• A y est. Les choses se réglent petit à petit. Mon petit bonhomme ira dormir chez des amis le mercredi soir (qui ont aussi des enfants qu'il sera heureux de revoir) et mon amie A l'emmenera à l'école le lendemain matin. Pendant ce temps, une autre copine B viendra me chercher pour m'emmener à l'hôpital, ira bosser puis viendra me chercher vers 13h. Elle a pris son jeudi aprem et son vendredi matin pour s'occuper de nous. Vendredi après-midi, c'est le mari de l'amie A qui ira le chercher à la sortie de l'école. Et mon amie A nous rejoindra pour s'occuper de nous jusqu'au retour de l'homme le vendredi soir (quel mic-mac me direz-vous, mais bon...).

    Pour les jours qui suivent, je ne devrai compter que sur mon mari... hum.

    J'ai fait part de mon plan à l'homme qui me demandait subitement ce week-end si on ne pouvait pas changer la date. Franchement, si j'avais eu le choix, évidemment hein. Mais non, et je dois faire avec. On dirait que ça l'emmerde un peu que j'ai fait appel à des amis (et que je doive de ce fait les mettre au courant alors que je ne veux pas qu'il en parle pour l'instant à ses parents. De même que je n'ai pas tellement envie d'en parler aux miens ceci étant).

    Etre en mode "logistique" m'évite de trop réfléchir au reste. En même temps, je me suis totalement déconnectée de la crevette. Je trouve ça triste car après la 1ère écho, contrairement à ma 1ère grossesse, j'ai ressenti quelque chose, un petit début de bonheur que je n'avais pas connu la 1ère fois. Mais j'ai du mettre tout ça sous clé juste quelques jours après. Et ce, pour au moins un mois encore. Désormais, je me projette dans un potentiel  no future de cette grossesse en pensant à d'autres choses agréables que je pourrais faire si jamais ca devait mal se passer. Comme trouver un amant par exemple...


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  • C’est que le début, d’accord, d’accord. Comme les choses ne sont déjà pas assez compliquées, il se trouve que le jour où je dois faire mon amniocentèse (je n’ai pas eu le choix de la date, je vous le rappelle), mon mari est en déplacement à Paris TOUTE la semaine pour un salon. Il part le lundi et revient très tard le vendredi soir. Or, l’intervention doit avoir lieu le jeudi matin à 7h30. A partir de là, je ne dois plus conduire, plus faire d’effort, en gros ne plus bouger pendant au moins 3 jours pour éviter que la poche des eaux que l’on viendra de percer ne se déchire. Je vais devoir m’installer à l’étage pour éviter les escaliers ET avoir accès aux toilettes, mais du coup, pas d’accès à la cuisine (qui est en bas). Il faudra donc qu’on m’apporte de quoi me sustenter matin / midi et soir et qu’on s’occupe du petit chou (A/R à l’école et tutti quanti) pendant quelques jours.

    Bien. Je fais donc part de mon désarroi à l’homme. Comment vais-je faire ? Là, vous, vous attendriez quoi comme réponse ? Non parce que peut-être que je suis encore trop exigeante, je ne sais pas. Mais personnellement, j’espérais qu’il me dirait un truc du genre « je vais m’arranger avec mon patron et mes collègues. Trouvons quelqu’un pour t’accompagner et venir te chercher à l’hôpital jeudi matin et moi, je reviendrai jeudi après-midi pour m’occuper de toi et du petit bonhomme ». Ca vous semble farfelu ? Impensable ? Trop demander peut-être de faire passer sa femme et son potentiel futur enfant avant un salon, certes très important peut-être pour son entreprise, mais bon, hein… ?

    Au lieu de quoi, je vous donne dans le mille, voilà sa réponse « et bien y’a pas le choix, on va appeler mes parents ! ». J’ai juste failli m’étouffer en entendant sa réponse. C’est dire à quel point il n’a toujours pas compris que, ce n’est pas parce que je ne passe pas mon temps à critiquer ses parents que je leur ai pardonné. Ce n’est pas parce que je ne dis plus rien à leur sujet depuis que je les ai envoyé bouler il y a deux ans, que j’ai oublié. Toute l’eau du monde aura beau passer sous tous les plus grands ponts du monde, à partir du moment où j’ai tiré un trait sur une personne, c’est définitivement définitif. Je tolère déjà leur présence avec la plus grande difficulté dans les réunions de famille, mais s’il y a bien un moment dans ma vie où je n’ai pas envie du tout de les avoir sur le dos, c’est bien pendant ce moment là. Parce que faire semblant quand je vais à peu près bien, c’est déjà dur. Mais faire semblant pendant deux jours où je sais que je vais être mal, inquiète, fatiguée etc… C’est juste impossible et c’est évidemment nous exposer à un inévitable nouveau clash. D’autant que je ne veux absolument RIEN leur devoir. Rien que cette idée là me donne envie de gerber (oui, je n’en ai pas encore tout à fait fini avec les nausées !).

