• Il y a...

    Il y a des jours où je me dis que c'est la meilleure des solutions, qu'il ne pouvait pas en être autrement et que ce sera mieux après.

    Il y a des jours où je suis pressée de le voir partir et d'autres où je suis profondément triste de voir s'envoler ma vie de famille.

    Il y a des jours où je suis presque bien et des matins, comme aujourd'hui, où je vomis d'angoisse et de regrets mon petit-déjeuner.

    Il y a des jours où je me dis qu'on aurait pu être heureux tous ensemble et d'autres où je me dis que je ne l'aurais jamais vraiment été.

    Il y a des jours où je me dis que de toute façon, je ne croirais plus jamais en l'amour.

    Il y a des jours, des hauts, des bas, des nuits sans sommeil, des angoisses, des espoirs, des peurs, des envies d'ailleurs, de soleil et d'amour.

    Il y a des jours où je pense à mon autre et où je chasse son image aussitôt. Parce que trop, c'est trop.

    Il y a des jours où je me dis que je vais me battre et d'autres où je crains cette guerre qui m'attend...

     

     


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  • Ma conscience me travaille...

    Sur les conseils des deux avocats consultés à ce jour, si je veux être potentiellement libre de mes mouvements, je ne dois absolument pas céder à la mode de la garde alternée. Les deux le confirment. C'est me mettre une chaîne au pied. Les juges reviennent rarement sur le mode de garde qui a été acté au départ.

    Je me pose beaucoup de questions car si je suis leurs conseils, je sais que je vais entrer dans une guerre sans merci. Je culpabilise d'avance de cette revendication qu'il ne va pas manquer de trouver profondément égoïste et qu'il va vivre comme une trahison puisqu'au départ j'étais d'accord sur ce principe. Mais je ne savais pas qu'on ne pourrait pas revenir en arrière. Et rester ici encore 15 ans au moins jusqu'au bac de la petite dernière... Je ne pourrais certainement pas (à moins de rencontrer un prince charmant ici qui me fasse oublier tout le reste...).

    Moins égoïstement, je trouve aussi que balader les enfants une semaine sur deux d'une maison à l'autre, ce n'est pas forcément ce qu'on fait de mieux non plus.

    En revanche, si j'ai la garde principale, et tant que je reste ici, c'est aussi mettre ma vie professionnelle de côté. Je ne pourrais plus en effet assumer mes nombreux déplacements.

    Du coup, je me demande s'il ne vaudra pas mieux carrément partir dans le sud... avec mes enfants, près de ma famille, retrouver le soleil... Mes deux directeurs me l'ont confirmé. Une mutation est possible...

     


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    L'avenir est un choix... complexe.

    Je me sens perdue. Mes émotions se bousculent et m’empêchent de réfléchir. Dans la foulée de notre décision j’ai recherché un appartement, j’en ai trouvé un parfait dans lequel j’arrive à me projeter (c’est bien le seul sur une dizaine de produits que j’ai pu voir) et je dois signer le bail cette semaine. Mais mon  avocate me mets en garde et me demande de ne rien précipiter. Pourtant le propriétaire vient de me relancer et je ne vais pas pouvoir faire durer le suspense plus longtemps.

     

    Je n’arrive pas encore à cerner ce que je veux vraiment faire :

     

    Partir avec mes deux enfants, en avoir la garde exclusive et être libre de vivre où je veux ? Mais les priver d’un père qui s’occupe bien d’eux, devoir tout gérer toute seule et frustrer mes enfants, être en guerre avec mon futur ex-mari etc… ?

     

    Rester et prendre un appartement comme convenu lui laisser racheter la maison, être dans des relations cordiales avec mon futur ex-mari, reconstruire ma vie, mais devoir supporter de passer à côté de mon ex « chez moi » tous les jours, risquer de voir une autre y habiter et se trouver confrontée au tableau de mon ex-mari, dans mon ex-maison, avec sa « nouvelle femme » et MES enfants ? Et potentiellement être bloquée ici pendant des années car aux dires de l’avocate, les juges privilégieront sans doute le confort des enfants en les laissant demeurer dans la maison  familiale, dans leur environnement etc… plutôt que de m’en donner la garde si je fais le choix de partir.

     

    Ou bien rester ici et garder la maison et la garde alternée des enfants ? Ce qui veut dire entrer en guerre avec mon mari qui n’envisage pas une seconde que je rachète ses parts, devoir gérer une maison immense toujours « inachevée » et un jardin, mais garder mes repères, ne pas tout perdre et pouvoir maîtriser cet « environnement familial »…

     

    Ou bien demander simplement l’attribution de la maison, sans la racheter ? En rester tous les deux propriétaires, et continuer à l’habiter quelques mois jusqu’à ce que j’y vois plus clair ?

