• Bébé devrait arriver plus tôt que prévu. C'est le Dr qui l'a dit lundi. Le col s'est ouvert, donc d'ici une dizaine de jours, il y a des chances que le processus s'enclenche. Et si ce n'est pas le cas, il préfère déclencher l'accouchement avant le terme, pour ne pas prendre de risques à cause de mon diabète. Bref, c'est pour trèèèès bientôt. D'ailleurs, je le sens bien. Je n'arrive presque plus à marcher. Et le simple fait de rester debout pour cuisiner ou repasser m'essouffle ! Epuisant !

    Donc, ça y est. J'entre dans une phase d'attente. Ma valise est presque prête à quelques détails prés que je mettrais au dernier moment comme mes affaires de toilette.

    Aujourd'hui peut-être, ou alors demain... Je guette les signes. C'est ce qu'il y a de plus flippant quand on n'a jamais connu ça : la crainte de ne pas reconnaître les bons signaux ! Du coup, si on doit le déclencher, finalement, ce n'est peut-être pas plus mal.

    A part ça, petit coup de blues aujourd'hui. C'est mon anniversaire et je suis toute seule toute la journée. Le chéri n'a rien prévu évidemment. J'espère le traîner au ciné s'il ne rentre pas trop tard de son boulot (il est prévenu, mais que voulez-vous, parfois il a du mal à comprendre...). Il a quand même annulé son déplacement professionnel vu les risques d'accouchement en avance annoncé par le Dr. C'est déjà ça. Mais bon, si c'est pour se retrouver ce soir sur le canapé devant une merde à la TV, merci bien. Bref c'est rien, ça va passer. C'est juste que même si j'ai fini par m'habituer à ne jamais avoir droit à une surprise, à recevoir mon cadeau d'anniversaire des jours, voire des semaines ou plus après le jour J, il y a quand même des fois où ça me rend un peu triste. Il ne faut pas. C'est idiot. Je le sais bien. Ca ne l'empêche pas de m'aimer. Mais quand même... Sa manie de toujours tout faire au dernier moment m'exaspère. Surtout quand "le dernier moment" arrive trop tard à mes yeux pour avoir la valeur que je voudrais lui accorder. Pour moi, le lendemain, c'est déjà trop tard.

    Alors vivement demain. Qu'on n'en parle plus.


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  • On y est presque...

    J'ai enfin rédigé mon petit mot d'absence de bureau. Mes deux dossiers en souffrance sont bouclés. Je peux tourner la page du boulot pour quelques mois.

    J'ai encore pas mal de choses à faire / acheter / pour préparer la venue de bébé. Il est temps que je m'y attèle. Sauf que depuis quelques jours j'ai vraiment beaucoup de mal à marcher. Maux de ventre, tiraillements, essoufflements... Ca va devenir compliqué. Et avec ça, après un pseudo-printemps ces dernières semaines, c'est le grand retour du froid aujourd'hui. Quelques flocons par la fenêtre, c'est dire... Ca ne donne pas vraiment envie de mettre le nez dehors.

    J'ai hâte de voir sa bouille et en même temps, je ne suis pas pressée. J'ai un peu peur de tout ce que ça va changer... Même si en me lançant dans l'aventure, j'ai accepté ces changements qui m'effrayaient bien trop auparavant.

    En même temps, l'abstinence commence à être longue. C'est dans ces moments là que je regrette de ne pas avoir de joujous comme certaines ;-) Et puis, côté fringues, j'ai hâte de pouvoir à nouveau m'habiller avec plaisir. Même si je me doute bien que, là aussi, il va falloir attendre encore quelques mois avant de pouvoir à nouveau entrer dans mes bons vieux jeans.

    J-1mois... Ca va vite passer, je le sens.


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  • Jusque là, tout va bien. Je ne stresse pas trop. Sauf que... Je viens d'apprendre que l'homme me laisse tomber pendant 4 jours et 4 nuits pour un déplacement professionnel, tout juste 15 jours avant la date prévue de l'accouchement. Et là je dis NAAAAAAAAN et je commence à angoisser.

    Non, parce que ça fait beaucoup, 4 jours et 4 nuits quand même. Enfin, moi je trouve. Et comment je fais moi, ici totalement seule et isolée, s'il se passe quelque chose ? En journée, passe encore. Je peux toujours appeler la voisine et encore, si elle est là... (et si elle est pas là ???). Mais si c'est la nuit hein ? Mes beaux-parents, vu la distance, le temps qu'ils se réveillent, se préparent, viennent me récupérer et m'accompagnent à la clinique, au total on en a pour une bonne heure. J'ai presque autant d'essayer de me traîner toute seule à la maternité. Et en plus, j'avoue : je n'ai pas du tout envie de faire appel à mes beaux-parents. C'est dit.

