• Confinement 2

    Je n'ai pas à me plaindre des conditions de mon confinement. Pour autant, je sens que ça commence à peser sur mon moral. Ne voir quasiment personne, sortir uniquement deux fois par semaine seulement, une fois pour faire mes courses, et la seconde pour suivre mes séances de kiné et une fois tous les 15 jours avec les enfants pour une balade d'une heure au parc voisin... Ca fait pas beaucoup d'interactions avec le monde extérieur. Quand je sens le moral flancher, je me reconnecte à ma réalité, à la chance que j'ai d'avoir un boulot qui continue de me nourrir (à défaut de m'éclater, car en ce moment, c'est un peu moyen côté challenge), de vivre dans une maison avec jardin, d'avoir des enfants en pleine santé. Mais bon, malgré tout je me sens fatiguée, avec cette sensation de ne faire QUE TRAVAILLER. Ca vous le fait à vous aussi ?

    Alors pour 2021, je me souhaite une année de plaisirs / loisirs personnels intenses : j'espère pouvoir enfin reprendre la danse, faire plus de chant peut-être, voyager si c'est possible et tout du moins prévoir tout un tas d'escapades et de petits-week-ends, parce que là, j'étouffe un peu.

    Y'a pas à dire, je n'aurai pas imaginé devoir passer autant de temps chez moi. C'est pourquoi je suis si heureuse d'avoir tenu bon, et d'avoir pu gagner le droit de racheter ma maison. Je m'y sens bien et je m'en réjouis.

    Cette fois, mon amoureux confine avec moi les semaines où je n'ai pas les enfants et il vient aussi deux ou trois soirs dans la semaine où ils sont avec moi. C'est un soulagement de voir que le courant passe bien entre eux.

    Quant à l'ex, il ne m'adresse plus la parole depuis au moins un mois, depuis qu'il sait que mon amour fait partie de ma vie et de celle des enfants. Je m'en moque, mais je trouve cela tellement puéril. Nous ne pouvons même plus avoir de discussions au sujet de la semaine des enfants pour faire un passage de relais constructif. Tant pis. Du coup, je me dis que je vais appeler plus souvent pour prendre des nouvelles directement auprès des enfants. C'est pas plus mal.

    Je vous souhaite une bonne fin de confinement, en espérant que cela soit le dernier.

    A très vite.

     


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    Reveal

     

    Depuis quelques mois, c'est vrai, je ne viens plus trop par ici. Après le confinement, il y a eu le télétravail, l'arrêt des déplacements, un changement de responsable hiérarchique, et puis les vacances, et puis la rentrée… Rien de notable. Juste la vie qui coule. Plein de moments de rien, de petits bonheurs, le plaisir de retrouver une vie plus apaisée.

    A la rentrée, j'ai décidé de présenter mon Namour aux enfants. Et depuis… j'attendais la vague déferlante qui n'allait pas manquer d'arriver quand leur papa apprendrait la nouvelle.

    Pas manqué… Hier soir, ils se sont croisés en voiture. Les enfants l'ont reconnu et ont dit à leur papa que c'était mon ami, qu'ils s'étaient vu etc... Dans la foulée, j'ai reçu deux textos incendiaires. Et à l'instant, je ferme la porte sur la grosse déferlante. Car il s'est permis de venir me donner des leçons de morale, chez moi. Alors même que j'étais en train de bosser.

    La discussion a été houleuse. Mais je l'ai envoyé se faire foutre. Je refuse catégoriquement de me plier à ses injonctions qui consistent à dire qu'il ne veut pas que les enfants le voient, qu'il ne veut pas le croiser ici dans cette maison etc. Je lui ai bien fait comprendre que de son côté, alors que nous étions tout fraîchement séparés, il n'a jamais tenu compte de mes demandes de ne pas fréquenter l'autre avec les enfants, que c'était trop tôt… Il n'en a jamais rien eu à faire, sous prétexte qu'il n'était pas arrivé à ses fins et qu'il ne se passait soit disant "rien du tout".