     

    Tout cela est très difficile. Je n’arrive pas à cerner ce que je dois faire. J’ai pris RDV avec mon avocate vendredi en espérant qu’elle arrive à m’éclairer sur ce qui est le mieux pour mon avenir. Car j’ai bien conscience que mes choix d’aujourd’hui auront un impact sur ma vie de demain et je n’ai pas envie de me tromper encore…

     

     

     


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  • Angoisses

    Au boulot, j'arrive un peu mieux à contenir mes émotions qu'au début. Dés qu'une pensée m'assaille, j'essaie de la chasser du mieux que je peux. Je tente de rester concentrée. J'ai perdu presque 3 semaines à trainer et vu la masse de travail qui s'accumule il faut vraiment que je me reprenne.

    A la maison, quand je rentre, mes angoisses refoulées explosent. Hier soir je me suis emportée quand il a une fois de plus dit "mais si tu veux partir vivre à lyon,vas-y. Mais les enfants resteront ici". Ca me met hors de moi. Vais-je être obligée de passer les 15 prochaines années de ma vie enchaînée par les enfants ici juste parce qu'il faut privilégier la garde alternée ?

    Et puis je sens bien qu'il n'attend qu'une chose, c'est que je sois partie, pour vivre enfin son histoire avec une autre. Cette autre, je suis persuadée que c'est la nounou. Il fait des recherches sur le net avec son nom pour trouver des photos, il lit des articles du type "les sms comme preuve dans un divorce", il vient de s'acheter de nouveaux caleçons, se rase le torse et le bas, il a été surpris quand je lui ai dit qu'elle m'avait demandé de lui donner un jour pour garder notre fille comme si c'était étrange pour lui qu'elle se soit adressé à moi...  (en réalité, c'est moi qui ai lancé la conversation texto). 

    Il a d'ailleurs encore une fois emmené ses enfants ce soir avec mon fils pour voir un match de foot. Que ne ferait il pas pour lui plaire et plaire à ses enfants ? Et moi, je vais devoir subir leur bonheur et le prendre en pleine face en habitant un pauvre appart' à deux pas de MA maison ?

    Je suis fatiguée.. vraiment fatiguée de cette vie.


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  • Emotions contraires

    Nous avions une semaine de vacances en famille, tous les 4. Pour éviter d’avoir à se regarder dans le blanc des yeux toute la semaine et pour permettre aux enfants de s’aérer un peu, nous sommes partis une journée et une nuit dormir dans une « cabane ». Une smartbox que nous avions gagné l’an dernier à la fête de l’école. Je tenais absolument à ce qu'on en profite tous ensemble.

    Durant ces quelques heures, j’ai profité de chaque minute avec mes enfants, de « ma famille ». J’avais le cœur lourd. A plusieurs reprises, dès que les enfants s’éloignaient, mes yeux se remplissaient de larmes. Je n’arrêtais pas de me dire « nous sommes en train de passer notre dernier week-end en tant que famille unie, tous les quatre ensemble ». C'était difficile, mais je ne le regrette pas. Même si mon mari n'a pas été très enthousiaste.

    Puis nous sommes descendus tous ensemble dans ma famille dans le sud, pour y laisser les enfants pour la seconde semaine de vacances. Là, c'est mon mari qui a ruminé pendant trois jours à se dire que c'était son dernier week-end avec nous tous.

    Durant ces 10 jours, d’un week-end à l’autre, je suis passée par toute la palette des émotions. Un coup désespérée de perdre ce pour quoi j’ai dépensé tant d’énergie, un autre moment soulagée de pouvoir enfin envisager une autre vie pour sortir de ce cercle infernal de frustrations et de déceptions. Et nous étions systématiquement en décalage avec mon homme. Quand j'allais bien, il était bougon et renfermé sur lui-même, quand j'étais mal, il était presque joyeux ou tout au moins indifférent.

    Même si je sais bien que je ne l’ai pas ménagé du tout ces 4 dernières années et que cela ne pouvait pas se terminer autrement, j e suis encore profondément triste de sentir le désamour de mon mari. Le sentir presque pressé de me voir partir, le voir me demander tous les soirs si les appartements que je visitais convenaient ou pas... tenir le discours du " je suis certain qu'on s'entendra bien mieux en tant qu'amis qu'en tant que couple"... Même s'il a probablement raison, moi j'ai besoin d'encore un peu de temps pour digérer tout ça..

    Ceci étant, j'avance aussi de mon côté. Et j’ai enfin trouvé un appartement à louer, tout près, qui me plaît et dans lequel j’arrive à me projeter. C’est à ces images là que je me raccroche. A l’impatience d’aménager pour nous trois un nouveau cocon. Si tout se passe bien et si la signature du bail se confirme, ce sera pour juillet.

    En attendant, nous continuons la ronde des avocats, des visites de la maison pour la faire estimer, la discussion autour de qui garde quoi… Quand je pense que cela fera tout juste un mois demain que nous avons pris cette décision. Tout cela me semble aller très très vite…Trop ?


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