• Une douce parenthèse

    Nous avons profité d'un de mes déplacements pour nous retrouver chez une amie à moi. Deux soirées et une journée, ensemble. Le poids de la culpabilité peut-être a fait que je ne me suis pas sentie aussi bien que ce que je l'aurai pensé. Mes émotions enfermées. Mon coeur insensibilisé. Cela me fait douter, encore et encore, sur la nature de mes sentiments.

    Pourtant mon amie m'a dit qu'à nous voir ainsi, notre couple était une évidence. Que j'avais l'air épanouie et heureuse à ses côtés. Qu'elle ne m'avait jamais vu aussi bien.

    Je poursuis mon chemin, mon cheminement intérieur. Et je continue à consulter les petites annonces d'appartement et surtout à faire des économies...

    Parallélement, mes douleurs vont et viennent encore et encore. Mon rhumatologue me dit ne rien pouvoir faire pour moi tant que ce n'est pas totalement insupportable et tant que je suis encore trop jeune.

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    Psoriasis : personne souvent hypersensible qui n’est pas bien dans sa peau et qui voudrait être quelqu’un d’autre. Ne se sent pas reconnue, souffre d’un problème d’identité. Le psoriasis est comme une cuirasse pour se défendre.

    • Besoin de se sentir parfait pour être aimé.

    • Souvent une double conflit de séparation, soit avec deux personnes différentes, soit un ancien conflit non résolu, réactivé par une nouvelle situation de séparation.

    • Se sentir rabaissé ou rejeté, à fleur de peau.

    • Se protéger d’un rapprochement physique, ou protéger sa vulnérabilité, mettre une barrière.


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  • Au bord du précipice

    Nouvelle crise. Il est vrai que j'ai été plutôt infecte ce week-end. Ignorant presque ses parents venus nous voir pour avancer (une fois de plus), les travaux à la maison. Des réflexions acerbes. Un désaccord exprimé quant à la façon de gérer le conflit avec notre fils, ce qu'il interprète, assez justement, pour un manque de soutien de ma part.

    Alors pendant tout le week-end, nous nous sommes ignorés. Passé les premières heures lourdes et angoissantes, j'ai laissé glissé. Et je dois dire une chose : le silence, son silence, m'a fait du bien. Ne plus l'entendre râler toutes les 10 mn, ne plus l'entendre me dire ce que je dois faire et comment le faire... être là, juste ensemble, mais ne pas me sentir obligée de faire autre chose que ce que moi j'ai envie de faire. C'était plutôt bien.

    Ce matin, c'est lui qui a rompu le silence. Expliquant que lui, de toute façon, ne partirait jamais et me demandant ce que moi j'avais l'intention de faire.

    Pour une fois, j'ai été assez claire : nous nous disputons depuis des années. Nous avons recollé les morceaux à chaque fois. Nous en sommes finalement à peu près toujours au même point. Lui ne comprend pas que je ne vois pas les efforts qu'il a fait pour moi comme avoir renoncé à jouer au foot les week-end (il a fallu en passer par la découverte de mon aventure pour qu'il prenne enfin cette décision), à me soutenir depuis que j'ai changé de boulot en faisant passer le sien après et en gérant beaucoup plus les enfants (c'était d'un commun accord quand même), à prévoir plus de choses comme des week-end en famille...

    Tout cela n'est pas assez à mes yeux au regard du manque de tendresse et de sérénité dans notre quotidien, de notre vision de l'avenir qui ne colle pas (moi n'étant pas prête à finir mes jours ici, lui n'envisageant pas de partir).

    Une fois de plus, j'ai peur de laisser couler la crise, parce que c'est bientôt l'anniversaire de la petite, parce que je ne sais pas où aller parce que j'ai peur de faire une erreur, parce que j'ai toujours de l'espoir ? Parce que j'ai peur de faire souffrir les enfants surtout...

    Par contre, une chose est certaine : c'est la première fois que j'envoie un mail à une connaissance avocate pour qu'elle me donne un contact "au cas où", c'est la première fois que j'appelle pour visiter un appartement qui pourrait nous accueillir avec les enfants (malheureusement, le budget est très élevé et je ne pense pas avoir les moyens...).

    Alors je ne sais pas si je vais me ranger au "raisonnable" cette fois encore. Ou pas. Je me sens seule face au vide. Seule face à une décision irréversible qui peut tout renverser, tout briser. Seule face à la porte qui ouvre vers l'ouragan...


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  • Rêve de mort

    Voilà une semaine que nous sommes rentrés de vacances. Et presque chaque nuit, je rêve qu'on me poursuit et que j'essaie d'échapper à la mort, que des SS ou la gestapo, ou des terroristes, me traquent et veulent me tuer.

    Selon le dictionnaire des rêves, fuir dans ses rêves signifie que les changements seront négatifs dans le domaine sentimental. Hum... Pas très enthousiasmant tout ça. Cela voudrait donc dire que si je pars, sentimentalement ce sera une catastrophe ???

