumule il faut vraiment que je me reprenne.

    A la maison, quand je rentre, mes angoisses refoulées explosent. Hier soir je me suis emportée quand il a une fois de plus dit "mais si tu veux partir vivre à lyon,vas-y. Mais les enfants resteront ici". Ca me met hors de moi. Vais-je être obligée de passer les 15 prochaines années de ma vie enchaînée par les enfants ici juste parce qu'il faut privilégier la garde alternée ?

    Et puis je sens bien qu'il n'attend qu'une chose, c'est que je sois partie, pour vivre enfin son histoire avec une autre. Cette autre, je suis persuadée que c'est la nounou. Il fait des recherches sur le net avec son nom pour trouver des photos, il lit des articles du type "les sms comme preuve dans un divorce", il vient de s'acheter de nouveaux caleçons, se rase le torse et le bas, il a été surpris quand je lui ai dit qu'elle m'avait demandé de lui donner un jour pour garder notre fille comme si c'était étrange pour lui qu'elle se soit adressé à moi...  (en réalité, c'est moi qui ai lancé la conversation texto). 

    Il a d'ailleurs encore une fois emmené ses enfants ce soir avec mon fils pour voir un match de foot. Que ne ferait il pas pour lui plaire et plaire à ses enfants ? Et moi, je vais devoir subir leur bonheur et le prendre en pleine face en habitant un pauvre appart' à deux pas de MA maison ?

    Je suis fatiguée.. vraiment fatiguée de cette vie.


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  • Emotions contraires

    Nous avions une semaine de vacances en famille, tous les 4. Pour éviter d’avoir à se regarder dans le blanc des yeux toute la semaine et pour permettre aux enfants de s’aérer un peu, nous sommes partis une journée et une nuit dormir dans une « cabane ». Une smartbox que nous avions gagné l’an dernier à la fête de l’école. Je tenais absolument à ce qu'on en profite tous ensemble.

    Durant ces quelques heures, j’ai profité de chaque minute avec mes enfants, de « ma famille ». J’avais le cœur lourd. A plusieurs reprises, dès que les enfants s’éloignaient, mes yeux se remplissaient de larmes. Je n’arrêtais pas de me dire « nous sommes en train de passer notre dernier week-end en tant que famille unie, tous les quatre ensemble ». C'était difficile, mais je ne le regrette pas. Même si mon mari n'a pas été très enthousiaste.

    Puis nous sommes descendus tous ensemble dans ma famille dans le sud, pour y laisser les enfants pour la seconde semaine de vacances. Là, c'est mon mari qui a ruminé pendant trois jours à se dire que c'était son dernier week-end avec nous tous.

    Durant ces 10 jours, d’un week-end à l’autre, je suis passée par toute la palette des émotions. Un coup désespérée de perdre ce pour quoi j’ai dépensé tant d’énergie, un autre moment soulagée de pouvoir enfin envisager une autre vie pour sortir de ce cercle infernal de frustrations et de déceptions. Et nous étions systématiquement en décalage avec mon homme. Quand j'allais bien, il était bougon et renfermé sur lui-même, quand j'étais mal, il était presque joyeux ou tout au moins indifférent.

    Même si je sais bien que je ne l’ai pas ménagé du tout ces 4 dernières années et que cela ne pouvait pas se terminer autrement, j e suis encore profondément triste de sentir le désamour de mon mari. Le sentir presque pressé de me voir partir, le voir me demander tous les soirs si les appartements que je visitais convenaient ou pas... tenir le discours du " je suis certain qu'on s'entendra bien mieux en tant qu'amis qu'en tant que couple"... Même s'il a probablement raison, moi j'ai besoin d'encore un peu de temps pour digérer tout ça..

    Ceci étant, j'avance aussi de mon côté. Et j’ai enfin trouvé un appartement à louer, tout près, qui me plaît et dans lequel j’arrive à me projeter. C’est à ces images là que je me raccroche. A l’impatience d’aménager pour nous trois un nouveau cocon. Si tout se passe bien et si la signature du bail se confirme, ce sera pour juillet.

    En attendant, nous continuons la ronde des avocats, des visites de la maison pour la faire estimer, la discussion autour de qui garde quoi… Quand je pense que cela fera tout juste un mois demain que nous avons pris cette décision. Tout cela me semble aller très très vite…Trop ?


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  • Désamour

    La vie qui s'écroule. Voir tout doucement se déliter tout ce qui faisait mon quotidien. Plus de mari, plus d'amant et bientôt plus de maison... Double rupture. Double peine. Je l'ai bien cherché allez vous me dire. Oui. C'est vrai. Il ne faut pas que j'oublie tout ce qui m'a conduite à en arriver là. Il ne faut pas que je regrette que mon mariage se termine alors même que dés le début je n'étais pas heureuse. Il ne faut pas que je regrette que mon amant se soit débiné. C'est qu'il n'en valait pas la peine.

    Mais c'est dur. Tellement dur à encaisser tout ça à la fois. C'est difficile tout ce désamour d'un coup d'un seul qui vous saute en pleine figure.

    Et encore ce n'est rien. Ce n'est que le début. Je n'ai pas encore affronté l'annonce aux parents et surtout... aux enfants. Mes petits coeurs, mes amours... leur vie va être bouleversée. Plus rien ne sera jamais comme avant...

    Je vous entends me souffler "tant mieux". Et vous n'avez pas tort. J'espère juste que cet "après" sera mieux et pas pire encore.


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  • Désert affectif : la traversée démarre

    3 jours de silence à peine. Mon autre me manque déjà. Je sais qu'il a raison et qu'il vaut mieux que je vive cette épreuve sans lui pour arriver à me centrer sur moi, mes émotions, mes besoins... mais il me manque quand même. Et je reste déçue par la forme. Même si je sais qu'il n'avait pas le choix. En face à face, il n'aurait jamais pu me dire adieu. Jamais. Si vous aviez vu son regard et son émotion vendredi dernier à l'évocation de notre week-end à Marseille de 2013...

    S'il m'aime autant qu'il l'a dit, il reviendra. Sa loyauté envers sa femme malade ne tiendra peut-être pas non plus pendant des années. Mais je me trompe peut-être... Peut-être que c'est réellement définitivement terminé. Peut-être qu'il n'aura jamais le courage de la laisser. Peut-être qu'il ne voudra jamais passer auprès de ses enfants pour un père qui abandonne lâchement leur maman régulièrement hospitalisée.

    En attendant d'y voir plus clair dans ma tête, dans ma vie et dans mon coeur, je sais que je vais entamer une traversée du désert affectif... Et je vais avoir besoin de votre soutien, vous qui êtes dans l'ombre depuis des années. C'est le moment ou jamais de laisser de temps en temps un petit mot par ci par là...


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  •  

    ...pathétique.

    Je n'ai qu'un mot...

    Jamais je n'aurais pu imaginer que cet autre si enflammé serait capable de mettre un terme à notre relation ainsi, par un simple mail, trés cérébral, dénué de toute émotion. Lui qui me disait des larmes dans les yeux qu'il n'avait jamais été aussi amoureux d'une femme, lui qui me disait "Tu as en toi quelque chose que la plupart des gens n'ont pas. Je le sens tellement fort...", lui qui me disait être convaincu que nous terminerions nos jours ensemble, que j'étais la femme de sa vie, qu'il ne pouvait plus imaginer une seconde passer sa vie sans moi, qu'il ne me ferait jamais de mal. C'est raté.

    Même si je comprends le fond de son message, je ne comprends pas la façon. 

    Je suis terriblement déçue. Et triste. Et en colère aussi. Contre lui. Contre moi. Contre la vie.


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