• Il me manque aujourd'hui. Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi pas tous les jours ? Je n'en sais rien.

    Est-ce lui qui me manque ? ou bien ses e-mails et ses textos ou encore nos tchats tantôt sérieux, tantôt coquins ? Est-ce le goût de ses baisers ? Est-ce le risque, le piment d'une relation cachée ? Sont-ce ses petits bras musclés ? Le bleu de ses yeux ? Ses sourires, si rares ? Sa tendresse, immense ?


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  • Encore un week-end de passé. Encore un week-end assez vide. Ma soeur et mon cousin devaient venir du sud pour passer ces 2 jours avec moi, mais un imprévu a tout foutu en l'air. Ils n'ont pas pu venir. Ca me désespère un peu. Non pas que je leur en veuille, ils n'y sont pour rien. Mais simplement, je me rend compte à quel point, malgré un nombre de km somme toute assez limité qui nous sépare (400km environ), il n'est pas si facile que ça de se voir... Pas de spontanéité. Il faut toujours prévoir tout à l'avance. Et même lorsque c'est prévu, ça ne fonctionne pas à tous les coups... Déception.

    J'ai rempli mon samedi en allant déjeuner chez la seule amie que j'ai ici, pendant que mon Homme se dépensait sur le stade de foot, comme tous les samedis ou presque. Parler de mon Petit Prince qu'elle connait, de mon couple et d'autres choses aussi, il faut bien un peu se changer les idées quand même. Le soir, Mac do avec ce couple d'amis et leurs enfants, vraiment adorables. Ca donne un peu des envies quelquefois. Furtivement.

    Le lendemain, au réveil, envie de bouger. Je demande à mon Homme si une balade le tente. Et... non bien sûr "j'ai pleins de trucs à faire ici aujourd'hui et t'as pas vu le temps qu'il fait en plus !". Certes. On aurait probablement pris la pluie de toute façon...


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  • Ta question n'est pas stupide, loin de là. Moi même j'ai été longtemps perdue face à mes sentiments. Je commence à peine à m'y retrouver. A peine. Ce n'est pas évident... J'ai eu si fort l'impression d'avoir trouvé l'homme idéal, le mec parfait, que le jour où je lui ai sorti qu'il valait peut-être mieux qu'on s'arrête là je n'en croyais pas moi-même mes propres oreilles. Parce qu'au début, j'étais presque prête à tout plaquer pour vivre mon histoire avec lui. Je crois l'avoir sincèrement aimé, mais idéalisé aussi certainement. J'étais mal. J'avais besoin d'amour. J'avais envie de croire au prince charmant. Envie de croire aux histoires de contes de fées. Envie de croire que ma moitié, c'était peut-être lui, qui était si près de moi depuis des années, que j'avais envie de connaître depuis si longtemps sans jamais avoir osé franchir le pas... Et le découvrir ensuite, avec toutes ces qualités qui sont celles que tant de femmes recherchent... Y compris moi. C'est vrai qu'il a presque toutes les qualités de l'homme idéal : charmant, intelligent, cultivé, attentionné... L'exact contraire de mon Homme. Alors forcément, j'y ai cru. J'y ai cru très fort.

    Ce qui m'a fait changer d'avis ? C'est aussi la question qui obsède mon Petit Prince... Surtout après tous les moments qu'on a partagé. Je ne sais pas vraiment quel a été l'élément déclencheur. Je l'ai senti. C'est venu tout seul. Il fallait qu'on arrête. J'étais épuisée par cette situation. Cela a duré tout de même 5 mois. Et petit à petit, il devenait de plus en plus exigeant. On se voyait une fois par semaine au départ, puis plusieurs fois par semaine, puis quasiment tous les jours et à la fin, il voulait souvent qu'on se voit plusieurs fois dans la journée. Si je ne pouvais pas, ça le rendait triste et je ne voulais que le rendre heureux (je culpabilisais déjà tellement par rapport à la situation...). Alors je m'arrageais toujours, même quand ce n'était pas facile, pour libérer du temps. Je ne travaillais presque plus, je passais mon temps à courir, à me partager parce que je ne voulais pas non plus que mon Homme se rende compte de quoi que ce soit. Et malgré tout, il faisait de plus en plus souvent ce qu'on appelait ses "crises" (en gros, il faisait la gueule, était cassant avec moi, préférait ne pas me voir et me parler pendant plusieurs jours jusqu'à ce que ça passe). Je comprenais (et comprend) le pourquoi de ces crises. Je sais que lorsqu'on aime, on veut tout de l'autre, tout partager etc. Je faisais mon maximum mais ses crises étaient de plus en plus fréquentes malgré tout... Et la dernière crise qu'il a faite, alors que je m'étais arrangée pour qu'on puisse passer trois jours ensemble, 24h/24... Je ne l'ai pas supportée. J'ai fais ma crise aussi. D'épuisement certainement en grande partie. Mais probablement aussi que ces quelques jours qu'on a partagé fin février m'ont permis de me rendre compte que, dans un quotidien "normal", les choses n'étaient pas aussi fortes entre nous que ce que je l'aurais voulu. Je m'attendais à trois jours passionnels... Et j'ai été inconsciemment un peu déçue. Je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite. Je ne voulais pas l'admettre. Et j'ai du mal à l'admettre encore aujourd'hui. Ce qui m'a déçue aussi, et je sais que ce n'est pas forcément très glorieux de ma part :-(, mais c'est qu'au cours de ces trois jours, il n'a pas réussi à me faire l'amour. Et me donner autant pour une relation sans pouvoir aller jusqu'au bout, ça m'a certainement frustrée. (Il faut préciser qu'on avait eu l'occasion de passer une nuit ensemble en novembre dernier et que, idem, il n'avait pas pu, ce qui m'avait plus touchée qu'autre chose à ce moment là. Je mettais ça sur le compte de l'émotion etc...). Mais j'en avais tellement envie... J'avais tant envie d'un rapport fusionnel. Et là aussi, j'ai fait mon maximum pour le détendre, dédramatiser etc... Je me disais qu'en trois jours, on avait le temps. Que ça viendrait. Je n'ai rien pressé, rien forcé. Mais non. Rien. Enfin, ça a fonctionné plus ou moins une fois, parce que je l'ai fait rire, j'ai pris les choses en main de A à Z et je le rassurais sans cesse. Là aussi, ça m'a épuisé psychologiquement. Faire "comme si" ça n'avait pas d'importance, alors que j'y tenais tant...

