• Mon premier matin sans toi 3

    14h. Je ne cesse de cliquer pour vérifier s'il ne m'a pas répondu. Plusieurs messages arrivent. Je sursaute, pleine d'espoirs. Beaucoup plus que ce matin puisque j'ai eu un premier message... 

    14h30. Toujours pas de réponse. Il faut dire, qu'il n'y a pas de réponse à donner à ces mots... Je me relis. Je vois que, comme l'avant-veille, je conclu mon message sur des mots qui ne laissent pas vraiment d'autre alternative que de ne plus se voir. Alors que, pourtant, j'en ai tellement envie. Et je me dis qu'il a raison de ne pas me répondre. Mais quand même. Je clique et je clique encore, presque frénétiquement...

    14h45. Je n'y tiens plus. J'envoie un autre message qui répond « idem » à chacune de ses questions... Ca me permettra d'attendre plus facilement peut-être. Parce qu'il faut que je me remette à bosser... Les post-it s'accumulent, les messages aussi... la liste de mes tâches s'allonge. Mon boss m'appelle pour faire un point sur nos dernières statistiques. Ca tombe bien. Je vais pouvoir m'éloigner un peu de mon écran.

    15h15. Je reviens vers mon ordinateur. Une nouvelle enveloppe. Un nouveau message de sa part :

    « Moi aussi j'ai pensé aller au parc et puis je suis parti me plonger dans mon bouquin, chez moi, ... a deux doigts cependant de repartir aussitôt le feuilleter sur le lieu de nos rendez-vous.

    Ce qui me hante aussi, c'est cette promesse que je t'ai faite, dans ce même parc, lors de notre première 'rupture'. Que je ne te laisserai jamais tomber, même si on devait ne plus avoir de relation affective. »

    16h. Je me décide à lui répondre. Tremblante.

    « Je me souviens de ta promesse. Elle m'avait tant fait de bien... J'avais le sentiment d'avoir trouvé comme... un repère, quelqu'un sur qui compter, à qui je pouvais tout dire sans être jugée... Quelqu'un qui me comprend. Ici. Tout près de moi. Je me noyais et tu étais là, pour me sortir la tête de l'eau...

    Mais je ne veux pas te demander l'impossible. Tu as dis toi même hier que tu en avais assez d'être l'épaule sur laquelle on se repose. Et que tu avais besoin de penser un peu à toi au lieu de penser toujours aux autres... Je ne peux que te dire que tu as raison. Je te l'ai dit hier "protège toi de moi"... C'est vrai, j'aime être avec toi, parler avec toi, échanger des e-mails, chatter... Je me sens bien avec toi même si on n'a pas de contact physique. Mais je suis réaliste... Après tout ce qu'on a partagé... Si tu le souhaites, et si ça te "hante", on peut défaire cette promesse... Je ne te ferais pas une crise en venant te voir pour te hurler "tu m'avais promis !". C'est promis. Si tu veux que je disparaisse. Je disparaîtrai. »

    Il n'a pas répondu. Et j'ai disparu de sa vie.


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