• Affronter sa colère

    Voilà, la guerre ouverte est déclarée. J'ai annoncé que je ne souhaitais pas mettre en place la garde alternée. Depuis deux jours je suis donc en plein orage. J'affronte ses colères, ses tentatives d'intimidation, ses reproches.

    Je comprends sa colère. J'aurai la même à sa place. Cependant, je le connais trop bien. Et je sais que si je n'ai pas la garde dés maintenant, il ne voudra jamais me l'accorder plus tard si jamais je souhaite bouger d'ici. De toute façon il l'a dit clairement lui-même dés les premiers jours "si ce qui te rend heureuse, c'est de partir vivre à Lyon ou Marseille, vas-y ! Mais les enfants resteront ici avec moi dans la maison". Sa vision est celle-ci et il n'en démordra pas.

    Il ne se rend pas compte que c'est lui, sa personnalité et tout l'historique de ses comportements qui me pousse à agir ainsi.

    Je suis les conseils de mon avocat, même si ce n'est pas ce que j'aurai fait, spontanément et naturellement.

    Je mets ma vie entre ses mains. Tout mon avenir se joue dans les mois qui viennent.

    Souhaitez moi bonne chance...


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  • Desert affectif : phase 2, la sensation de solitude s'installe

    Cela ne fait que deux mois. Deux mois exactement. Mais je commence déjà depuis quelques jours à sentir le poids de l'absence d'amour et de tendresse dans ma vie... Qu'il est difficile de n'avoir plus personne à qui envoyer un mot doux en journée, plus personne pour se blottir dans des bras réconfortants, plus personne pour envisager une sortie romantique, plus personne à qui se confier...

    Heureusement il y a les amies qui m'appellent chaque semaine et surtout, mes enfants. Je les mange de bisous et de câlins chaque jour.

    Mais il n'empêche...

    Mes deux ex-hommes délivrent aujourd'hui toute leur attention l'un vers sa femme (et c'est tant mieux pour elle), l'autre vers sa maîtresse (et c'est tant pis pour moi).

    Je vais devoir apprendre à vivre seule avec moi-même. Il paraît qu'il n'y a pas meilleure compagnie. Ca reste à prouver.

     


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  • Il y a...

    Il y a des jours où je me dis que c'est la meilleure des solutions, qu'il ne pouvait pas en être autrement et que ce sera mieux après.

    Il y a des jours où je suis pressée de le voir partir et d'autres où je suis profondément triste de voir s'envoler ma vie de famille.

    Il y a des jours où je suis presque bien et des matins, comme aujourd'hui, où je vomis d'angoisse et de regrets mon petit-déjeuner.

    Il y a des jours où je me dis qu'on aurait pu être heureux tous ensemble et d'autres où je me dis que je ne l'aurais jamais vraiment été.

    Il y a des jours où je me dis que de toute façon, je ne croirais plus jamais en l'amour.

    Il y a des jours, des hauts, des bas, des nuits sans sommeil, des angoisses, des espoirs, des peurs, des envies d'ailleurs, de soleil et d'amour.

    Il y a des jours où je pense à mon autre et où je chasse son image aussitôt. Parce que trop, c'est trop.

    Il y a des jours où je me dis que je vais me battre et d'autres où je crains cette guerre qui m'attend...

     

     


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  • Ma conscience me travaille...

    Sur les conseils des deux avocats consultés à ce jour, si je veux être potentiellement libre de mes mouvements, je ne dois absolument pas céder à la mode de la garde alternée. Les deux le confirment. C'est me mettre une chaîne au pied. Les juges reviennent rarement sur le mode de garde qui a été acté au départ.

    Je me pose beaucoup de questions car si je suis leurs conseils, je sais que je vais entrer dans une guerre sans merci. Je culpabilise d'avance de cette revendication qu'il ne va pas manquer de trouver profondément égoïste et qu'il va vivre comme une trahison puisqu'au départ j'étais d'accord sur ce principe. Mais je ne savais pas qu'on ne pourrait pas revenir en arrière. Et rester ici encore 15 ans au moins jusqu'au bac de la petite dernière... Je ne pourrais certainement pas (à moins de rencontrer un prince charmant ici qui me fasse oublier tout le reste...).

    Moins égoïstement, je trouve aussi que balader les enfants une semaine sur deux d'une maison à l'autre, ce n'est pas forcément ce qu'on fait de mieux non plus.

    En revanche, si j'ai la garde principale, et tant que je reste ici, c'est aussi mettre ma vie professionnelle de côté. Je ne pourrais plus en effet assumer mes nombreux déplacements.

    Du coup, je me demande s'il ne vaudra pas mieux carrément partir dans le sud... avec mes enfants, près de ma famille, retrouver le soleil... Mes deux directeurs me l'ont confirmé. Une mutation est possible...

     


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    L'avenir est un choix... complexe.

    Je me sens perdue. Mes émotions se bousculent et m’empêchent de réfléchir. Dans la foulée de notre décision j’ai recherché un appartement, j’en ai trouvé un parfait dans lequel j’arrive à me projeter (c’est bien le seul sur une dizaine de produits que j’ai pu voir) et je dois signer le bail cette semaine. Mais mon  avocate me mets en garde et me demande de ne rien précipiter. Pourtant le propriétaire vient de me relancer et je ne vais pas pouvoir faire durer le suspense plus longtemps.

     

    Je n’arrive pas encore à cerner ce que je veux vraiment faire :

     

    Partir avec mes deux enfants, en avoir la garde exclusive et être libre de vivre où je veux ? Mais les priver d’un père qui s’occupe bien d’eux, devoir tout gérer toute seule et frustrer mes enfants, être en guerre avec mon futur ex-mari etc… ?

     

    Rester et prendre un appartement comme convenu lui laisser racheter la maison, être dans des relations cordiales avec mon futur ex-mari, reconstruire ma vie, mais devoir supporter de passer à côté de mon ex « chez moi » tous les jours, risquer de voir une autre y habiter et se trouver confrontée au tableau de mon ex-mari, dans mon ex-maison, avec sa « nouvelle femme » et MES enfants ? Et potentiellement être bloquée ici pendant des années car aux dires de l’avocate, les juges privilégieront sans doute le confort des enfants en les laissant demeurer dans la maison  familiale, dans leur environnement etc… plutôt que de m’en donner la garde si je fais le choix de partir.

     

    Ou bien rester ici et garder la maison et la garde alternée des enfants ? Ce qui veut dire entrer en guerre avec mon mari qui n’envisage pas une seconde que je rachète ses parts, devoir gérer une maison immense toujours « inachevée » et un jardin, mais garder mes repères, ne pas tout perdre et pouvoir maîtriser cet « environnement familial »…

     

    Ou bien demander simplement l’attribution de la maison, sans la racheter ? En rester tous les deux propriétaires, et continuer à l’habiter quelques mois jusqu’à ce que j’y vois plus clair ?

     

    Tout cela est très difficile. Je n’arrive pas à cerner ce que je dois faire. J’ai pris RDV avec mon avocate vendredi en espérant qu’elle arrive à m’éclairer sur ce qui est le mieux pour mon avenir. Car j’ai bien conscience que mes choix d’aujourd’hui auront un impact sur ma vie de demain et je n’ai pas envie de me tromper encore…

     

     

     


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