• Se lever sans trop de difficultés.

    Embrasser fort les enfants avant de les laisser à l'école et les trouver formidables.

    S'émerveiller en chemin devant un bel arc-en-ciel.

    Retrouver avec plaisir les collègues du bureau.

    Trouver dans ma boite en arrivant un merveilleux message d'amour, tout doux.

    Et si 2014 s'avérait être un bon cru ?


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  • Fin d'une année particulière.

    Celle où après les orages de 2012, j'ai trouvé un apaisement dans les mots d'un autre, celle où j'ai mis mon couple sur le billot, prête à tout remettre en questions, celle où mon homme a (enfin) pris conscience que je ne lui suis pas acquise et qu'il faut faire des efforts quand on aime.

    De mon côté, même si j'ai espoir que l'amour renaisse de ses cendres, je continue à rester sur mes gardes. Mon homme s'est fendu du plus beau cadeau qu'il pouvait me faire et qu'il ne m'a jamais fait en 20 ans. J'ai mis plusieurs minutes à réaliser qu'il ne s'agissait pas d'une blague. Ma réaction mesurée a du le décevoir, mais tant pis. Je n'arrive pas à sauter de joie, je ne vais pas me forcer non plus.

    Mon "autre" m'a offert un joli noël aussi, à la mesure de ce que nous pouvons partager bien entendu. J'étais à deux doigts d'annuler notre rencontre, je n'en avais pas vraiment envie, tiraillée par cette angoisse oppressante de me faire surprendre, de plus en plus pesante et présente à mon esprit. Mais une fois dans ses bras, j'ai tout oublié. Ce moment fut si doux, si bon, si intense. Un délice.

    Deux hommes dans ma vie. Peut-être que mon équilibre est là... Je n'en sais trop rien.

    Je n'ai d'autre résolution pour 2014 que d'avancer tout doucement sur ce chemin escarpé de l'amour, préserver ma famille et profiter des jolis moments que la vie peut m'offrir.

    Côté boulot, j'en ai assez de me battre. Je considère qu'à ce jour, j'ai largement fait mes preuves. Je ne veux plus me débattre pour des pécadilles. S'ils veulent que je continue à me défoncer, ils sauront où venir me trouver. Sinon, je suivrai mon petit bonhomme de chemin, tout doucement, en essayant d'arrêter de prendre tout ça trop au sérieux. Je dois prendre du recul et cesser de me rendre malade quand les choses n'avancent pas comme je le voudrais. Je n'ai aucun moyen à ma disposition. Je ferais donc avec ce que j'ai. Donc peu.

    Je n'avais aucune envie de "fêter" le jour de l'an. Nous nous sommes contentés d'un bon petit repas en famille, devant un film pour les enfants. Je me sens un peu blasée, lasse, fatiguée. Je n'aspire qu'à du calme et de la sérénité pour cette nouvelle année. C'est également ce que je souhaite à tous les bloggueurs qui passeront par ici.

    Bonne santé à tous,

    A très vite.

     


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  • Lui

    Crise. Colère. Puis souffrance.

    Toute la nuit passée à s’expliquer, à parler de divorce, de vente de la maison, de garde des enfants.
    « Pourquoi ne m’as-tu pas quitté avant de me tromper ? Pourquoi lui ? Comment as-tu pu alors qu’il est si moche ? Tu as franchi la ligne jaune, moi je n’aurai jamais fait ça !»

    Pour finir par conclure que non « je ne peux pas vivre sans toi, je ne veux pas te perdre ».

    Moi

    J’assume sans ciller. Je reconnais tout. Je ne culpabilise pas. Je ne m'énerve pas. Je parle calmement de divorce, de séparation. J’explique pourquoi je ne suis pas partie. Qu'on ne part pas "comme ça" pour un autre avec qui on ne sait même pas si ça va coller. J’explique que dans ma tête, j’étais déjà partie depuis l’histoire avec « l’autre » et que je ne suis revenue que pour des contraintes matérielles, un bébé, un boulot qui m’a bouffé toute mon énergie pendant 6 mois…

    Je dis que je suis prête à partir maintenant. Que je ne regrette absolument rien et que cela m’a redonné confiance en moi. Que cela devait finir par arriver à force d’être ignorée depuis si longtemps dans ce que je suis au plus profond de moi. Je fais une liste à la Prévert de tout ce que j’ai encaissé pendant 20 ans : la vie ici, les week-ends seule passés à m’ennuyer ferme, notre vie rythmée par le foot, ses comportements odieux quand je suis malade, ses gueulades permanentes, son absence pendant la période d’amniocentèse, son attitude consistant à nier ma dépression pendant sa « relation » avec l’autre etc… Que lui a dépassé la ligne jaune d’une autre façon mais bien plus d’une fois.

