• La guerre est déclarée

    Voilà. La manifestation de vendredi s'est très bien passée. Si bien que mon directeur veut remettre ça bientôt (en moins grand mais quand même). Beaucoup de félicitations de la part des participants, partenaires et responsables. Ca fait vraiment plaisir de sentir son travail reconnu, de s'entendre dire qu'on a du potentiel etc. Bref, je n'ai pas boudé mon plaisir mais j'étais surtout soulagée que cela soit terminé. Le week-end arrivait à point nommé.

    S
    auf que. J'aurais pu savourer tout le week-end ce petit moment de reconnaissance s'il n'y avait pas eu cette réflexion d'un de mes collègues, entendue à son insue (mon fameux binôme,celui qui lorgne sur une partie de mes fonctions) sur le ton de la plaisanterie certes, mais qui démontre à quel point quand on est une fille, quoi qu'on fasse, ça n'est jamais assez et ça fait des jaloux qui se chargent de vous descendre en flèche à la moindre occasion. Il a appelé mon collègue qui me ramenait en voiture. Il a fait une drôle de tête, a mis le haut parleur et lui a demandé de répéter. J'ai entendu un « ca va, elle te saoule pas trop titi avec ses « géniaaaaal, ça s'est super bien passéeee, c'est suuuuuppper, je suis super contenteeeeux ». J'ai lancé un « salop, t'es dégueulasse » mi agressive, mi plaisantant. Et je l'ai scotché. Il ne s'y attendait pas.

    Ceci dit, ni excuses sur le moment, ni même lundi. Quand j'y ai fait allusion, il a fait comme s'il ne s'était rien passé. OK. Pour moi, la guerre est déclarée. Une guerre invisible, de pouvoir. Je déteste ça. Ca m'empêcherait presque de dormir la nuit. Mais au moins, je suis fixée. Je sais à qui j'ai à faire. Et je cerne mieux dans son discours ses tentatives déguisées et régulières pour décrédibiliser mon travail auprès du directeur. Faudrait pas que je devienne totalement parano non plus. On est censé bosser « ensemble ». Mais bon. Je me méfie désormais. Il faut que j'apprenne à parler moins. Il en sait déjà trop sur moi. Et moi, il faut que j'apprenne à mieux le cerner. Je suis certaine que l'assurance qu'il affiche est en partie du bluff. Je l'ai déjà vu se faire tout petit après avoir jouer les chefs auprès d'autres collègues parisiens qui n'hésitent pas à remettre les choses à leur place.

    Je n'aime pas ça. Mais va falloir que je m'habitue. Il faut que je gagne ma place (je viens tout juste de prendre « officiellement » mes nouvelles fonctions, et pour les hommes qui m'entourent dans ce boulot, l'étiquette secrétaire est encore affichée dans leurs têtes à mon sujet).

    Allez, zou, au boulot. Faudrait pas que je lui laisse prendre une longueur d'avance.


  • Commentaires

    1
    Franck
    Mardi 10 Octobre 2006 à 13:31
    Parfait
    Tout s'est bien passé dans votre organisation, c'est le principal et vous l'avez bien compris, le petit bémol ne devant en rien entacher la pleine réussite de votre manifestation. Bon courage dans votre combat face à ce collègue, pas très inspiré visiblement lorsqu'il s'agit de juger le travail des autres ...
    2
    titi
    Mercredi 11 Octobre 2006 à 09:18
    Merci Franck
    Et bonne journée à tous !
    3
    Jeudi 12 Octobre 2006 à 15:28
    Bonjour,
    Bravo pour cette réussite et cette reconnaissance quasi-unanime. J'adore l'illustration, prête à dégainer ? ;-)
    4
    Vendredi 13 Octobre 2006 à 10:07
    Ne pas baisser la garde...
    et ne pas espérer jouer à armes égales ; femme tu es, femme tu resteras. Non, l'endormir, jouer sur un peu de séduction puis un peu de froideur. S'il te descends auprès du dirlo, il est un peu sous le charme et préfère se protéger en attaquant, en matraquant. Il déteste ce truc dans le caleçon, qui sans cesse, vient lui rappeler qu'il est plus faible que toi. A attraper fermement pour lui rappeler que sa lutte est inutile.
    5
    Vendredi 13 Octobre 2006 à 18:08
    June D
    Merci pour le conseil, je vais m'exercer à jouer de la douche écossaise ;-)
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