• Et si j'étais enceinte ? Cette question ridicule puisque techniquement c'est presque impossible (c'est bien le presque qui me fait flipper), me tourne dans la tête depuis ce week-end. Entre le médecin, ma sœur et une copine qui m'ont tous fait la même réflexion aux vues de mes symptômes, j'en viens à avoir un doute. Et le doute, c'est cruel. Cette chose s'insinue dans toutes vos pensées, tous vos gestes. Du matin au soir et du soir au matin. Depuis samedi, j'épie chaque manifestation de mon corps, chaque gargouillis, chaque ballonnement... Je tourne et retourne dans ma tête « la dernière fois que » pour essayer de me souvenir si à un moment donné on aurait pu déraper légèrement sans s'en rendre compte... Je recompte les jours qui me sépare de cette dernière fois. Entre temps, il y a quand même eu les menstruations. C'était il y a 15 j. Alors en principe, il ne devrait pas y avoir de problème ! Le contraire serait tout de même exceptionnel ! Et pourtant non, j'ai ce doute en moi, quand même, contre toutes les raisons... Qui s'amuse avec mon cœur et ma tête. Ce doute est d'autant plus angoissant que si j'étais enceinte, là, maintenant, j'aurais également un doute sur l'identité du père... Terriffiant, n'est-ce pas ? Comme si l'angoisse d'avoir un enfant maintenant alors que je ne m'en sens pas du tout la force ni l'envie profonde ne suffisait pas...  Ma raison me raisonne depuis 3 jours. Mais j'ai mal dormi... Alors j'ai quand même acheté un test de grossesse ce matin. Par précaution. Pour dormir tranquille. Je le ferais demain matin...Il paraît que c'est mieux le matin. Et après, ça ira mieux, ça ira mieux...

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  • Je vais mieux. Enfin, mieux dans mon corps (ma gastro est apparemment terminée 
    J), parce que côté moral, c'est toujours pas ça. Mon Homme a une fois de plus trouvé le moyen de me décevoir en ne s'occupant pas de moi comme je l'attendais. Suis-je si exigeante ? Alors que j'étais limite agonisante (je suis tombée plusieurs fois dans les vap' quand même), pas un seul geste tendre (à part un gant de toilette humide et une bassine qu'il a pensé à m'apporter du bout des doigts), pas un seul mot de compassion. Certes, je l'ai réveillé à 5h du mat', certes, je n'ai pas eu ni le temps, ni la force de me déplacer jusqu'aux waters pour me « vider proprement » mais est-ce une raison pour râler dans mon dos, comme si je n'allais pas l'entendre étant donné que je n'arrivais même plus à parler pour répondre à ses questions angoissées telles que « tu veux que j'appelle les pompiers ? ». Bien sûr, il a fini par appeler un médecin et bien sûr, sur ses conseils, il n'est pas allé bosser pour rester à la maison « près de moi ». J'insiste sur les guillemets... Parce qu'il s'est bien gardé de rester dans la chambre avec moi, compte tenu des dégâts que je venais d'y faire et qu'il m'a dit « ne pas pouvoir nettoyer ». Il a fui l'odeur âcre pour aller se rendormir sur le canapé. Lâche. Non ? Est-ce là un père potentiel ? Comment s'occupera t'il de ses enfants, nos enfants ( ?), lorsqu'ils seront malades ? Maintenant que je suis rétablie et que je me suis permise de lui faire ces quelques reproches ce matin, il joue, une fois de plus à « l'incompris », celui « qui ne fait jamais rien de bien » face à celle « qui n'est jamais contente de toute façon »... Pour lui, le fait d'avoir appelé un médecin, apporté un gant, une bassine, un sucre (sur ma demande), un verre d'eau et être resté à la maison (sur le canapé je le répète) était « bien s'occuper de moi ». Pas une seule fois il ne se détache de ces éléments factuels, matériels, pour essayer de comprendre que ce qui me manque ce n'est pas tout ça, même si dans ce cas là c'était quand même essentiel, mais seulement... comment appeler ça ? Un peu d'amour... peut-être.


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  • Bonjour à vous tous,

    Pas forcément le moral au beau fixe aujourd'hui. Pourtant le soleil est là. Je vais essayer d'en profiter. En général, il est un des rares à savoir me redonner le sourire quand ça ne va pas. En fait, ce n'est pas réellement que « ça ne va pas ». C'est plutôt que je ne me sens pas « joyeuse » ou tout simplement bien. Sans savoir vraiment pourquoi. Une sorte de tristesse au fond de moi, indéfinie, imprécise, impalpable et pourtant bien là...

