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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

J'ai mis dans ma besace d'avril | 29 avril 2006

un stock de petits plaisirs :

-         avoir vu ma sœur 3 week-ends de suite. Plus qu’un plaisir, un vrai petit bonheur

-         un week-end pour la première fois ici avec mon amie d’enfance. Trois journées bien remplies de léchage de vitrine, de papotage et de confidences. Trois journées ensoleillées dont deux passées dans la grande ville d’à côté. Arf, j’ai fait le plein de vie citadine et je n’ai qu’une hâte : y retourner ! (j’ai retrouvé un magasin ou on peut dénicher des chaussures Kélian à 50 euros et des jeans Paul et Joe à 75 euros – combien en magasin ? Arf, dommage que je doive faire si attention. Bouh)

-         avoir réussi à ne pas craquer durant ces trois journées, excepté pour un petit pull Zara à 12.90 euros. Ben quoi… C’est quand même pas énooorme (j’ai d’ailleurs très envie de retourner en acheter un autre dans une autre couleur parce qu’avec le froid qu’il fait en ce moment... Bref).

-         Une petite B.A que je voulais faire depuis longtemps en donnant 8 euros de ticket resto à cet homme qui fait dignement la manche au bord de la sortie d’autoroute. C’est pas grand-chose, mais suis quand même contente de l’avoir fait au lieu de me répéter comme d'habitude en passant en voiture " je pourrais lui donner un ticket resto" et passer mon chemin sans m'arrêter vraiment

-         Passer un déjeuner-réunion entier à zieuter la tour Effeil par la fenêtre…

-         Une soirée entre filles avec les copines de la danse. Papotage et petits ragots, fraises Tagadas et tartines de Nutella (promis, je n’y ai pas touché ! Si si, c’est vrai !). Soirée régressive à mort, mais c'est tellement agréable de temps en temps

-         Regarder l’état de mon compte en banque et sourire, sourire encore : je ne suis pas à découvert pour la première fois depuis un an ! (bon, certes, 10 euros sur le compte à la fin du mois, c’est pas besef, mais je suis enfin sur le chemin de la rédemption !!!).
Attention ma fille, ne pas s’emballer parce qu’à venir : impôts + ma part de crédit + remplir le frigo = 1200 euros très bientôt. Faudrait pas qu’une grosse facture nous tombe dessus en plus, sinon, je repars comme en quarante…

Elle est pas belle la vie ?

Publié par Titinette à 09:50:40 dans Double je | Commentaires (3) |

L’amie déçue | 19 avril 2006

Plus de 15 ans que nous nous connaissons. Je suis sa seule amie fille qui ait tenue si longtemps. Il faut dire, qu’elle n’est pas facile l’amie. Inconstante, jamais à l’heure, douée pour les plans foireux, les annulations de dernière minute, les excuses bidons et parfois même franchement bidons… la même qui n’est jamais satisfaite de ses cadeaux et qui finit toujours par les faire échanger. Bref… J’ai toujours mis tout cela de côté parce que je suis attachée à son amitié, parce qu’on a partagé beaucoup de choses à l’adolescence, parce qu’elle est un peu fragile. Parce que je l’aime beaucoup pour tout un tas d’autres raisons bien plus valables que ses défauts.

Mais aujourd’hui encore je me demande si je ne suis pas un peu trop gentille… Depuis que j’habite ici elle n’est venue me voir qu’une fois. Il y a trois ans. Ce n’est pas faute de l’avoir invité. Ce n’est pas non plus la distance puisqu’elle part volontiers avec son mari quelques jours sur Paris, Lyon, ou en Italie. Mais ici, c’est vrai, c’est beaucoup moins glamour. Sa réaction il y a trois ans me l’a fait clairement comprendre (était-ce utile ? Je sais parfaitement que ce n’est pas un endroit fantastique). A l’occasion d’un week-end que nous avons partagé il y a quelques semaines, et fortes du plaisir que nous avons eu à passer tout ce temps ensemble, nous avons fixé une date plus d’un mois à l’avance pour que le petit couple puisse venir passer un week-end chez nous. Envie qu’elle voit la maison qui a tellement changé, qu’on partage encore un peu de temps ensemble....

