• J'ai commencé il y a quelques jours « 84, Charing Cross Road » de Helene Hanff. Il s'agit de la correspondance entre une femme plus ou moins écrivain aux Etats-Unis et une librairie en Angleterre. Des liens se tissent entre eux, à travers ces écrits et ces livres introuvables qu'elle leur commande... Je lis cet ouvrage avec plaisir, tout doucement, car c'est mon petit prince qui me l'avait prêté. Avant que tout ne s'arrête... Je caresse chaque page avec émotion. Je partage indirectement avec lui chaque ligne que je lis... Je n'ai pas envie de le terminer. Comme pour prolonger ce lien, ce « quelque chose » à partager...Etre avec lui encore un peu.

    Le second, je viens de l'entamer. Il s'agit de « pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières ». Après « Les hommes viennent de mars et les femmes viennent de vénus », cette lecture s'inscrit dans mon souhait de mieux « comprendre l'autre », à savoir mon Homme... Pour essayer de retrouver une harmonie dans mon couple. Bah.. Je sais bien que ces livres ne m'apporteront pas de réponse miracle. Surtout s'il n'y a que moi qui les lit et que mon Homme ne daigne pas essayer tout au moins de s'y intéresser un peu... Mais bon. Ca m'aide à prendre un peu de recul face à certains de ses comportements. C'est déjà ça.

    Bonne soirée à vous tous... Lecteurs de blogs et autres histoires.


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  • 9 mois que je suis mariée. 5 mois d'infidèlité. Joli score, n'est-ce pas... Mon Homme d'un côté. Mon petit prince de l'autre.


    J'ai décidé de redonner une chance à mon couple. Après tout, ça fait plus de 10 ans que nous sommes ensemble. On s'est marié l'été dernier pour fêter ça. On a acheté une maison. Qu'on rénove tous les week-end. Une image du bonheur, dont beaucoup se suffirait. Alors pourquoi suis-je donc toujours en manque d'amour ?

    J'ai l'impression que je ne saurais jamais lui être fidèle. Je ne l'ai jamais vraiment été avec lui. Et pourtant, je n'ai jamais réussi à le quitter non plus. Malgré toutes les déceptions. Malgré tous les sacrifices, toutes les concessions que j'ai du faire sans jamais qu'il en fasse en retour... j'ai renoncé à vivre dans ma ville ,"mon pays de soleil", loin de ma famille, de mes (quelques) amies... pour vivre ici dans la grisaille. j'ai renoncé à vivre dans une grande ville et donc renoncé aux opportunités de boulot forcément plus intéressantes qu'ici, j'ai accepté "une maison à la campagne" avec tout ce que ça engendre, au lieu d'un loft (ou tout au moins d'un appartement) en ville... J'ai accepté les longues soirées d'hiver devant la télé et les week-end mornes et ennuyeux en lieu et place des ballades et sorties que j'aurais aimé faire. Toi casanier. Moi aimant la fête et ne supportant pas de rester trois jours sans rien faire, sans bouger. J'ai supporté les vacances en famille, avec TA famille, sous prétexte qu'on n'avait pas vraiment les moyens de s'en payer ailleurs...

    Alors, après tous ces efforts, je ne peux pas renoncer à ce couple que j'ai construit. Une image du bonheur. Une image... qu'il faut que je rende vivante. A moi de t'expliquer, à toi de comprendre... Ensemble, peut-être qu'on y arrivera.


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  • Envie de te serrer très fort
    Mais, je te frôle du bout des doigts

    Envie de te dire des mots doux
    Mais, je les garde au creux de moi.

    Envie de m'envoler, de m'évader
    De m'enfuir avec toi...

    Envie de tout brûler, recommencer
    Mais, je reste clouée là.

    Je ne crois plus aux rêves aux coups de foudre
    L'amour n'existe pas.
    Je ne crois plus au ciel, le feu aux poudres
    Avec moi ne prend pas.

    Le bonheur, après tout, c'est quoi ?

    Envie de poésie et de douceur,
    Mais la routine est là...

    Envie de sentir sur mon corps
    Le poids de ton corps en émoi

    Envie de goûter à ta peau
    Mais, je n'y toucherai pas

    Je ne crois plus aux rêves, à l'homme d'une vie
    L'amour n'existe pas.
    Je ne crois plus au ciel, le paradis
    Et l'enfer sont en moi.

    Le bonheur, après tout, c'est quoi ?