    Je tenais aussi à vous remercier. A remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de me lire. Je ne connaissais pas le système des blogrolls il y a quelques jours à peine. J'en ai ouvert un il y 3 jours environ, pour essayer, voir ce que c'était, tester ce nouveau mode de communication...(désolée pour le look pas forcément très travaillé Tschok) et je suis très étonnée, surprise et à la fois heureuse de découvrir que je peux, toute seule comme une grande, mettre des textes en ligne et surtout... être lue ! Merci merci merci encore à tous ceux qui m'ont lue et à tous ceux qui ont pris la peine de m'envoyer un petit commentaire et merci par avance à tous ceux qui me liront. Une nouvelle forme de journal intime. J'aime ça...

    Bonne journée à tous.
    Titinette.


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  • J'ai commencé il y a quelques jours « 84, Charing Cross Road » de Helene Hanff. Il s'agit de la correspondance entre une femme plus ou moins écrivain aux Etats-Unis et une librairie en Angleterre. Des liens se tissent entre eux, à travers ces écrits et ces livres introuvables qu'elle leur commande... Je lis cet ouvrage avec plaisir, tout doucement, car c'est mon petit prince qui me l'avait prêté. Avant que tout ne s'arrête... Je caresse chaque page avec émotion. Je partage indirectement avec lui chaque ligne que je lis... Je n'ai pas envie de le terminer. Comme pour prolonger ce lien, ce « quelque chose » à partager...Etre avec lui encore un peu.

    Le second, je viens de l'entamer. Il s'agit de « pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières ». Après « Les hommes viennent de mars et les femmes viennent de vénus », cette lecture s'inscrit dans mon souhait de mieux « comprendre l'autre », à savoir mon Homme... Pour essayer de retrouver une harmonie dans mon couple. Bah.. Je sais bien que ces livres ne m'apporteront pas de réponse miracle. Surtout s'il n'y a que moi qui les lit et que mon Homme ne daigne pas essayer tout au moins de s'y intéresser un peu... Mais bon. Ca m'aide à prendre un peu de recul face à certains de ses comportements. C'est déjà ça.

    Bonne soirée à vous tous... Lecteurs de blogs et autres histoires.


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  • 9 mois que je suis mariée. 5 mois d'infidèlité. Joli score, n'est-ce pas... Mon Homme d'un côté. Mon petit prince de l'autre.


    J'ai décidé de redonner une chance à mon couple. Après tout, ça fait plus de 10 ans que nous sommes ensemble. On s'est marié l'été dernier pour fêter ça. On a acheté une maison. Qu'on rénove tous les week-end. Une image du bonheur, dont beaucoup se suffirait. Alors pourquoi suis-je donc toujours en manque d'amour ?

    J'ai l'impression que je ne saurais jamais lui être fidèle. Je ne l'ai jamais vraiment été avec lui. Et pourtant, je n'ai jamais réussi à le quitter non plus. Malgré toutes les déceptions. Malgré tous les sacrifices, toutes les concessions que j'ai du faire sans jamais qu'il en fasse en retour... j'ai renoncé à vivre dans ma ville ,"mon pays de soleil", loin de ma famille, de mes (quelques) amies... pour vivre ici dans la grisaille. j'ai renoncé à vivre dans une grande ville et donc renoncé aux opportunités de boulot forcément plus intéressantes qu'ici, j'ai accepté "une maison à la campagne" avec tout ce que ça engendre, au lieu d'un loft (ou tout au moins d'un appartement) en ville... J'ai accepté les longues soirées d'hiver devant la télé et les week-end mornes et ennuyeux en lieu et place des ballades et sorties que j'aurais aimé faire. Toi casanier. Moi aimant la fête et ne supportant pas de rester trois jours sans rien faire, sans bouger. J'ai supporté les vacances en famille, avec TA famille, sous prétexte qu'on n'avait pas vraiment les moyens de s'en payer ailleurs...

    Alors, après tous ces efforts, je ne peux pas renoncer à ce couple que j'ai construit. Une image du bonheur. Une image... qu'il faut que je rende vivante. A moi de t'expliquer, à toi de comprendre... Ensemble, peut-être qu'on y arrivera.


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