Nous avons choisi le premier week-end de mai. Parce qu’il y a trois jours et que ça permet de profiter pleinement sans avoir à courir sur la route. Elle me rappelle en début de semaine. Il y a cette même semaine une méga braderie à Paris blablabla. Je ne comprends pas bien : les dates n’empêchent pas leur venue. Et user de l’argument que cela fait cher de monter à Paris pour redescendre dans le sud puis remonter chez moi ne prend pas. Ils sont loin d’être à plaindre à ce niveau et même si c’était le cas, alors pourquoi aller dépenser dans une braderie à Paris ? Mais je sens déjà la fille qui cherche une excuse. Je lui confirme avoir bloqué de mon côté ce week-end là, n’avoir rien prévu, attendre leur venue pour le samedi matin (sachant qu’ils n’arriveront pas avant midi de toute façon).

Hier soir, 23h. Le téléphone sonne. Toujours une angoisse qui monte quand le téléphone sonne à cette heure. C’est l’amie. Ah. Il se trouve que les dates de la braderie ne sont plus en semaine mais le vendredi samedi dimanche et il se trouve que la grand-mère de son mari fête son anniversaire le dimanche alors ils veulent bien venir quand même mais seulement le samedi pour repartir le dimanche matin parce qu’ils sont obligés d’aller voir la mamie le dimanche sinon cela va faire un drame et blablabla… Il est 23h. Je n’ai pas envie de tergiverser. Pas envie de discuter. Ni de chercher des solutions. Je suis profondément déçue et je lui dis que je ne veux pas leur faire faire 5 heures de route pour passer juste une soirée avec nous… Merci et bonne nuit. Et le pire, en raccrochant, c’est de devoir supporter le « je te l’avais bien dit. J’étais sûr qu’ils ne viendraient pas » de mon homme qui me nargue avec son petit sourire en coin. Et voilà. J’ai trois jours totalement libres maintenant. Et une tristesse au fond du cœur.

Alors maintenant, je fais quoi ? Comme d’habitude ? Je passe à autre chose en gardant le vague espoir qu’un jour peut-être elle viendra me voir ? J’abandonne l’idée qu’un jour elle vienne me voir ? Je lui propose une nouvelle date ? Je lui demande qu’elle me propose une nouvelle date ? Je la rappelle pour lui dire que j’en ai marre de ses excuses bidons et je me fâche tout rouge au risque de la perdre ? Les votes sont ouverts…

 

 

 

Publié par Titinette à 10:13:52 dans Conversations Intimes | Commentaires (12) |

Sueurs froides | 18 avril 2006

Hier soir...

Je commence à me demander s'il ne faudrait pas que je déménage...

Publié par Titinette à 19:06:55 dans Double je | Commentaires (3) |

Miroir mon beau miroir | 14 avril 2006

 

Voilà encore une mini-révolution dans mon quotidien. Huit ans que je vis sans. Une torture quotidienne au départ. Un manque pressant ensuite puis un manque latent. Après le manque, la frustration, reléguée aux oubliettes avant le renoncement. Puis l’habitude de faire sans. Huit ans que je ne suis plus qu’une femme tronc. Huit ans que je ne vois plus que la moitié de moi-même. Huit ans que je vis… sans miroir en pied. Tadadaaaaa. Et voui Mesdames et Messieurs, huit longues années !

