Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...
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Publié par Titinette à 00:36:46 dans Double je | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Titinette à 11:38:52 dans Conversations Intimes | Commentaires (2) | Permaliens
Bon. Il faut que je vide mon sac
quelque part. Et mon vide sac, il se trouve que c'est ici. Alors je sais. Certains d'entre-vous vont encore dire que je n'arrête pas de me
plaindre et blablabla, mais dans ce cas, vous n'avez qu'à ne pas lire ce texte et
passer votre chemin. En plus c'est très long, donc ce n'est vraiment pas la
peine de fatiguer vos petits yeux pour rien. Bref, il s'agit de nos probables futures « no-vacances ».
La question des vacances a toujours été entre le chéri et moi une question
délicate. Lui, le roi du « tout au dernier moment » (genre je boucle
ma valise à 4h du mat', juste avant le départ pour le voyage de noces aux USA
et j'hurle sur ma femme au passage - parce qu'évidemment, je ne retrouve pas
certaines choses dont j'ai AB-SO-LU-MENT besoin) et moi, qui aime un minimum
savoir où je mets les pieds.
Bref. Pendant des années, pour de multiples raisons, j'ai du supporter de
passer une grande partie de mes vacances d'été (qui, pour ceux qui ne le savent
pas encore, représentent quelque chose de véritablement sacré pour moi) entassés
dans un appart' avec mes beaux-parents. Tout ça pour avoir le privilège de goûter
à cette mer qui m'appartient mais dont je vis si loin tout le reste de l'année.
Pas de budget pour partir ailleurs, pas moyen d'anticiper parce que le chéri ne
daigne pas poser ses vacances assez tôt, pas d'autres moyens pour voir une
partie de la famille de mon homme qu'on ne peut voir qu'à cet endroit et à
cette période-ci de l'année. Re-bref. J'en ai bouffé des vacances « en
famille ». Longtemps.
Sauf que ce n'est pas MA famille. Ils ont beau être sympas, pas chiants et tout
et tout. Je suis désolée, mais ce n'est pas le top des vacances non plus côté
intimité, liberté et confort. J'ai donc supporté jusqu'au maximum, pendant des
années, avec le sentiment de parler dans le vide à mon homme quand j'osais lui
dire que je voudrais faire autrement. Jusqu'au jour où j'ai vraiment craqué.
Grosse crise et tout le tralala. Jurant par mes grands dieux que jamais, ô plus
jamais, je ne pourrais supporter de passer à nouveau deux jours de vacances dans
ces conditions. Certes, ce n'est pas le bagne. Mais quand la coupe est pleine,
chez moi, ça donne lieu à de grandes décisions irrévocables. Je supporte beaucoup de choses, jusqu'au
jour où je ne peux plus du tout supporter. Plus du tout. Plus jamais. Ca
devient comme une allergie en quelque sorte. Avec intolérance totale et réaction
immédiate. C'est cuit. Mort. Terminé.
Je croyais que tout le monde avait compris. Y compris le chéri. Car depuis deux
/ trois ans, on arrive enfin à ne faire que se croiser dans cet appart', chacun
son tour et tout va bien (à 30 ans passés, il était temps qu'on se sente un peu
« adultes » dans nos vacances). Sauf que. Sauf que là, cette année,
les beaux-parents sont tous les deux à la retraite désormais. Ils n'ont donc
plus de date limite pour rentrer. Je me souviens très bien, il y a quelques
mois, les avoir entendus nous dire qu'ils ne descendraient qu'en juin et en
septembre, hors période scolaire, pour être plus tranquilles d'une part et laisser à leurs
deux enfants la liberté de venir quand bon leur semblerait d'autre part. Il ne nous fallait donc
plus que nous organiser avec le frérot du chéri. Pas trop sorcier. Et puis,
changement de programme. Finalement, les beaux-parents descendent à partir de fin
juin. Ah. Bien. Après tout, normal, c'est leur appart. Mais, quand on leur
demande « jusqu'à quelle date », c'est là que tout se corse. Ils
répondent nonchalamment un « ben jusqu'à ce que vous arriviez » (histoire
de la jouer « quand vous nous chasserez, on partira). Hum. Déjà, je
commence à m'agacer. Parce qu'avec de tels échanges (on vient quand vous
partez, on partira quand vous viendrez) on tourne un peu en rond.
Mais ce n'est que le début. Car
depuis, lorsque je demande au chéri comment on s'organise pour le passage de
relais, comment s'est-il arrangé avec ses parents etc... Evidemment... Il ne s'est
pas arrangé du tout. Il attend le dernier moment en étant convaincu qu'on va
passer quelques jours tous ensemble comme au bon vieux temps pour ce fameux passage de relais. « On ne
va pas les chasser, quand même ils sont chez eux » Oui chéri. Mais non. C'est
fini ce temps là (et puis deux ou trois jours sur 10 jours de vacances, je suis désolée, mais ça commence à faire). Et aux beaux-parents de renchérir sur un « on vous
gardera le petit quand vous irez à la plage ». Heu, What ? Mais c'est
quoi cette histoire là, c'est un complot ou quoi ? Il est encore moins
question de passer trois jours collés les uns aux autres avec le loulou. Surtout
que, rappelez-vous, j'ai du mal depuis l'épisode de la maternité, à supporter
mon beau-père. Alors faudrait pas me pousser jusque dans mes derniers
retranchements et me reprocher ensuite d'être désagréable. « Mais ils ont
envie de voir le petit, c'est normal ! ». Oui chéri. Mais une journée
pour le voir, ça devrait suffire nan ? Surtout qu'ils vont bien en
profiter en septembre puisqu'ils l'auront au moins deux week-ends entiers pour
eux tout seuls (pas le choix, on est invités à un mariage assez loin et à un
anniversaire où les enfants ne seront pas particulièrement à leur place). C'est pas assez comme ça ?
Mais non. Il ne veut pas céder. C'est
alors que je me suis lancée dans un souffle et un gros pincement au coeur avec un « ok.
Ils sont chez eux. Tu as tout à fait raison. On ne va pas les chasser. Puisque c'est ainsi.
On n'ira pas du tout. J'aurais simplement bien aimé qu'on anticipe cette situation. Au
moins, j'aurais pu prévoir autre chose ».
Et une grosse boule au ventre me
tient depuis. Parce que devoir renoncer aux vacances au dernier moment, ça me
rend malade. Mais je ne peux pas tolérer de me faire balader ainsi, sans que
personne (enfin surtout le chéri en l'occurrence) ne prenne en considération
mes envies et surtout, mes besoins.
Depuis, on n'en parle plus. Je ne
sais pas ce qu'il a en tête. Je ne sais pas comment il envisage les choses. Je
ne sais pas quoi répondre à ma mère, à ma grand-mère et à mon amie qui me
demandent quand est-ce qu'on descend pour qu'on en profite pour se voir un peu.
Re-re-bref.... Tout ça me stresse. Retour en force du psoriasis depuis quelques
jours. Ca faisait très longtemps pourtant. Au point que je pensais que je n'en
aurais pratiquement plus.
Je me demande comment tout ça va se terminer (nos vacances sont censées démarrer le 20 juillet). J'angoisse à l'idée de devoir céder. Céder et devoir supporter ce qui m'est devenu intolérable au risque de devenir agressive contre mon gré et de me fâcher avec tout le monde ou ne pas céder et renoncer à ma seule bulle d'oxygène de l'année... Au risque de ne pas tenir nerveusement tout le reste de l'année. Choix cornélien s'il en est.
Publié par Titinette à 16:32:02 dans Double je | Commentaires (18) | Permaliens
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