    Je sais que ça ne fait pas tout. Mais j'avais envie que nous soyons des amants jusqu'au bout. Envie de sentir son corps sur moi, en moi. Envie de pouvoir me laisser aller complètement dans ses bras...

    Malgré tout ça, je tiens encore aujourd'hui très très fort à lui. Je pense toujours qu'on aurait pu vraiment bien s'entendre si je l'avais rencontré dans d'autres conditions... Mais force est de constater que, même s'il me manque, même si je pense à lui tous les jours... si j'arrive maintenant à dormir, à vivre, sans lui, sans le voir, sans avoir de ses nouvelles (ce qui est le plus difficile), c'est que je me suis trompée. Non pas sur l'intensité de mes sentiments mais sur leur profondeur. Probablement...


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  • Je me sens tellement sale, sale, salope... Comme étourdie, un noeud à l'estomac, les jambes en coton. Comment ai-je pu lui faire autant de mal... Vite, que cette journée finisse... Je n'en peux plus de rester là.

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  • 10h40 ce matin. J'ai tenu 1h en arrivant avant de me connecter à Yahoo. Et puis, j'ai à nouveau cédé. Ce sera la dernière fois... Je ne le savais pas encore.

    12h30 Connectés comme à notre habitude sur Yahoo, je tend une perche que je n'aurais peut-être pas dû... Je spécifie dans mes statuts « dispo et seule au buro ;-) ». Quelques minutes après, Petit prince attrape la perche et m'envoie un message pour savoir s'il pouvait passer me voir, besoin de parler. Je l'attends, fébrile et inquiète aussi. Je guette par la fenêtre pour voir s'il arrive. Je l'aperçois. Un sourire se dessine dans mon cœur. Il avance, sonne à l'entrée. Je lui ouvre. Il entre et en quelques secondes nous nous retrouvons dans les bras l'un de l'autre. Je sens son cœur battre si fort contre ma poitrine. Je sens tout son amour et je me sens si bien dans ses bras. C'est comme un soulagement de sentir ses bras autour de moi, ses mains dans mon coup, dans mes cheveux... Une respiration. Notre étreinte dure de longues minutes. Silencieuses et douces. J'ai tellement envie de sentir mon cœur à moi aussi battre aussi fort que le sien... Tellement envie. Je le sens s'agiter un peu, bien sûr. Battre un peu plus fort. De telles retrouvailles ne peuvent pas me laisser de glace, heureusement d'ailleurs. Mais il ne bat pas aussi fort que ce que j'aurais aimé... Encore une fois. Ma déception est là je crois...

    A ce moment là j'aurais voulu lui dire moi aussi « ni mot, ni sourire, juste te serrer dans mes bras ». Mais je sentais bien qu'après 5 semaines de silence, une explication allait être nécessaire. Je n'ai jamais quitté personne. Je suis mal à l'aise. Un sourire nerveux m'échappe. Il l'interprète mal bien entendu. Il a l'impression que je me moque de lui.

    Petit Prince, jamais je ne me suis moquée de toi...

    Il est mal. Si mal. Si désespéré de m'avoir perdu. Evitant mon regard, des larmes plein les yeux. Du désespoir partout sur lui, en lui. Son obsession : comment j'ai pu tout arrêter si soudainement entre nous. Du jour au lendemain. En quelques minutes. Avec cette impression que je me suis servie de lui quand ça allait mal dans mon couple et que je l'ai jeté quand les choses allaient mieux. Faux. Mais comment lui faire comprendre ? Cela faisait un petit moment que les choses allaient un peu mieux avec mon Homme. Et je n'avais pas envie pour autant de le quitter, lui. Difficile, très difficile, de lui dire que, même s'il y a probablement un lien de cause à effet, ce n'est pas uniquement à cause d'un mieux être à la maison que je l'ai quitté, mais bien aussi parce que j'ai senti, dans un moment très furtif de lucidité, que mes sentiments n'étaient pas aussi forts que les siens. Et que, compte tenu de la situation déjà complexe, ça ne servait à rien de continuer dans ces conditions. Même si je trouvais beaucoup de plaisir et beaucoup de bonheur à nos rencontres et à nos échanges... On aurait probablement pu en partager encore beaucoup... Mais à quoi bon ?

    Je me dis que ce serait plus facile pour moi de justifier mon abandon par un désir de reconstruire mon couple. De lui dire que je l'ai aimé. C'est en partie vrai. Mais pas totalement honnête. Je reste assez distante. Je ne verse pas une larme. Je bafouille, je cherche mes mots. Je suis minable. Je me sens minable.

    13h30 Il n'y a plus de mots. Rien que des maux. Il me dit « je ne sais pas ce qu'on dit dans ce genre de situation. Je suppose que je dois te souhaiter d'être heureuse ». Je lui répond que j'aimerais sincèrement qu'il trouve le bonheur... Il répond « Je l'avais trouvé ».


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