    Maintenant c'est son tour. Son tour d'avoir le cœur qui bondit chaque fois qu'il entendra son nom dans la bouche des enfants, chaque fois qu'il imaginera les enfants passer du temps avec cet autre, chaque fois qu'il pensera à ce "tableau de famille recomposée".

    Et en plus, dans cette maison. Celle qui l'a poussé à revenir vers moi, à me proposer de recommencer, juste pour la récupérer.

    Ca le fait bien chier.

    Il est reparti un peu calmé après avoir vidé son sac.

    J'espère juste qu'il ne va pas se mettre à monter la tête des enfants pour les retourner contre le Namour. Parce que jusqu'à présent, ça se passait très bien. Ca a intérêt de continuer comme ça.

    Promis, j'essaie de ne pas mettre 5 mois avant de revenir poster quelques nouvelles ici :-)

     Des bisous à tous.

     

     


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  • Confinement J+?

     

     

    Je ne sais plus trop quel jour nous sommes. Avec les vacances scolaires et le chômage, c’est un peu le week-end tous les jours depuis une semaine. J’ai arrêté de compter les jours, les semaines. Je me contente de les traverser. Jour après jour. Heure après heure. Les repères habituels s’estompent doucement. De nouveaux repères, de nouvelles habitudes s’installent progressivement : prendre le temps de respirer en regardant le paysage, de se poser, de dormir (le bonheur absolu pour moi qui ne suis pas du matin) découvrir le yoga et ses bienfaits pour moi, prendre du recul sur les choses de la vie, tenter de lâcher prise avec les enfants et cet autoritarisme dont je me sens obligée de faire preuve pour qu’ils m’écoutent, me laisser déborder, chercher l’équilibre, ne pas le trouver encore… Mais se sentir sur la voie… en espérant que ce soit la bonne.

     

    Jusqu’à présent cet arrêt forcé sur image m’a fait le plus grand bien :

     

    Je peux enfin profiter pleinement de mes enfants quand ils sont là et ainsi mieux gérer le manque de la semaine qui suit (même leur faire cours me plaît malgré le stress et les contraintes que cela crée). 

     

    Je mange enfin plus équilibré et mon ventre a naturellement dégonflé. Moins de stress, plus de légumes. Terminé les sandwichs sncf, les petits déjeuners copieux de l’hôtel, les burgers sur le pouce et les frites de la cantine. J’ai même arrêté progressivement de boire du lait (sans lactose) le matin. Ce que je fais depuis 45 ans. C’est dire !

     

    Avec l'arrêt de tous mes déplacements, je profite enfin de ma maison. Je crois que je ne suis jamais restée aussi longtemps chez moi sans sortir. Avant, au bout de 3 jours chez moi, j’étouffais. Aujourd’hui, je me sens bien chez moi. Ça me conforte dans l’idée que j’ai bien fait de m’accrocher à cette maison. J’y suis bien. Elle, c’est moi. Une extension de moi. Mon cocon.

     

    J’ai enfin stoppé la course effrénée contre le temps que je menais, j’ai enfin arrêté de remplir mes semaines pour revenir à cet état naturel d’oisiveté dont je me sens plus proche en ce moment. En fait je suis ce contraste dans tout. Besoin de moments d’oisiveté (que je n’avais plus vraiment) et besoin de moments intenses, remplis, d’activités. Besoin de solitude (ne voir, ni ne parler à personne du tout) et besoin de socialisation, de voir du monde grouiller autour de moi, d’échanger, découvrir de nouvelles personnes et personnalités tout le temps. Besoin de temps pour moi. Besoin de me consacrer aux autres.

     

    J’adore mon boulot et je me suis toujours impliquée à fond. Mais découvrir que là, finalement, ni mon travail, ni mes collègues de boulot ne me manquent. Absolument pas. Ressentir à quel point leur contact est factice. Ressentir à quel point ils sont faux, creux, et sans intérêt. Je savais déjà qu’ils étaient égo-centrés. Mais là… C’est le summum de l’indifférence. Dans les deux sens.