    Je dis que je ne veux plus de cette vie. Que cette vie m’emmerde. Que je suis arrivée au bout du chemin. Game over.

    Lui

    « Je ne me rendais pas compte. Je comprends tout le mal que je t’ai fait. Je te demande pardon. Laisse-moi une dernière chance. Je te promets qu’on va changer de vie, je te promets d’être un mari attentionné désormais. Je n’ai jamais connu un modèle d’harmonie dans la vie de couple (cf. ses parents), mais ça va changer maintenant. Je t’aime et je n’ai ni haine ni rancœur pour ce que tu as fait, même si ça me fait mal».

    "L’autre"

    « Tu n’es pas heureuse dans ta vie, si tu dois partir c’est maintenant. Il n’est pas fait pour toi, ce qu’il lui faut c’est la coiffeuse du village. Si tu pars, je te promets d’être là à tes côtés. Par contre, si tu décides de lui laisser une dernière chance, on ne pourra plus continuer à se voir ».

    Moi

    Je suis bien d’accord. Je sens que si je dois partir, c’est peut-être le bon moment. Mais je ne sais pas comment je vais réagir en rentrant de mon séjour à Paris. J’ai du mal à ne pas lui laisser cette dernière chance. C’est mon mari, le père de mes enfants… Il ne sera jamais parfait mais je ne peux pas lui claquer la porte au nez. J’y crois encore un peu ? Je suis trop naïve ? Certainement. Chassez le naturel, il revient au galop me murmure à l’oreille ma conscience avisée. Mais je sens déjà que je ne saurais pas dire non à cet appel là…

    "L’autre"

    Une dernière soirée magique. Il a réservé un restaurant sur les toits de Paris. Je suis face à la tour Eiffel qui scintille de mille feux. J’ai des étoiles dans les yeux. Repas au champagne. Discussion à bâtons rompus. On est bien…  Fin du repas. Des envies de se croquer. Il sort une  boite, un petit mot à l’intérieur et me donne son cœur. Sa lettre se termine sur ces mots « Cet espoir ne me donne alors qu’une seule envie, dans le cas où le destin, ton choix, nous emmèneraient sur ce si beau chemin : te demander ta main pour ce demain car depuis que je t’ai rencontrée, j’ai de plus en plus hâte de vivre avec toi le premier jour du reste de ma vie… Je t’aime ».

    Moi

    Je lis sa lettre. Je ne ressens pas le bouleversement que je devrais ressentir - je pense-  si j’étais amoureuse. Je n’ai pas le cœur qui s’emballe. Je n’ai pas envie de pleurer. Peut-être parce qu’au fond de moi je sais déjà que c’est notre dernière soirée, qu’il ne peut pas en être autrement puisque je dois d’abord aller jusqu’au bout des choses avec mon mari et qu’il n’est donc pas possible de continuer. Je lui dis que c’est bien trop tout ça. Que je ne peux pas…

    "L’autre"

    Il ne montre pas qu’il est effondré. Mais je le sens. Il passe la nuit à me regarder. Nous ne ferons même pas l’amour une dernière fois. Juste des heures enlacés, les yeux dans les yeux. Et au petit matin, il s’en va le regard baissé, fermant la porte sur notre histoire le cœur plein de larmes.

    Lui

    Il guette mon arrivée, vient m’aider à sortir ma valise de la voiture (ce qu’il n’avait jamais fait). La table est mise, les enfants sont douchés. On mange tous ensemble. Il m’annonce qu’il arrête le foot. Que ce n’est pas compatible avec notre nouvelle vie. Que nous allons ainsi pouvoir faire plein de choses les week-ends. Il se dit presque soulagé d’avoir pris cette décision. Il dit redécouvrir ces derniers jours ce que c’est qu’aimer. Il dit qu'il a une idée pour ce week-end.

