• On s'est croisé. Fortuitement cet après-midi. Juste quelques minutes, rencontre éclair... Il fallait bien que ça arrive. Nos bureaux ne sont séparés que de quelques centaines de mètres, ton patron est adhérent de l'association qui est au dessus de nos bureaux, ma comptable est dans le même immeuble que le tien, ta société est l'un de nos prestataires,... vies croisées, mêlées... Pourquoi ne nous croisions nous pas plus souvent « avant »... ? Comment avons nous fait pour ne pas faire véritablement connaissance « plus tôt » ? C'est à peine croyable.

    Je partais chez ma comptable. La tête pleine d'images de toi, de nous, de notre histoire... l'espoir accroché à mon cœur, pourtant serein, de t'apercevoir... et comme si, le simple fait de penser très fort à toi suffisait à faire qu'on se rencontre, je te vois en arrivant au bas de l'immeuble, au volant de ta voiture. Je te vois et j'hésite, une seconde pas plus, avant de faire demi-tour pour m'approcher de toi. Tu baisses ta vitre et, comme des aimants, nos mains se croisent immédiatement. Je les embrasse, je caresse ton bras, je te souris, je suis heureuse de te voir... Je n'ai qu'une envie, te serrer dans mes bras, me blottir contre toi...

    Ton regard est triste. Tu esquisses un sourire. Peu de mots. Juste assez pour que je sache que tu ne vas pas bien. Juste assez pour entendre un « tu me manques » auquel je n'ose pas répondre pour ne pas raviver d'espoirs chez toi. Tu me demandes si de mon côté « ça va mieux » et je réponds que oui... A quoi bon répondre autre chose de toute façon... Je sais que pour toi, c'est mieux. Mieux de penser que je vais bien. Que mon couple va bien. Ce qui n'est pas faux d'ailleurs. Et tu t'éclipses. Rapidement... Comme un éclair.</span />


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    Mon petit prince... Je t'ai en tête en permanence. Même si je ne souffre pas autant que ce que j'aurais cru depuis notre séparation... Mais tu es là. Tout simplement. Présent malgré ton silence. Près de moi. Si près de moi... Ce week-end, mon cœur se serrait lorsque j'entendais nos amis communs, invités à dîner samedi soir, parler de toi, de ta blessure (récente dont je ne savais rien) qui t'empêchait de jouer au foot ce week-end, du poids que tu as perdu ces derniers mois sans que personne ne le remarque jusqu'alors (sauf moi, qui t'ai connu de si près...), des filles avec lesquelles on t'a vu et dont je sais que tu te fous,  des projets dont tu t'occupes pour l'équipe... J'ai l'impression d'être encore avec toi au travers de tous ces mots qui volent et que j'attrape, que je vole pour faire miens, pour savoir ce que tu deviens...

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  • Et si j'étais enceinte ? Cette question ridicule puisque techniquement c'est presque impossible (c'est bien le presque qui me fait flipper), me tourne dans la tête depuis ce week-end. Entre le médecin, ma sœur et une copine qui m'ont tous fait la même réflexion aux vues de mes symptômes, j'en viens à avoir un doute. Et le doute, c'est cruel. Cette chose s'insinue dans toutes vos pensées, tous vos gestes. Du matin au soir et du soir au matin. Depuis samedi, j'épie chaque manifestation de mon corps, chaque gargouillis, chaque ballonnement... Je tourne et retourne dans ma tête « la dernière fois que » pour essayer de me souvenir si à un moment donné on aurait pu déraper légèrement sans s'en rendre compte... Je recompte les jours qui me sépare de cette dernière fois. Entre temps, il y a quand même eu les menstruations. C'était il y a 15 j. Alors en principe, il ne devrait pas y avoir de problème ! Le contraire serait tout de même exceptionnel ! Et pourtant non, j'ai ce doute en moi, quand même, contre toutes les raisons... Qui s'amuse avec mon cœur et ma tête. Ce doute est d'autant plus angoissant que si j'étais enceinte, là, maintenant, j'aurais également un doute sur l'identité du père... Terriffiant, n'est-ce pas ? Comme si l'angoisse d'avoir un enfant maintenant alors que je ne m'en sens pas du tout la force ni l'envie profonde ne suffisait pas...  Ma raison me raisonne depuis 3 jours. Mais j'ai mal dormi... Alors j'ai quand même acheté un test de grossesse ce matin. Par précaution. Pour dormir tranquille. Je le ferais demain matin...Il paraît que c'est mieux le matin. Et après, ça ira mieux, ça ira mieux...

