• Ma soeur est enceinte. Elle va accoucher. Nous l'accompagnons à l'hôpital. A peine nous nous garons, c'est déjà trop tard. Pas le temps de la faire monter dans l'établissement. Elle accouche dans la voiture. C'est moi qui sort le bébé. Je le prends dans les bras. Ma mère coupe le cordon et me le donne (heurk, encore un truc gore). J'enveloppe vite le bébé pour ne pas qu'il ait froid. Je le regarde, il me souris, il est mignon. Beaucoup d'amour émane. Mais je dois le rendre. Il n'est pas à moi. Je dois le rendre et je suis triste.


    Et ben, ça y est, c'est parti pour une série de rêves étranges !


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  • "Le test est positif. Vous êtes enceinte Madame".

    Même si le contraire m'aurait largement étonné et inquiété, ça fait bizarre de se l'entendre dire. Vraiment bizarre.

    Enceinte. Moi ? Enceinte ? Z'êtes sûrs ? Moi qui suis une traumatisée de la grossesse et de l'accouchement ? Moi qui ne voit que des inconvénients à la présence d'enfants dans un couple ? Ben oui. Je l'ai bien cherché, alors forcément, maintenant, on y est. Va falloir s'accrocher. Je sens que je vais commencer à flipper là... Ouh là là, oui.

    Bon, faut que j'appelle le chéri pour le lui dire quand même.




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  • Dans 2h, je saurais. A 11h30, je dois rappeler le labo et je saurais avec certitude.

    Prise de sang ce matin. Le chéri m'a accompagné au cas où. L'infirmière, un peu rugueuse au premier abord, était en réalité plutôt sympathique. Le fait de ne pas être à jeun, ça aide. Pas de tête qui tourne. Rien. Juste l'angoisse. Ne pas regarder. Prévenir l'infirmière que je ne dois rien voir. Sentir le garot. Devoir serrer le poing pour que les ...... gonflent (heurk, ne pas y penser, ne pas y penser). Ca pique un peu, ça tire. C'est désagréable mais pas véritablement douloureux je le sais bien. Penser à la mer, au ciel bleu, aux petits oiseaux. Parler, parler, rire avec l'infirmière de cette peur ridicule, penser à tout sauf à ce qui est en train de se passer. C'est fini. Oups, les petits flacons de sang sont là, vite tourner la tête. Devoir appuyer sur le coton. Sentir le sparadrap qui tire pendant encore une demi-heure avant de pouvoir le retirer. Porter une veste au bureau pour éviter les questions, en attendant de pouvoir décoller le sparadrap. Et attendre maintenant. Il ne me reste plus que ça à faire.

    Quant à savoir si ce cirque devra recommencer tous les mois, je devrais attendre vendredi pour savoir. En attendant, j'aurais économisé une prise de sang. C'est déjà ça.

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  • Depuis l'enfance, j'ai une phobie du sang. Allez savoir pourquoi, je n'en sais rien, mais gamine, la simple vue d'une tâche de sang au sol d'un gamin qui avait vaguement saigné du nez dans la cour de récré me donnait la gerbe. Quand je vois quelqu'un qui s'est, ne serait-ce que coupé un petit peu avec une feuille de papier, et qui saigne du bout du doigt, limite je tourne de l'oeil. Cette phobie du sang et des blouses blanches (quand je voyais une infirmière ou le docteur, je partais en courant me cacher sous la table me racontait maman) me tient depuis toujours. Pour me faire une prise de sang à l'âge de trois ans, ils ont du s'y prendre à quatre pour me maintenir immobile et me faire un prélèvement sur le doigt de pied parce que je gigotais trop en hurlant à la mort. Ils en avaient tous mal aux bras après. Si, si. Ca fait partie de mes anecdotes à moi de ma petite enfance (et on ne rit pas là bas au fond, oui, vous !).

    Mais ce que je crains encore plus par dessus tout ça c'est... Bon, je ne peux même pas écrire ou dire le mot sans me sentir mal. Mais bon, là où on pique pour faire des prises de sang, vous voyez ? Chez moi "elles sont petites et elles roulent" (dixit une infirmière qui a failli me massacrer le bras il y a quelques années). Bon, ben, rien que de commencer à en parler, mes mains tremblottent sur le clavier et le mal au coeur revient. Je ne peux même pas les regarder. Ni chez moi, ni chez les autres. Alors devoir envisager de faire des dizaines de prises de sang à partir de maintenant, ça me terrifie. Je fais des prières pour avoir eu un jour la toxoplasmose sans m'en rendre compte. Je mange souvent des radis, parfois un peu de terre échappée au lavage de la salade verte crisse sous mes dents, alors j'espère que oui, j'ai eu cette foutue toxo un jour dans ma vie (ou du moins depuis ces 4 dernières années, car j'avais fait un test au moment du mariage et je n'avais toujours pas eu cette saleté inoffensive tant que vous n'êtes pas enceinte). Bref.

