• Une parenthèse de bonheur

    3 semaines. J'ai mes enfants pendant 3 semaines d'affilées. Mon ex mari part en déplacement et du coup, j'ai mes enfants 3 semaines de suite à l'exception d'un week-end.Un prêté pour un rendu, certes.Puisqu'en juin c'est moi qui serait professionnellement coincée.

    En attendant...

    C'est une respiration.

    C'est un bonheur.

    C'est un équilibre émotionnel retrouvé.

    Je sais bien que c'est temporaire et côté boulot c'est compliqué. Mais qu'est-ce que c'est bon de les avoir tous les soirs... Chaque matin je savoure le plaisir de les voir se réveiller, d'embrasser leurs bouilles toutes chaudes, de les mettre en route pour la journée.

    Chaque soir j'aime les entendre me raconter leur journée, assurer le suivi compliqué des devoirs du grand (mais c'est quand même moins compliqué quand on peut suivre d'une semaine sur l'autre), partager avec eux des moments de complicité du quotidien...

    Une parenthèse enchantée. Dont je profite. Je savoure chaque minute auprès d'eux. Mes amours. Mes trésors...


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  • Matin brumeux

    Il est des matins au coeur brumeux. Des matins fatigués. Des matins au regard triste. Des matins au cœur lourd, sans savoir précisément ce qui pèse. C’est rien et tout à la fois. C’est le poids de la solitude, malgré la présence de ma famille auprès de moi ici pendant quelques jours, malgré une soirée spectacle avec une amie, malgré un amant en filigrane, malgré les journées de boulot bien remplies…

    C’est l’absence de mes amours. C’est la grisaille du ciel. C’est une question, puis une autre, qui reste sans réponse. C’est tout à la fois la peur de devoir rester vivre ici toute ma vie et la peur de perdre ma maison, la crainte de me retrouver en  difficulté financière, les coups de gueule et les pressions du futur ex-mari, l’avocate aux abonnés absents en matière de conseil… C’est la longueur de l’hiver qui s’étire. Ce sont les nuits sans sommeil qui finissent par me rendre fébrile, les nouvelles frustrations au boulot qui finissent par me plomber le moral…

    Les envies de bol d’air se font de plus en plus fortes.

    Mais je lutte. A ma mesure. Je sais au fond de moi que tout ne peut qu’aller mieux. Je tombe lentement dans le vide de l’incertitude. Mais… Jusqu’ici tout va bien. Jusqu’ici tout va bien.


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  • Depuis juin, je ne vois plus mes enfants au quotidien et je continue à en souffrir. Je ne m'habitue pas. Toujours pas. Je ne m'habituerai jamais, même si je me fais confiance pour trouver un rythme qui me permette de faire passer les semaines sans eux très vite.

    Je me dis alors que partir dans le sud aurait en plus de la vertu de retrouver ma famille, le soleil et la mer, celle de me permettre de les retrouver eux, au quotidien. Une raison de plus qui s'ajoute à ma motivation.

    C'était sans compter sur les tergiversations de mon employeur. Personne ne voit d'inconvénient à ce que j'aille travailler dans le sud. Là dessus, pas de problème. Par contre, dés qu'on aborde le côté administratif de la chose pour formaliser la mutation et que je cherche à savoir quelles sont mes options, quelle sera l'issue si les juges refusent que les enfants me suivent, là... plus personne pour me répondre clairement.

    Cela fait plus d'un mois que j'attends un GO de leur part. Et la conversation entre deux portes que j'ai eu il y a quelques jours avec l'un de mes responsables me laissent penser qu'ils ne le feront pas.

    Le verdict tombe en principe à la fin de la semaine. J'ai un entretien officiel avec mes deux responsables en même temps.

    Mais leur attitude ne laisse que peu de place au doute sur leur engagement réel. Ils ne veulent pas se mettre en porte-à-faux, risquer de créer un précédent, ils craignent que mon futur ex-mari ne demande une enquête sur le bienfondé de cette mutation. Voilà ce que l'un de mes responsables m'a fait comprendre après que j'ai insisté pour connaître plus précisément sa position sur le sujet.

    Le sud s'éloigne. Ce n'est peut-être que temporaire, mais j'ai du mal à voir comment je peux franchir ce pas si je n'ai pas un soutien sans faille de leur part...


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  • Vivre sans eux...

    Voilà un mois. Un mois que nous appliquons les mesures provisoires de garde alternée. Un mois que je ne vois plus mes enfants 7 jours d'affilés une semaine sur deux. Un mois que ma fille me répète "c'est trop long jusqu'à dimanche" et pleure quand on se sépare. Et moi aussi, dés que la porte est refermée. Je lui demande d'être forte. Je lui dis qu'elle est grande et que "ça va bien se passer". Elle répète en pleurant et en hochant la tête "oui maman, ça va bien se passer". Mais que c'est dur...

    Evidemment, je remplis mes semaines de déplacements, de rendez-vous, de réunions pour combler ce vide. Evidemment, professionnellement cela a ses avantages... Evidemment, comme toutes les femmes dans la même situation, je n'en mourrai pas, je sais bien. Evidemment, on s'habitue à tout. Même au pire. Même à l'absence.

    Mais pour l'instant je ne suis pas encore "habituée".
    Pour l'instant, mon coeur s'arrache à chaque séparation.
    Pour l'instant le manque de mes petits bouts est viscéral.
    Je tire sur la corde. Je travaille. Je fais le ménage à fonds dans la maison. Je me force à sourire.

    Mais putain que c'est dur.


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  • Cauchemar

    C'est une horreur, un arrachement du coeur... Les juges ont tranché en sa faveur. Ils n'ont pas voulu se mouiller. Garde alternée.

    Pour l'instant, je ne sais rien officiellement. Mon mari a reçu l'information et le document de son avocat, à la date prévue et s'est donc empressé de m'en informer pour mettre en place ce mode de garde.

    Voilà 3 jours de mon côté que j'attends un signe de mon avocate. Et je ne sais toujours rien, malgré une relance de ma part et une tentative de la joindre, sans succès.

    C'est un cauchemar... Je sais que je vais reprendre le dessus car ce ne sont que des "mesures provisoires" (qui restent malgré tout annonciatrices de la suite) mais là, laissez moi sombrer dans les larmes. Ne plus voir mes enfants que la moitié du temps, ne plus les voir grandir, devoir rester ici, loin de mon travail et de ma famille... c'est un peu trop pour moi.

    Je suis effondrée.

    Je suis épuisée de pleurer depuis 3 jours.

    Et en plus je suis seule tout ce week-end...

    Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles. James Dean


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