     

    Je suis ce contraste. Cette vague qui monte, qui déferle et s’écrase au bord du rivage.  Je suis un tout complexe que j’ai toujours eu du mal à décoder. J’ai toujours eu du mal à trouver l’équilibre car j’aime souvent les situations contraires et j’ai du mal à me « définir », me positionner, dire mes préférences. Je ne suis pas linéaire. Je suis tout le contraire. C'est ce qui fait que j'ai parfois du mal à savoir qui je suis et ce dont j'ai besoin. Car je n’ai jamais vraiment besoin de la même chose, du même genre de vie tout le temps, ni même au cours d'une journée. C'est pourquoi mon équilibre est fragile. Mais le comprendre, l’expérimenter, l’analyser, ça m’aide à comprendre qui je suis. Ca m’aide à m’accepter telle que je suis. Accepter ces hauts, ces bas, ces montagnes russes émotionnelles qui m'agitent depuis toujours.

     

    Donc voilà… Pendant un mois et demi je me suis sentie bien. Très bien même si je mets de côté le stress lié à la situation sanitaire et aux questions que je me pose sur « l’après tout ça ». Cet état de bien, de décompression a même duré très longtemps par rapport à mes habitudes.

     

    J’ai apprécié ce repos, cet arrêt sur image et tout ce que je viens de vous décrire. Mais là… Je sens la vague monter en moi. Le besoin de voir la mer est un signe, un signal que ça ne va pas. Je pleure soudainement et sans raison depuis hier. Souvent pour des choses très bizarres comme une soudaine reconnaissance pour toutes ces personnes qui donnent de leur temps sur les réseaux sociaux pour partager leurs expertises, leur compétences. Ou alors une inquiétude soudaine. Ou encore une fatigue molle m’envahir et le pleur en mode décompression surgit d'un coup d'un seul (je viens d’être malade une journée, ceci explique peut-peut-être cela).

     

    Je ressens le manque « des autres ». Tous les autres. Limiter mes contacts extérieurs avec trois mots échangés avec le caissier de carrefour City tous les 15 jours commence à me peser. Ne voir mon autre qu’en pointillé aussi. Alors après la vague de « bien », je sens la vague retour arriver… L’avantage c’est que là, je peux m’y préparer. Prendre une respiration. Et plonger.

     

    Bon confinement à vous tous.

     

    Portez vous bien.


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  • Confinement #jour14

    La semaine avec les enfants vient de se terminer. Les trois premiers jours ont été compliqués : non seulement il a fallu trouver notre rythme, mais j'avais en plus des réunions à assurer en mode télétravail. Les journées étaient très longues et très très remplies. La mâîtresse de ma fille nous envoie chaque jour un programme complet de maths et de français avec des vidéos et des exercices. Quant aux profs de mon fils, ils en envoient des tartines sans se concerter, certains par mail, d'autre dans le cahier de texte pronote, d'autre ailleurs sur l'ENT. C'est une vraie chasse au trésor de trouver l'ensemble des devoirs à faire. Et une vraie galère quand on n'a pas d'imprimante comme moi...

    Malgré le contexte et l'indiscipline du grand, on a réussi à tenir le cap et faire au maximum tout ce qu'on nous a demandé. Je suis triste de les avoir laissé hier soir chez leur papa. Même si l'avantage pour eux, c'est de pouvoir changer un peu de décor. Ce qui est un luxe en cette période.

    Depuis mercredi, changement de variable pour moi. J'ai basculé en chômage partiel et aujourd'hui mon salaire n'est toujours pas versé. Si cela me libère du temps pour m'occuper des enfants, c'est aussi une phase d'incertitude qui démarre.