    Je dis donc à mon homme que non, je n’ai pas du tout envie que ses parents s’installent chez moi pendant deux jours. Evidemment, cela l’a blessé et le je le comprends. Il s’est levé, m’a lancé un « et bien dans ce cas, démerdes-toi ! » et est parti en claquant la porte.

    OK. Dont acte. C’est une excellente occasion de lui démontrer que je n’ai besoin ni de lui, ni de ses  parents. Mais putain, quelle galère en termes d’organisation. J’ai 12 jours pour trouver une solution à chacun des petits problèmes du quotidien qu’il va falloir gérer. Vous allez me dire que je l’ai bien cherché, que je n’avais qu’à accepter l’aide de ses parents, blablabla. Mais non. Pour ceux qui me lisent depuis longtemps, vous comprendrez, aisément je pense, que ce n’est pas possible du tout. S’il n’est pas là pour me soutenir aussi bien psychologiquement, affectivement et logistiquement… Alors je peux m’organiser pour ce qui est du soutien purement logistique. Pour le reste… souhaitez-moi bon courage. C’est parti.


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  • Entrer dans une bulle. Me protéger. Blinder mon cœur. Oublier mes émotions. Oublier mon état. Rayer de ma tête la crevette qui s’agite dans mon ventre et ne pas se projeter. Ne surtout pas commencer à s’attacher. Dans un mois, peut-être que je devrais lui dire au-revoir. Tirer un trait sur cette grossesse. Comme ça, là, en plein milieu du parcours.

    Mes résultats sanguins ne sont pas bons. Une amniocentèse est programmée fin mars - avec les risques de fausse couche qui vont avec. Si elle confirme la suspicion de T21, ce sera l’IMG. Le Dr Gygy a été plus doux qu’à son habitude. C’est inquiétant lui qui est si froid. Il n’avait pas l’air très optimiste. Pas rassurant du tout.

    Nous devions annoncer la « bonne nouvelle » à toute la famille dans 15 jours. Il va falloir éviter. Cacher ce ventre qui s’arrondit et s’empâte malgré moi. Trouver de fausses raisons pour justifier le fait de ne pas goûter à mon gâteau d’anniversaire, ni à celui de mon petit bout (régime sans sucre oblige). Lutter contre le sixième sens de ma maman. Ne pas gâcher la fête. Ouvrir une parenthèse.

    Entrer dans une bulle. Me protéger. Blinder mon cœur. Oublier mes émotions. Oublier ces émotions…


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  • Bonne nouvelle, il n’y en a qu’un. C’est déjà ça. Deuxième bonne nouvelle : jusque là, tout va bien, son petit cœur de crevette bat correctement. Il mesure 18 mm. Troisième nouvelle, ah non, celle-ci, elle est beaucoup moins bonne : d’ores et déjà, je dois arrêter de manger tout ce qui a un « goût sucré » (j'ai droit à 1 fruit par jour, c'est la fête) en prévention de mon diabète gestationnel qui, s’il arrive, sera plus fort que la 1ère fois, dixit le Dr Gygy, parce que je suis « plus vieille ». Merci doc. J’apprécie le tact et la délicatesse.


    C’est vraiment pas drôle d’envisager la grossesse comme 9 mois de frustrations alimentaires… Il n’a vraiment pas l’air de penser que je vais passer au travers des gouttes, contrairement à certains témoignages que j’ai pu avoir autour de moi sur des femmes qui n’ont eu ce problème que sur l’une de leur grossesse et pas l’autre. Lui, il a l’air quasi-certain que je ne vais pas y couper.

    Bouh. La loose. Y’a des jours comme ça ou vraiment hein… Pfff.


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  • Le ram-dam des rendez-vous médicaux commence. Pour confirmer la grossesse, j’irai au laboratoire la semaine prochaine pour une prise de sang. Rendez-vous est également pris chez le Dr Gygy pour ma première visite, début février. Et sur ses conseils, la date de la première échographie a également été fixée. Moi qui n’arrive pas encore à vraiment prendre conscience de ce qui arrive, me voici déjà avec un agenda bien chargé ! Ca fait vraiment bizarre tout cet enchaînement de choses à faire, à programmer, cet emballement soudain alors que je suis moi-même encore dans un flou étrange, dans le secret...

    Je n'arrive pas encore à y croire, c'est vraiment étrange.


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