Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...
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Double vision d'un réveillon. Mon réveillon du jour de l'an.
Dark version
La soirée commence lentement. Les deux couples et leurs cinq enfants débarquent vers 20h. Je fais manger les petits assez vite pour que notre soirée à nous puisse commencer pendant qu'ils jouent, là, juste à côté, en faisant un peu trop de bruit... Je ris (un peu jaune) aux remarques innocentes des enfants sur le plafond troué ou les murs en ruine (je sais, on dirait Beyrouth chez moi, je sais...).
La conversation a du mal à se lancer. Je m'éclipse de temps en temps, pour lancer la cuisson de tel ou tel plat. Minuit arrive. Sans grand enthousiasme, tout le monde se lève et s'embrasse pour la traditionnelle bonne année. On s'attable à nouveau et mon homme, curieux, relance la conversation écourtée de la dernière fois et questionne nos amis sur la « nouvelle petite amie » de Petit Prince. Elle s'appelle A. et vient de tel village. Mon homme, en plaisantant, lance un « ah, je connaissais une A. On était en cinquième ensemble ». Tout le monde rigole. Il y a tellement de A. Et lui, précise, « elle s'appelait A.Bidule ». Un bref silence, regards écarquillés et nos copains qui répondent en cœur « mais oui, c'est ça ! ». Et les voilà partis pendant un quart d'heure à discuter de cette fille et de Petit Prince. Autant vous dire que j'ai donc passé une partie de ma soirée à penser à lui, à me demander comment se passait son réveillon, à me prendre (et c'est bien là le pire, je le reconnais) presque à espérer et à craindre aussi un texto de sa part pour la nouvelle année. Et des pensées de lui encore tout le lendemain... Même si j'ai tiré un trait depuis longtemps, la nostalgie de certains moments magiques partagés ensemble arrive encore à me surprendre. Il reste une trace de lui... et je ne pensais pas débuter 2006 avec ce genre de pensées...
Version je positive
J'ai passé quelques heures à cuisiner mais finalement, pas tant que ça. J'ai eu du temps pour me préparer un peu aussi et donner à la maison un air à peu près rangé avec l'aide de mon homme. Au moins, comme ça, c'est fait et propre pour le reste de la semaine. L'ambiance, au départ très convenue, s'est réchauffée en fin de soirée avec une partie de jungle speed qui nous a tous réveillé. Partie de rigolade assurée. Quelques photos pour immortaliser ce moment. Dans le délire un copain nous lance qu'ils pourront se vanter d'avoir passé un réveillon original dans un squat (en référence à l'état des murs et plafonds du salon). Le ton sur lequel il le dit me fait sourire (lui, il plaisante, c'est pas comme les gosses avec leurs remarques criantes de vérité).
Le repas était délicieux : feuilletés individuels au fromage recette maison, salade, crevettes en persillade flambées au pastis, rosbeef en croute et au foie gras, profiterolles au chocolat... etc.
L'avantage quand on fête le réveillon chez soi, c'est que lorsque les invités s'en vont, pour nous, pas de route à faire pour rentrer chez nous. Pas besoin d'affronter le froid. Juste l'étage à monter après avoir pris soin de débarrasser toute trace de la soirée (pour profiter, le lendemain, sans culpabiliser toute la journée sur tout ce qu'il reste à ranger...). Autre avantage, de taille, c'est qu'on profite des restes. Miam. Et pendant plusieurs jours même !
Voilà. J'ai toujours cette tendance à voir les choses sous ces deux facettes. La version « dark » tend régulièrement à l'emporter. Ce doit faire partie de la nature humaine que de se laisser emporter plus facilement dans le négativisme. Ou dans ma tendance naturelle à moi, qui sait... En 2006, je veux essayer de voir le côté positif des choses, quelle que soit la situation. Je veux arrêter de maugréer ma vie (sauf encore un peu ici peut-être, il faut bien que ce blog me serve de défouloir !).
Je veux que 2006 soit une belle année.
Et quand on veut... on peut n'est-ce pas ?
Publié par Titinette à 09:57:58 dans Double je | Commentaires (8) | Permaliens