    Quant à rêver de la mort (je fuis pour échapper à la mort, et d'autres autour de moi se font parfois tuer, selon les nuits, selon les rêves) : cela indique un changement et un désir de vivre. Ce rêve témoigne souvent d'une souffrance, d'une prise de conscience et peut exprimer le besoin de se délivrer d'une angoisse, soit d'une envie de renaissance et de retour à la joie de vivre.

    Rêver de la mort est un symbole non pas négatif mais plûtôt la signification de la transition, le passage vers une autre vie.

    Je serais donc en pleine mutation dans ma tête. Et c'est assez juste. Je ressens le besoin de changer les choses, de les faire évoluer pour retrouver de la joie dans mon quotidien. Je ressens le besoin de me prendre en mains. D'arrêter d'attendre que les choses s'améliorent. De faire ce que j'ai envie de faire. De me défaire de mes chaînes...


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  • Dire non

    Jusqu'ici, tout avait toujours été très clair. A moi les frais du ménage, à lui les frais des travaux. Quand, à la veille de l'été il me demande de financer une partie de nos nouveaux travaux, je m'interroge... Si j'arrive à économiser un peu, même s'il gagne moins que moi, comment se fait-il qu'il n'ait pas les 2000 euros nécessaires à ces nouveaux travaux ?

    Je refuse de payer tant qu'il ne me donne pas accès à ses relevés de banque (qu'il ne reçoit plus à la maison depuis environ trois ans quand j'ai découvert qu'il avait dépensé environ 3000 euros à la Française des jeux).

    Au bout d'un mois de ce petit chantage, il revient, sans ses relevés, mais en ayant fait lui même le calcul. Il est embarrasé et  m'annonce... 3000 euros en un an. Donc ça fait minimum 6000 euros envolés, sans compter les années intermédiaires.

    Pendant que moi j'attends désespérement qu'on se paie des vacances, des sorties, des escapades et tutti quanti, voilà que près de 10000 euros sont probablement partis en fumée.

    Alors il a insisté, promis de me rembourser ces frais que je ne ferais qu'avancer... Pour avoir des vacances tranquilles, j'ai dit peut-être, on verra. Mais je crois que je vais tout simplement dire non.

    Je préfère garder cet argent durement économisé au cas où je me déciderai (enfin un jour) à partir. C'est plus ou moins en ayant cela en  tête que j'économise depuis 3 ans. Il n'y a pas de raison que je le laisse vider mon compte avec des projets de travaux qui ne sont pas indispensables, après avoir vidé le sien.

    Non. NON et NON.


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  • Prendre de la hauteur

    Les signaux faibles, je les détecte quasi-instantanément.

    Vérification faite. J'avais raison. L'homme recommence à envoyer des messages de séduction, cette fois à une personne de notre entourage.

    Après avoir eu une montée de stress à la lecture de ses "Mais non, tu es parfaite" "Fais de beaux rêves" ou encore "Non, je n'aurais pas la chance et la joie de te voir ce soir"... J'ai respiré un grand coup et j'ai pris du recul. Après tout, je ne suis pas blanc bleu. Loin de là. Donc, inutile de s'énerver ou de s'enflammer.

    D'abord parce que cette fois, je connais la "cible" et cela m'aide beaucoup à ne pas partir dans des délires imaginaires. Ensuite, plusieurs choses me viennent à l'esprit :

    1- Je peux observer son comportement à elle  et pour l'instant, elle botte en touche sans répondre à ses allusions et en restant dans un comportement tout à fait correct. C'est rassurant, même si potentiellement les choses peuvent changer.

    2- Je ne peux m'empêcher de penser que dans l'absolu, c'est plutôt une femme comme elle qu'il faudrait à

    mon mari. Avec des aspirations probablement plus proches des siennes (encore que... j'ai découvert hier qu'elle partirait bien vivre à l'étranger où elle a de la famille, alors moi et mes aspirations de sud... c'est moins compliqué !). Je me dis que si je devais partir et qu'ils finissaient par se mettre ensemble, ce serait une bonne chose pour tout le monde.

    3- Je crois beaucoup à la véracité des dictons. "On récolte ce que l'on sème" me trotte dans la tête. Car

    sans doute que, si mon mari a tant besoin de séduire et de se rassurer sur son potentiel de séduction, c'est qu'il ne trouve pas chez moi l'écho rassurant dont il a besoin. Et c'est vrai. Au fond de moi, dés le début de notre histoire, bien qu'amoureuse, je sentais bien que nous n'avions pas tout à fait les mêmes centres d'intérêts, ni tout à fait les même aspirations. Nous sommes en lutte permanente depuis le début de notre histoire. Il n'a jamais été attentionné avec moi, tout en sachant l'être avec les autres. Ce n'est pas nouveau. Je l'ai déjà constaté plein de fois. C'est un cercle vicieux qui s'est mis en place entre nous. Il ne me donne pas la tendresse, la douceur et l'attention que j'attends... Je ne lui offre pas les mots rassurants dont il a besoin. Il cherche ailleurs ce qu'il n'a pas. Et moi aussi.

    Pas de conclusion à ce post pour l'instant.

    Une étape de plus dans mon chemin sur la voie de la sérénité.

    Prendre du recul et de la hauteur. Du recul. Et de la hauteur.

     

     


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