    Va falloir que je mette en place un plan B là, parce que sinon je vais mal dormir jusqu'à ce que son déplacement soit passé.

    Dans ces moments là, je regrette sérieusement d'habiter si loin de ma famille. Et je lui en veux de ne pas avoir envoyé balader son boss. J'en ai assez d'être une sorte de warrior qui doit tout le temps se débrouiller toute seule et n'obtenir
    de lui que des encouragements de coach. Marre. J'espérais que mon état générerait de sa part un minimum de réactions de chouchoutage dans les règles. Je termine mon huitième mois, et nada à ce niveau. C'est pas faute de le lui dire pourtant. Mais il ne sait pas faire. Et ça me désespère... C'est pourtant pas si compliqué pourtant, si ?


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  • Et voilà, c'est reparti. Un nouveau rhume sur ma sinusite. Je passe des nuits très très hachées ! Un réveil toutes les heures pour respirer un grand coup, boire un peu pour rafraîchir ma gorge desséchée et... immanquablement faire mon petit pipi (je bois tellement qu'à force hein). Heureusement que derrière, mes journées sont plutôt calmes.

    Côté boulot, je commence petit à petit à lâcher du lest même si c'est pas si facile. Mais ça m'occupe pas mal encore. D'ici fin février, je pense ne plus prendre en charge quoi que ce soit. Les dossiers en cours devraient être définitivement réglés. Pour la suite, ils devront se débrouiller sans moi.

    Bébé bouge. Quelquefois je l'imagine. Sa chambre prend doucement forme même si on est un peu juste côté timing. Pour autant, je n'ai pas encore vraiment hâte de le voir arriver. J'appréhende beaucoup les nuits sans sommeil (même si mes nuits ne sont pas actuellement idylliques non plus !). Et puis, ce fameux cap de l'accouchement. Hum. J'ai beau trouver les sages-femmes de la clinique très sympas et douces et tout et tout, franchement, je redoute pas mal cette étape. Alors, contrairement aux autres mamans qui n'en peuvent plus de leur état de femme enceinte (moi aussi hein, j'en ai marre de me traîner, de mon diabète, de mon régime, de mon nez bouché, de ma petite veine enflée qui dépasse là où hein, bon, de ne plus pouvoir m'habiller qu'avec de grands trucs certes confortables mais bon, de mon profil de baleine, de la fatigue...) je ne suis pourtant pas pressée d'arriver au bout. Certainement l'inconnu qui reste un peu effrayant. Peur, moi qui n'ai jamais été trèèèèèèèès motivée pour avoir un enfant, de me laisser déborder par toutes les nouvelles contraintes que cela représente.

    Mais bon, en attendant, je profite comme je peux. Je passe mes matinées sous la couette à bosser et surfer tranquillement. Le reste du temps, je fais mes quelques petites courses, mes démarches administratives, mes petits travaux à ma mesure, mon rangement...  Je suis loin de m'ennuyer même si je manque un peu de lien social.

    Le temps s'écoule, doucement. Dans moins d'un mois et demi je serais maman.

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  • Dernière échographie ce matin. Apparemment tout va bien. La tête est bien en bas, il est dans la moyenne des courbes de poids (ouf, je ne devrais pas faire un bébé de 4kg !), il s'agite toujours autant. Je prends de plus en plus conscience de lui. Mais je crois que je ne réaliserais vraiment le chamboulement que son arrivée va occasionner que lorsqu'il sera là, et qu'on le ramènera avec nous à la maison...

    Pour le reste, j'accumule les petits désagréments. Constipation, hémorroïdes, mal au dos, envie incessante de faire pipi, sinusite... Sans compter ce méga régime que je suis depuis bientôt un mois. Sages-femmes et "médecin échographiste" sont très sceptiques sur la dureté du régime qu'on m'a demandé de faire. Cet endocrinologue n'est manifestement pas vraiment apprécié du reste du corps médical. On m'a soufflé à demi-mots que certains le considéraient presque comme un escroc (et ben dites-moi mais où suis-je tombée ???). Tout le monde me dit "Ah, vous avez vu le Dr Bidulle ? Vous devez être affamée...". Heu, un peu. Ca m'arrive souvent d'avoir de petits creux dans la journée c'est vrai. Et manger autant de crudités n'arrangent pas mes affaires côté ballonnements.

    Bref. Tout ça n'est rien. Malgré ces choses désagréables, je ne suis pas encore vraiment pressée d'arriver au bout de ces deux mois. Mes deux derniers mois "d'insouciance".

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