    J'entame ma 3ème semaine de confinement en mode "île deserte". Je suis seule toute la semaine. Je n'ai plus de réunion, plus de boulot. Le temps est maussade. 7 jours à passer en solitaire. Je me dis que c'est une occasion très rare de me reposer chez moi. En principe, je ne reste jamais à la maison bien longtemps pendant les vacances. Je ne sais pas encore trop ce que je vais faire. Je n'ai pas envie de me "fixer des objectifs" (je fais déjà ça toute l'année, donc là c'est bon, stop). J'ai envie de laisser glisser les journées en m'occupant simplement de moi, rien que de moi. Lecture, yoga, méditation, écriture ici ou ailleurs, soins du corps et de l'esprit. Repos. Mater des films dans le canapé (ce que je fais très rarement finalement !). Un minimum de ménage, mais surtout pas de grand nettoyage de printemps. De toute façon mes douleurs ne me le permettent pas. Elles sont très fortes en ce moment, d'autant que je ne prends pas mes anti-inflammatoires par précaution.

    Jusqu'à présent, je n'angoissais pas particulièrement. Mais je commence à entendre que des gens de mon entourage sont malades, et certains n'y ont pas survécu. Pour l'instant, ce sont des connaissances lointaines. Des parents d'anciens copains de mon ancienne vie. Mais quand même. On sent que le mal se rapproche. Un peu comme ces fantômes noirs rampants dans "Ghost". D'où mon illustration du jour. Même si cette image fait finalement plutôt référence au manque de contact physique qui commence à me tirailler... Après tout ça, je veux partir une semaine en vacances pour faire l'amour toute la journée !

    En attendant, c'est partie pour une semaine en mode "retraite monastique" ou presque :-)

    Je vous souhaite à tous de rester en pleine forme.

     


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    Confinement #jour5

    Les deux premiers jours, j'ai eu l'impression d'avoir le temps que je n'ai jamais eu, et pourtant, j'ai aussi été très "productive" entre réunions de télétravail, machines à faire tourner, repas équilibrés à préparer, cours de yoga en ligne...

    Et puis hop, au 3ème jour, petit coup de mou. Réunions annulées, même pas envie de faire tourner une machine, ni même de faire ma vaisselle.

    Jour 4, je me ressaisis un peu. Et puis c'est vendredi, c'est le printemps, plus que deux jours avant de retrouver mes enfants.

    Mon amoureux est passé me déposer quelques provisions. Nous avons échangé de loin. C'était très bizarre. Il  n'est pas resté longtemps, pour éviter de nous soumettre à une tentation de rapprochement. Mais cette brève interaction m'a aussi fait du bien.

    Et voilà le week-end. Ce n'est pas le premier week-end où je me retrouve isolée. Mais en principe, même seule, je sors prendre un peu l 'air dans les commerces du coin.

    Aujourd'hui, mon samedi ressemble à un dimanche. Je ne bouge pas de chez moi, comme un dimanche où je sais que tout est fermé aux alentours. Je viens de suive un cours de Yoga en ligne. Je téléphone aux amis et à la famille. Je prends le soleil sur mon canapé en admirant la vue. J'ai conscience de la chance que j'ai. Non seulement je suis dans une maison, j'ai de l'espace, un jardin, du soleil, je peux télétravailler. Mais je mesure aussi la chance que j'ai de ne pas rester seule pendant les 5 prochaines  semaines (parce qu'on va pas se leurrer, on est confinés au moins jusqu'à fin avril). La garde alternée a ses avantages dans cette situation étrange. J'ai pu travailler cette semaine. Je pourrai m'occuper de mes enfants à fond la semaine prochaine.

    Je pense très fort à tous ceux qui sont obligés de sortir pour assurer un service minimum dans les commerces alimentaires, et bien entendu, j'envoie toutes mes pensées aux soignants et je ne sortirai pas de chez moi tant que je ne serai pas obligée de le faire. Sans me "rationner", je fais attention à ce que je consomme. Je veux tenir le plus longtemps possible avec ce que j'ai, tout en sachant que je me suis refusée à faire des stocks improbables.

    Je vous envoie plein de pensées positives en espérant que vous êtes tous en bonne santé.

    Bon week-end !

     


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