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  • Malade. Clouée au lit. Peut-être une gastro. Je ne sais pas trop. Et pourtant j'aimerais être a boulot au cas où, au cas où tu déciderais de m'écrire à nouveau... me faire un signe, comme l'autre jour, à travers les statuts de yahoo messenger auquel tu t'es reconnecté après une semaine d'absence totale. Un fil, si mince qui nous relie, un lien qui nous unit. Je sais que tu es là. Tu sais que je suis là.

    12 jours que nous n'avons plus d'échanges. C'est mieux pour toi qui souffre de cette situation. C'est mieux pour moi qui ne sait plus trop ou j'en suis. C'est vrai, c'est plus ou moins d'un commun accord qu'on a décidé de tout arrêter. Même si au départ, la décision est venue de moi. Et même si, ensuite, c'est toi qui a coupé complètement les ponts. 12 jours assez supportables en définitive. Beaucoup moins difficiles à vivre que ce que j'imaginais. Pourtant, depuis 2/3 jours je commence à ressentir un manque. Un manque de toi, mon petit prince mais surtout un manque de ce qu'on partageait. Ce goût pour la lecture, les sorties culturelles et la fête... Et toute cette douceur et cette tendresse que tu renfermes. La fille qui tombera sur toi et qui  craquera pour tes doux yeux bleus aura beaucoup de chance. Il n'y a plus de gentleman à nos âges... Et tu caches si bien tes trésors que j'aurais voulu les découvrir plus tôt... Avant. Avant de me marier. Tu étais là, parmi nos amis et je ne me doutais pas que tu pouvais renfermer autant de trésors...


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  • 14h. Je ne cesse de cliquer pour vérifier s'il ne m'a pas répondu. Plusieurs messages arrivent. Je sursaute, pleine d'espoirs. Beaucoup plus que ce matin puisque j'ai eu un premier message... 

    14h30. Toujours pas de réponse. Il faut dire, qu'il n'y a pas de réponse à donner à ces mots... Je me relis. Je vois que, comme l'avant-veille, je conclu mon message sur des mots qui ne laissent pas vraiment d'autre alternative que de ne plus se voir. Alors que, pourtant, j'en ai tellement envie. Et je me dis qu'il a raison de ne pas me répondre. Mais quand même. Je clique et je clique encore, presque frénétiquement...

    14h45. Je n'y tiens plus. J'envoie un autre message qui répond « idem » à chacune de ses questions... Ca me permettra d'attendre plus facilement peut-être. Parce qu'il faut que je me remette à bosser... Les post-it s'accumulent, les messages aussi... la liste de mes tâches s'allonge. Mon boss m'appelle pour faire un point sur nos dernières statistiques. Ca tombe bien. Je vais pouvoir m'éloigner un peu de mon écran.

    15h15. Je reviens vers mon ordinateur. Une nouvelle enveloppe. Un nouveau message de sa part :

    « Moi aussi j'ai pensé aller au parc et puis je suis parti me plonger dans mon bouquin, chez moi, ... a deux doigts cependant de repartir aussitôt le feuilleter sur le lieu de nos rendez-vous.

    Ce qui me hante aussi, c'est cette promesse que je t'ai faite, dans ce même parc, lors de notre première 'rupture'. Que je ne te laisserai jamais tomber, même si on devait ne plus avoir de relation affective. »

    16h. Je me décide à lui répondre. Tremblante.

    « Je me souviens de ta promesse. Elle m'avait tant fait de bien... J'avais le sentiment d'avoir trouvé comme... un repère, quelqu'un sur qui compter, à qui je pouvais tout dire sans être jugée... Quelqu'un qui me comprend. Ici. Tout près de moi. Je me noyais et tu étais là, pour me sortir la tête de l'eau...

    Mais je ne veux pas te demander l'impossible. Tu as dis toi même hier que tu en avais assez d'être l'épaule sur laquelle on se repose. Et que tu avais besoin de penser un peu à toi au lieu de penser toujours aux autres... Je ne peux que te dire que tu as raison. Je te l'ai dit hier "protège toi de moi"... C'est vrai, j'aime être avec toi, parler avec toi, échanger des e-mails, chatter... Je me sens bien avec toi même si on n'a pas de contact physique. Mais je suis réaliste... Après tout ce qu'on a partagé... Si tu le souhaites, et si ça te "hante", on peut défaire cette promesse... Je ne te ferais pas une crise en venant te voir pour te hurler "tu m'avais promis !". C'est promis. Si tu veux que je disparaisse. Je disparaîtrai. »

    Il n'a pas répondu. Et j'ai disparu de sa vie.


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