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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Je te trouve très beau | 11 janvier 2006

D'Isabelle Mergault. Avec Michel Blanc. En avant première hier soir.

Si ce n'est mon homme qui a trouvé le moyen de me mettre les nerfs en pelote en râlant à tout bout de champ pour un tas de petits rien (décidément, il ne changera vraiment jamais... C'est désespérant et épuisant à la fois), la soirée fut plutôt agréable. En fait, je ne m'attendais à rien. Du moins à pas grand-chose. Un petit film sans prétention qui n'allait « certainement pas être terrible » me suis-je dis. Tant et si bien que ce fut une agréable surprise. Un film tout en nuances dans les émotions. Un Michel Blanc très juste et touchant. Quelques images très graphiques aussi, comme ces champs à perte de vue et surtout, cette image que j'ai beaucoup aimé de cet homme un peu triste perdu dans ses pensées, assis sur la roue de son tracteur qui envahissait absolument tout l'écran. Un joli moment.

M
a première vraie sortie de l'année. En espérant qu'il y en ait beaucoup d'autres.

NB : pour ceux que l'histoire intéresse :

Aymé Pigrenet vient de perdre sa femme. Il n'est pas submergé par le chagrin, mais anéanti par le travail qu'il va devoir désormais effectuer tout seul à la ferme.

Très vite, Aymé s'aperçoit qu'il ne peut pas s'en sortir. Il doit impérativement trouver une autre femme. Mais dans ce village, la chose n'est pas facile.

Aymé décide alors de faire appel à une agence matrimoniale. Contrairement aux autres "clients", il ne recherche pas l'âme soeur mais seulement une femme solide, bien plantée sur ses deux jambes, susceptible de le seconder à

la ferme. Comprenant qu'il ne recherche pas l'affectif mais l'utile, la directrice de l'agence propose à Aymé de se rendre en Roumanie où là, les filles sont prêtes à tout pour quitter la misère dans laquelle elles vivent. Et c'est effectivement en Roumanie, qu'Aymé va rencontrer Elena...

Publié par Titinette à 12:39:12 dans Un brin de culture... | Commentaires (1) |

Tôt ou tard | 11 janvier 2006

s'en aller (Cabrel).

Voilà l'air que j'avais dans la tête ce matin au réveil. Allez savoir pourquoi.

Tôt ou tard s'en aller
Par les ruisseaux devant nous
Jusqu'au milieu d'une mer quelconque
Sur le pont brisé d'une jonque
On va tôt ou tard s'en aller
Quelques vestes froissées
Quelques cartons en morceaux
Dans les brouillards huileux de la nuit
Juste nos corps frileux endormis
Sur quelques vestes froissées
J'avais des rêves pourtant
J'avais des rêves
J'avais des rêves pourtant
Voir les trains s'éloigner
Les plafonds chargés de bijoux
Et tous ces gens attablés, heureux
Et nous, sur les bas-côtés, fiévreux
De voir les trains s'éloigner
Quelquefois les enfants demandent
Comment fait-on pour finir ici
Sans doute, je dormais sur une feuille,
Et l'automne m'a surpris !
J'avais des rêves pourtant
J'avais des rêves
J'avais des rêves pourtant
Mais tôt ou tard s'en aller
Par les ruisseaux devant nous
Jusqu'au milieu d'une mer quelconque
Sur le pont brisé d'une jonque
On va tôt ou tard s'en aller
Tôt ou tard s'en aller
Tôt ou tard s'en aller

Publié par Titinette à 09:03:42 dans Zeste de Poèsie | Commentaires (1) |