    Je ne peux avoir rendez-vous chez Dr Gygy avant le 3 septembre. J'ai une ordonnance qu'il m'avait donné en juin pour la toxo et la rubéole. Mais voyez-vous, je voulais grouper avec la prise de sang qui confirme ou non que vous êtes enceinte. Donc, j'attendais. La secrétaire me dit qu'il faut absolument que je fasse ces analyses avant mon rendez-vous au cours duquel j'obtiendrais une nouvelle ordonnance pour le test de grossesse. Mais non, je ne veux pas faire déjà DEUX prises de sang, voyez. J'ai rendez-vous demain (l'ordonnance n'est valable que 3 mois de toute façon. Elle expire donc le 5 septembre). Et franchement, si ça ne coûte pas trop cher (je me fixe un maxi de 20 euros), je demanderai à ce qu'il me fasse ce test en complèment des analyses demandées par le médecin, ça fera des économies à la sécu et moi, je m'économiserai une crise d'angoisse. Et en plus de cela, j'aurais la confirmation que j'attends un peu plus tôt.

    Ca commence. Le cirque que je redoutais. C'est pas que je suis pas pressée de savoir. C'est juste que je peux pas. J'espère que le chéri pourra se libérer demain matin pour m'accompagner. En principe, contrairement à lui (petite nature le chéri), je ne tombe jamais dans les pommes et je résiste assez bien. Mais c'est plus fort que moi. Je me sens mal, j'ai mal au coeur et j'angoisse.

    Qu'est-ce que ça va être quand j'aurais besoin de m'occuper de mon gamin qui vient de s'arracher un genou dans la cour de récré ? Pfff. Passons à autre chose, sinon je vais vomir. Allez oust.



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  • 22h. Je tombe de fatigue. Mon homme aussi. Nous qui avons l'habitude de ne pas fermer l'oeil avant minuit partons nous plonger sous les draps. 1h du matin. Je suis réveillée par des maux de ventre. Comme si mes règles allaient arriver. Cela fait plusieurs jours que j'ai épisodiquement mal au ventre mais là, c'est plus fort. 7h, le réveil sonne. Je peine à me lever malgré mes 9h de sommeil. Cela fait quelques jours que je me sens un peu flagada, que je me sens un peu barbouillée le soir, essouflée parfois, que les odeurs de peinture dans la maison me deviennent plus difficiles à supporter.

    Toujours pas de règles ce matin. Je me prépare, j'hésite. Puis je décide que c'est le moment de refaire le test. Pour m'éviter un nouveau "test invalide", je prends la peine de choisir un récipient "propre et sec" comme ils disent. J'attends 5 secondes. La bande s'imbibe et devient rose. Une croix commence à s'afficher dans la fenêtre mais tant que la petite barre témoin ne s'est pas affichée, il ne faut pas tenir compte du résultat. Qu'est-ce qu'elle est longue cette petite barre qui indique que le test a bien fonctionné pour s'afficher. Et puis la voilà. Petite barre bleue d'un côté, croix de l'autre... Le test est... Positif.

    Je souris. Je suis calme et je souris. Jamais je n'aurais cru il y a quelques mois que je pourrais prendre cette nouvelle avec tant de calme. Je suis seule à savoir pour le moment. Jusqu'à ce soir. J'attendrai ce soir pour le lui dire. Je pense que je vais lui écrire une lettre. Je ne sais pas trop. J'ai un peu peur de l'enthousiasme débordant que la nouvelle risque de provoquer chez mon homme. Cela fait plus de 6 ans qu'il attend ce moment. Il a été trés patient avec moi. Il n'a jamais désespéré. Et voilà. Ca y est. J'ai choisi mon moment. Ce moment où, la trentaine passée depuis plus de deux ans mon corps commence à réclamer son dû avant qu'il ne soit trop tard ; ce moment où malgré un job intéressant un certain ennui apparaît, une lassitude face à cette bataille incessante pour évoluer ; une stabilité dans le boulot pour encore un ou deux ans ; les travaux de la maison qui prennent fin. Tout s'imbrique. C'est LE moment.

    Par dessus le marché, je voulais accoucher avant l'été. D'abord pour éviter d'avoir à souffrir de la chaleur en me traînant comme une grosse baleine échouée. Ensuite parce que professionnellement, cela me permettra d'englober dans mes quelques mois d'absence les deux mois d'été où il ne se passe pas grand chose. C'est donc formidable pour moi que cela ait fonctionné ainsi. Ce devrait être pour fin avril si je ne me trompe pas (si je prend en compte le test négatif du 19 juillet dernier, cela veut dire que je suis tombée enceinte juste après). Mais tout cela reste à confirmer. Ne nous emballons pas. Il va maintenant falloir passer par toute une phase que j'appréhende. Et pour commencer, les prises de sang. Heurk. Au secours...


    Alea jacta est. Ma vie va changer... Je ne réalise pas encore vraiment je crois.

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