• La clé des champs

    Il est presque 9h. Je suis déjà en retard. Mais je n'ai aucune énergie. Certes, j'ai un peu la crève, mais je sais bien que ce manque d'énergie là vient d'ailleurs. J'ai passé tout mon dimanche à dormir. 20 mn sur le canapé, 20 mn sur mon lit, puis retour sur le canapé. Dormir pour oublier qu'on s'ennuie. Dormir parce que pas d'énergie pour faire... faire quoi d'abord... Le ménage ? Pas envie. La bouffe pour le soir ? Un gâteau pour 16h ? Pas envie. Une promenade ? Pas possible. Il pleut, il vante et on aura même droit à des giboulés de neige. J'ai fini de lire mon elle. Pas la force d'attaquer un bouquin. Mon atelier est en stand by pour cause de travaux dans la pièce. Mes</personname /></personname /> parents ne répondent pas au téléphone. Mon homme s'amuse comme un fou à lancer tout un tas de trucs à télécharger sur l'ordi. Moi, ça me gonfle déjà. Et ça ne m'intéresse pas de rester assise à côté de lui à le regarder surfer. Alors je dors. Et ce matin, je suis dans le brouillard. J'avance au ralenti. Mais l'heure tourne. Faut que je me bouge. Même si je n'ai aucune envie d'aller au boulot. Parce que rien que de penser que je gagne autant que le petit nouveau, ça me démoralise, ça me donne une idée de la perception qu'on a de moi. Et ça m'écoeure.

    Je suis prête. En retard, mais prête. Mais, p*, où sont ces foutues clés ? Mes clés de voiture et de maison (sur un même trousseau, ben oui). Je passe 5 mn à chercher partout où je suis censée les trouver habituellement mais rien. J'appelle mon homme au cas où il les aurait vu. Au passage, je me fais engueuler sur mon manque d'ordre etc. Je passe ensuite une demi-heure à démonter toute la maison, à faire toutes les poches, à refaire tout le trajet depuis la voiture au garage jusqu'à la maison. A</personname /></personname /> fouiller partout, même dans le bac à linge sale, au cas où... Bref. Une demi-heure plus tard, toujours rien. Je rappelle mon homme, désespérée (enfin pas tant que ça, mais bon, un peu quand même). Lui rappelant la dernière fois où j'ai utilisé mes clés : pour fermer la porte samedi soir. Moi : « t'es sûr que tu ne les as pas vu ? » Lui « ah, elles étaient sur la porte ? Attends... Heu, cherche plus, c'est moi qui les ai ». Ben voyons. Après on dira que ce sont toujours les filles qui sont têtes en l'air et qui perdent toujours leurs affaires hein...


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