• Et ca continue, encore et encore…

    C’est que le début, d’accord, d’accord. Comme les choses ne sont déjà pas assez compliquées, il se trouve que le jour où je dois faire mon amniocentèse (je n’ai pas eu le choix de la date, je vous le rappelle), mon mari est en déplacement à Paris TOUTE la semaine pour un salon. Il part le lundi et revient très tard le vendredi soir. Or, l’intervention doit avoir lieu le jeudi matin à 7h30. A partir de là, je ne dois plus conduire, plus faire d’effort, en gros ne plus bouger pendant au moins 3 jours pour éviter que la poche des eaux que l’on viendra de percer ne se déchire. Je vais devoir m’installer à l’étage pour éviter les escaliers ET avoir accès aux toilettes, mais du coup, pas d’accès à la cuisine (qui est en bas). Il faudra donc qu’on m’apporte de quoi me sustenter matin / midi et soir et qu’on s’occupe du petit chou (A/R à l’école et tutti quanti) pendant quelques jours.

    Bien. Je fais donc part de mon désarroi à l’homme. Comment vais-je faire ? Là, vous, vous attendriez quoi comme réponse ? Non parce que peut-être que je suis encore trop exigeante, je ne sais pas. Mais personnellement, j’espérais qu’il me dirait un truc du genre « je vais m’arranger avec mon patron et mes collègues. Trouvons quelqu’un pour t’accompagner et venir te chercher à l’hôpital jeudi matin et moi, je reviendrai jeudi après-midi pour m’occuper de toi et du petit bonhomme ». Ca vous semble farfelu ? Impensable ? Trop demander peut-être de faire passer sa femme et son potentiel futur enfant avant un salon, certes très important peut-être pour son entreprise, mais bon, hein… ?

    Au lieu de quoi, je vous donne dans le mille, voilà sa réponse « et bien y’a pas le choix, on va appeler mes parents ! ». J’ai juste failli m’étouffer en entendant sa réponse. C’est dire à quel point il n’a toujours pas compris que, ce n’est pas parce que je ne passe pas mon temps à critiquer ses parents que je leur ai pardonné. Ce n’est pas parce que je ne dis plus rien à leur sujet depuis que je les ai envoyé bouler il y a deux ans, que j’ai oublié. Toute l’eau du monde aura beau passer sous tous les plus grands ponts du monde, à partir du moment où j’ai tiré un trait sur une personne, c’est définitivement définitif. Je tolère déjà leur présence avec la plus grande difficulté dans les réunions de famille, mais s’il y a bien un moment dans ma vie où je n’ai pas envie du tout de les avoir sur le dos, c’est bien pendant ce moment là. Parce que faire semblant quand je vais à peu près bien, c’est déjà dur. Mais faire semblant pendant deux jours où je sais que je vais être mal, inquiète, fatiguée etc… C’est juste impossible et c’est évidemment nous exposer à un inévitable nouveau clash. D’autant que je ne veux absolument RIEN leur devoir. Rien que cette idée là me donne envie de gerber (oui, je n’en ai pas encore tout à fait fini avec les nausées !).

    Je dis donc à mon homme que non, je n’ai pas du tout envie que ses parents s’installent chez moi pendant deux jours. Evidemment, cela l’a blessé et le je le comprends. Il s’est levé, m’a lancé un « et bien dans ce cas, démerdes-toi ! » et est parti en claquant la porte.

    OK. Dont acte. C’est une excellente occasion de lui démontrer que je n’ai besoin ni de lui, ni de ses  parents. Mais putain, quelle galère en termes d’organisation. J’ai 12 jours pour trouver une solution à chacun des petits problèmes du quotidien qu’il va falloir gérer. Vous allez me dire que je l’ai bien cherché, que je n’avais qu’à accepter l’aide de ses parents, blablabla. Mais non. Pour ceux qui me lisent depuis longtemps, vous comprendrez, aisément je pense, que ce n’est pas possible du tout. S’il n’est pas là pour me soutenir aussi bien psychologiquement, affectivement et logistiquement… Alors je peux m’organiser pour ce qui est du soutien purement logistique. Pour le reste… souhaitez-moi bon courage. C’est parti.


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  • Commentaires

    1
    soda slovaque
    Lundi 19 Mars 2012 à 08:57
    salut Titi
    Qu'il emmène le bonhomme chez les grands-parents et tu te "démerderas" toute seule. Tu ne leur devrais rien ; c'est son devoir primordial et sacré de père de famille de prendre soin de son fils et sa femme; qu'il se fasse remplacer dans son rôle quand il n'en est pas capable de faire lui même.
    2
    Lundi 19 Mars 2012 à 14:57
    Soda
    Oui Soda, faire appel à ses parents était "sa" solution. Mais comme je dois aussi trouver quelqu'un pour s'occuper de moi de toute façon, autant grouper et rester ensemble. D'autant que je n'ai pas envie qu'il leur explique le pourquoi du comment. Sinon, ils vont se sentir obligé de s'occuper de moi. Et moi, JE NE VEUX PAS DE LEUR PRESENCE. Voilou.
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