Si, si, c’est possible, qui l’eut cru ? Pas moi en tous les cas. Bien sûr, il y a eu au départ les acrobaties, perchées sur une chaise, pour essayer de voir si les chaussures en question s’accordaient avec le petit haut ou la petite veste, avec cette jupe ou plutôt ce pantalon ? En talons, une jambe dans le vide, le corps penché en avant pour voir plus ou moins le haut et le bas en même temps… Quel cirque quand j'y repense. Il y a eu ensuite la chasse aux reflets, vitrines de magasins, porte vitrée du bureau… Et peu à peu, la négligence. Ne plus se voir et ne plus savoir ce que les autres voient. Moins prêter attention aux assortiments parce que marre de ne pouvoir jauger le résultat. Pas tout le temps, pas tous les jours, mais de plus en plus souvent. Alors voilà. Maintenant qu’on a la place pour lui, je le réclame à corps et à cris depuis un an et… mon homme et mon beau père ont enfin daigné sortir ce vieux miroir qui n’attendait que moi depuis plus de 5 ans dans le garage de mon beau papa. Il est là. Pas encore fixé, ni vraiment en place. Avec seulement un mètre de recul, pas plus. Pas la place de le mettre ailleurs. Mais c'est déjà tellement bien :-)

Je me regarde à nouveau et…

J’aime

-
La couleur de mes yeux et les émotions que je sais y mettre
-
La rondeur de mes seins, ni trop, ni trop peu
-
Mes petits petons, surtout le droit en fait, c’est le plus réussi. L’autre est un brouillon.
-
La couleur naturelle de mes cheveux, même si

Je n’aime pas

-
Ma coupe de cheveux, parce qu’en fait, ben, je n’en ai pas, voilà
-
Mon profil de… de quoi ? Je sais pas mais je ne l’ai jamais aimé
-
Mon petit bedon qui n’est jamais plat, que je mange ou pas, boisson gazeuse ou pas…
-
Mes fesses trop… pas assez, bref vraiment pas terrible et ça a bien empiré ces dernières années (ouh là là là là…)
-
La cellulite qui dessine des reliefs et des creux sur mes cuisses
-
Mes mollets trop musclés, mes jambes bien trop courtes
-
Et encore d’autres petites choses…

Mais globalement, je ne m’en sors pas trop trop mal… Je retrouve mon image. Je vais enfin pouvoir m’adonner à l’un de mes exercices favoris : les essayages. Je vais pouvoir recycler plus efficacement mes vieilleries en tentant des assemblages inédits. Parce que j’aime bien ça. Faire des assemblages inédits. Je ne m’étais pas rendue compte à quel point cela m’avait manqué…

C’est qui qui a trouvé une activité pas ruinante pour occuper quelques heures de son week-end ???

Publié par Titinette à 19:26:00 dans Double je | Commentaires (2) |

Ca, c'est vraiment moi | 13 avril 2006

Les signes d'eau sont les signes associés aux sentiments. Emotivité et empathie en sont les maîtres mots. Les porteurs de ces signes sont très réceptifs à leurs émotions.

L’ambivalence chez les Poissons est très prononcée. D’une nature complexe et changeante, il est versatile et subira toutes sortes d’influences. Doués d’une grande intuition et d’une extrême sensibilité, les natifs de ce signe ressentiront profondément les émotions de leur entourage. Timides, ils seront souvent insaisissables.

Toute activité nécessitant un certain recul conviendra aux Poissons puisqu’elle leur demandera de se dépasser. Les professions fondées sur le dévouement (médecin, éducateur, prêtre) ainsi que les activités se rapportant à la mer seront particulièrement privilégiées (heu, mouais, moyen là...).

D’une grande sensibilité, sentimental même à l’extrême, le Poisson est un amoureux déconcertant et tourmenté. Il pourra être à la fois Don juan et un amoureux platonique, réservé, peut-être par crainte de se fixer. Madame Poissons se complaira dans un univers romantique, magique et féerique où elle pourra faire don d’elle-même. Elle sera alors capable d’aimer en silence, en secret et sans même que l’objet de ses désirs ait le moindre soupçon.
 (ça, ça m'est déjà arrivé plusieurs fois à l'adolescence... Si, si.).

Publié par Titinette à 09:10:43 dans Double je | Commentaires (1) |

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