Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...
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Samedi, journée « copains du foot » au programme. Je dois rejoindre mon homme en début de soirée. Il y est déjà depuis quelques heures. Je retarde plus ou moins le moment d’arriver. Je n’aime pas tellement ce genre de soirée avec d’un côté les hommes qui parlent foot et de l’autre les femmes qui parlent de leurs gosses. Je ne sais pas trop où me situer au milieu de tout ça. Heureusement, il y a bien une ou deux filles que je connais depuis longtemps avec lesquelles je peux échanger sur d’autres thématiques… J’arrive à 19h. Je papote tant bien que mal. Plutôt mal que bien d’ailleurs. Pas motivée.
Dans un moment de solitude, j’en profite pour appeler maman. Téléphone collé à l’oreille, je ne le vois pas arriver. Mon Petit Prince… Il est là aussi avec son amie. Il n’était pas prévu qu’il soit là. Du moins, c’est ce que je croyais. Je me sens tout à coup très mal à l’aise. Durant l’apéritif, je m’éloigne de tous, prétextant un mal de dos pour aller m’asseoir seule dans un coin. Mes deux « copines » papotent avec « Elle » et même mon homme, qui la connaissait dans une autre vie, passe un long moment à ses côtés. Je n’étais pas préparée à tout ça. Je n’arrive pas, comme les autres fois, à faire « comme si de rien n’était ». Petit Prince, Elle, mes copines et mon homme… Tous discutent ensemble et je n’arrive pas à m’approcher de ce petit groupe. Je me sens vraiment mal.
Il a l’air heureux, bien, c’est bien. Je revois celui qui m’a séduit. Avec son joli sourire que je n’avais plus vu depuis longtemps. Mais j’ai beau me sentir heureuse pour lui, j’ai encore peur de sa réaction à mon égard. J’ai peur de sentir encore du reproche dans ses yeux. J’ai peur de le mettre mal à l’aise si je m’approche. Alors je reste loin. J’évite son regard. Quand je la regarde, Elle, je me demande si elle sait. Je me dis que lorsqu’on aime, on confie tous ses secrets à l’autre. Je me sens un peu en danger. Je ne décèle pourtant rien dans son regard vers moi. Mais qui sait… Mon homme , lui, est curieusement démonstratif. Il me prend dans ses bras, me fait des petits bisous. Etrange attitude de sa part par rapport à ses habitudes. A table, il ne s’assoit pas à côté de Petit Prince and Co. Nous sommes aux côtés d’autres couples, loin d’eux et de nos amis plus proches pourtant qui sont, eux, aux côtés de Petit Prince. Mon cœur est serré. Vite, que cette soirée se termine.
Je prétexte de la fatigue pour qu’à 2h du matin, nous prenions enfin congés de tout ce petit monde. Je récupère mon sac, abandonné dans un coin. Et, en jetant un coup d’œil à mon téléphone, je vois qu’un texto est arrivé vers 23h « Je ne t’en veux pas… Tu peux venir avec nous… sincèrement ». Petit Prince. Envie de pleurer. Ce matin encore, en relisant ce message, les larmes me montent presque au bord des yeux. Il faut que je l’efface. Je le sais. Mais je n’y arrive pas encore. Le relire encore quelques fois, jusqu’à ce soir.
Publié par Titinette à 10:09:11 dans Double je | Commentaires (11) | Permaliens