    Moi

    Je ne me sens pas effondrée de ne plus voir mon autre. Je sens au fond de moi qu’un jour il sera probablement de nouveau sur ma route. Peut-être différemment. Peut-être pas pour vivre ensemble, mais qu’il  ne sera jamais bien loin. Je sens cependant un poids sur mon cœur car je le sens mal. Je sais qu’il doit se sentir mal et je le ressens. J’ai des images de lui qui me viennent tout au long de la journée et je souris au souvenir de tous ces merveilleux moments que nous avons partagés. Mais je ne pleure pas. Je n’ai pas mal. Je suis heureuse de tout ce que nous avons partagé. C'était vraiment merveilleux, mais c'est terminé.

    J’ai le sentiment d’être sur ma route, de suivre mon chemin, d’avoir pris la bonne décision.


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  • Certains jours, j'arrive à oublier ce doute insidieux qui ressurgit au moindre comportement déviant de ses habitudes.

    Certains jours, le doute refait violemment surface, pour un rien.

    Je me demande si mon "plan" va fonctionner, moi qui ne suis pas trés douée avec l'envers du décor côté informatique.

    Je croise les doigts pour que cela fonctionne, mais je ne suis pas pressée de replonger dans cette spirale destructrice.

    Parfois je me dis que je ne vais peut-être rien trouver et que je me suis fait des films, et je me dis "tant mieux", espérant retrouver la paix dans mon âme.

    Certains jours, je me demande ce que je vais faire de tout ça si je ne trouve rien. Faut-il que je parte en psychothérapie ???

    Parfois, j'ai presque l'impression d'espérer trouver quelque chose pour que la blessure me donne la force d'aller jusqu'au bout et d'enfin parvenir à tourner la page.

    Souvent, je me demande si je vais supporter psychologiquement et physiquement de découvrir quelque chose. Je ne suis pas certaine d'avoir la force... J'ai déjà tellement souffert. Alors devoir attendre jusqu'à l'été prochain pour réagir (pour des questions pratiques car tant que les gros travaux ne sont pas terminés, il sera impossible de vendre la maison...), je ne suis pas certaine d'avoir la force.

    En attendant, je prends mon temps, mais pas trop. Je laisse la rentrée passer avec son lot de rendez-vous à fixer, de courses à faire, d'activités à reprendre, bref la reprise. Et d'ici quelques semaines... Je mettrais mon plan en route. Croisons les doigts pour que cela fonctionne et que je sois rapidement fixée ensuite.


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  • Peut-être ce qui m'attire en toi

    tire en toi

    n'est rien que l'autre versant de moi

    sang de moi

    Où m'attendait la jouvencelle

    cachée derrière les portes

    les portes

    du ciel [...]

    Rien de tout ce qui m'aspire en toi

    pire en toi

    n'est plus doux que le grain

    de ta peau

    de ta voix

    Dont la magie providentielle

    m'ensorcelle et m'escorte

    jusqu'aux portes

    du ciel [...]

    D'où, d'où, d'où viens tu ?

    O ma tendre merveille,

    mon amour absolu

    Bercée par le flot des sortilèges

    et des rêves étoilés

    sous le grand manège enchanté [...]

    Peut-être ce qui me relie à toi

    lie à toi

    n'est autre que ce cordon de soie

    Don de soi

    Que tu m'enroules autour du coeur

    pour l'empêcher de courir

    se faire prendre ailleurs [...]

    Et si tout ce que j'adore en toi,

    dort en moi

    je veux que tu le réveilles en moi

    veilles en toi

    Pour que de la terre au soleil

    des pluies de nos carresses

    naissent un bel arc en ciel [...]

    D'où, d'où, D'où viens tu ?

    O ma tendre merveille

    mon amour absolu

    Bercé par les sortilèges et les rèves étoilés

    sous le grand manège enchanté [...]

    Peut-être ce qui m'atire en toi

    tire en toi

    n'est autre que le sourire en moi

    rire en toi

    Du petit esprit malicieux

    qui lance des étincelles

    dans le ciel de tes...

    yeux [...]

     

    Jacques Higelin - Ballade pour Izia


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