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  • Je vais mieux. Enfin, mieux dans mon corps (ma gastro est apparemment terminée 
    J), parce que côté moral, c'est toujours pas ça. Mon Homme a une fois de plus trouvé le moyen de me décevoir en ne s'occupant pas de moi comme je l'attendais. Suis-je si exigeante ? Alors que j'étais limite agonisante (je suis tombée plusieurs fois dans les vap' quand même), pas un seul geste tendre (à part un gant de toilette humide et une bassine qu'il a pensé à m'apporter du bout des doigts), pas un seul mot de compassion. Certes, je l'ai réveillé à 5h du mat', certes, je n'ai pas eu ni le temps, ni la force de me déplacer jusqu'aux waters pour me « vider proprement » mais est-ce une raison pour râler dans mon dos, comme si je n'allais pas l'entendre étant donné que je n'arrivais même plus à parler pour répondre à ses questions angoissées telles que « tu veux que j'appelle les pompiers ? ». Bien sûr, il a fini par appeler un médecin et bien sûr, sur ses conseils, il n'est pas allé bosser pour rester à la maison « près de moi ». J'insiste sur les guillemets... Parce qu'il s'est bien gardé de rester dans la chambre avec moi, compte tenu des dégâts que je venais d'y faire et qu'il m'a dit « ne pas pouvoir nettoyer ». Il a fui l'odeur âcre pour aller se rendormir sur le canapé. Lâche. Non ? Est-ce là un père potentiel ? Comment s'occupera t'il de ses enfants, nos enfants ( ?), lorsqu'ils seront malades ? Maintenant que je suis rétablie et que je me suis permise de lui faire ces quelques reproches ce matin, il joue, une fois de plus à « l'incompris », celui « qui ne fait jamais rien de bien » face à celle « qui n'est jamais contente de toute façon »... Pour lui, le fait d'avoir appelé un médecin, apporté un gant, une bassine, un sucre (sur ma demande), un verre d'eau et être resté à la maison (sur le canapé je le répète) était « bien s'occuper de moi ». Pas une seule fois il ne se détache de ces éléments factuels, matériels, pour essayer de comprendre que ce qui me manque ce n'est pas tout ça, même si dans ce cas là c'était quand même essentiel, mais seulement... comment appeler ça ? Un peu d'amour... peut-être.


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  • Bonjour à vous tous,

    Pas forcément le moral au beau fixe aujourd'hui. Pourtant le soleil est là. Je vais essayer d'en profiter. En général, il est un des rares à savoir me redonner le sourire quand ça ne va pas. En fait, ce n'est pas réellement que « ça ne va pas ». C'est plutôt que je ne me sens pas « joyeuse » ou tout simplement bien. Sans savoir vraiment pourquoi. Une sorte de tristesse au fond de moi, indéfinie, imprécise, impalpable et pourtant bien là...

    Je tenais aussi à vous remercier. A remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de me lire. Je ne connaissais pas le système des blogrolls il y a quelques jours à peine. J'en ai ouvert un il y 3 jours environ, pour essayer, voir ce que c'était, tester ce nouveau mode de communication...(désolée pour le look pas forcément très travaillé Tschok) et je suis très étonnée, surprise et à la fois heureuse de découvrir que je peux, toute seule comme une grande, mettre des textes en ligne et surtout... être lue ! Merci merci merci encore à tous ceux qui m'ont lue et à tous ceux qui ont pris la peine de m'envoyer un petit commentaire et merci par avance à tous ceux qui me liront. Une nouvelle forme de journal intime. J'aime ça...

    Bonne journée à tous.
    Titinette.


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