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    Le bout du tunnel...

    J'ai cru pendant quelques semaines que je voyais enfin le bout du tunnel.

    J'ai quasiment mon offre de prêt pour racheter ma maison et nous devions finaliser la procédure dans la foulée.

    Quand soudainement, mon futur ex-mari me dit à moi et aux enfants, qu'il a trouvé "SA" maison et qu'il doit signer un compromis dans quelques jours, que cela ne m'engage à rien, que je n'ai qu'à, "tout simplement" ne pas m'opposer à cette signature.

    Dans l'absolu, oui. Sauf que j'ai contacté le notaire pour en savoir un peu plus. Et qu'il me déconseille de procéder dans cet ordre, car je serai solidaire de la dette et qu'en cas d'accident, je me retrouverai à devoir soit acheter une maison dont je ne veux pas, soit à devoir indemniser les vendeurs.

    Après réflexion, j'accepte de prendre le risque à quelques conditions très simples (qu'il me rende les clés de chez moi et cesse de me harceler sur le partage des meubles dont il veut récupérer les plus onéreux). Cette proposition faite par voie d'avocat n'a à cette heure toujours pas reçu de réponse alors qu'il devait signer son compromis hier.

    Je sens... que cela n'est pas bon signe.

    Même le notaire m'a dit, dépité, qu'il était impossible de le raisonner, qu'il ne pensait qu'à lui et pas aux conséquences pour les autres. Cela m'a fait du bien de constater qu'un homme de loi, impartial, qui ne nous  connaît pas, fasse ce constat. Car quand j'écoute mon futur ex, c'est moi, moi, moi et toujours moi qui suis la cause de tout, la fautive, la méchante...

    Je croyais voir le bout du tunnel, mais le tunnel fait quelques km de plus.

    Et il est long, long, très long...

     

     


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  • Pendant quelques mois j'ai eu la sensation de reprendre le contrôle sur ma vie. Je me suis mise au bullet journal pour planifier et combiner mes contraintes personnelles et professionnelles, j'avançais dans les projets professionnels qu'on me confiait, je jonglais entre les trains, les hôtels, les rendez-vous chez la psychologue pour mon fils, les temps pour moi aussi avec un amoureux qui m'a emmené deux fois en voyage en quelques mois. J'avais l'impression que tout doucement les choses prenaient place.

    Et puis, patatras. Je ne sais pas quoi. Je ne sais pas pourquoi. Tout d'un coup mes douleurs sont revenues plus fortes que jamais. Mon corps a vieilli subitement, devenant difficile pour moi de tenir debout, de plier mes mains. Le manque de mes enfants est revenu de plus en plus criant au creux de mes entrailles.

    J'ai essayé, puis j'ai coulé. Je ne sais pas comment. Du jour au lendemain je me suis mise à pleurer dés mon réveil, à préférer rester seule pour me reposer chez moi au lieu de courir retrouver mon autre, à ne plus avoir envie de me battre au boulot, à vouloir juste me glisser sous la couette et regarder l'hiver (oui, on se croirait encore en hiver ici ces dernières semaines) par la fenêtre.

    Je sais que c'est passager. Un coup de fil à ma meilleure amie, et hop, je me remets en selle.

    Mais c'est dur.

    Je suis tout simplement très très fatiguée.

    Et malgré mon autre dans ma vie en filigrane, je me sens très seule. C'est un peu comme s'il ne faisait pas vraiment partie de ma vie. Juste par parenthèses, quand je peux, quand il peut.

    Comme une autre vie en parallèle.

    Deux vies qui ne se touchent pas, qui ne se croisent pas, qui ne s'emmêlent pas.

    Deux moi.

    Double je.


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    Force et courage

    Mon fils fait une dépression. A peine plus de 10 ans, et nous l'avons détruit. Sa psychologue pense que la garde alternée ajoutée à la séparation sont les facteurs à l'origine de son mal être. Encore faut il maintenant que le papa arrive à l'entendre. Et pour l'instant, il ne l'entend pas. Il imagine tout un tas d'autres raisons qui n'existent pas. Mais en aucun cas cela ne pourrait venir du simple fait que sa maman et la sécurité affective qu'elle lui apporte lui manque trop.

    Ma fille prend le même chemin.

    Je ne sais plus quoi faire, ni comment m'y prendre pour les sortir de là.

    Il faut que je sois forte, il faut que j'y arrive. Il faut qu'il entende la souffrance de nos enfants... il faut qu'il comprenne et qu'il arrête de penser à lui et uniquement à lui...

    Dieu que c'est dur de voir souffrir ses enfants qui se vengent inconsciemment en étant infernaux quand ils sont avec moi. Qu'il est difficile de trouver l'équilibre entre le besoin  de poser des limites, de se faire respecter et le besoin  de combler leur manque affectif en quelques heures par jour à peine.

    J'ai demandé à la psychologue de parler, au papa, de lui expliquer certaines choses, de lui faire passer des messages... Ils ont rendez-vous en mars. Je m'accroche à cet infime espoir qu'il ouvre les yeux... et qu'il accepte enfin de laisser les enfants vivre avec moi, même si cela signifiera pour moi de perdre mon travail. Ca m'est égal. Je veux pouvoir m'occuper d'eux. Les rassurer. Les aimer. Les cajoler. Les aider à grandir en  toute sérénité...

    Rendez-moi mes enfants...

     


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  • Méthode Coué

    Attraper chaque idée noire et la triturer jusqu'à ce qu'elle devienne rose.

    Identifier les contraintes pour les transformer en opportunités.

    Se répéter chaque jour que c'est une page blanche qui s'ouvre sur laquelle je peux écrire mon histoire.

    Relativiser.

    Relativiser.

    Relativiser.

    Et affirmer chaque matin à haute voix : un beau jour commence !

     


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  • Deux-mille-dix NEUF!

    Belle année à tous ! La santé et beaucoup d'amour et d'amitié dans vos vies.

    Après 2017 qui aura été l’année de la rupture, douloureuse délivrance après 24 ans d’une histoire d’amour compliquée et des années d’un ennui oppressant, j’ai du mal à faire un bilan de 2018. J’ai, au premier abord, l’impression d’une année qui n’a pas beaucoup bougé, car mon divorce et le rachat de la maison n’ont pas avancé, voire d’une année négative car j’ai perdu le job pour lequel j’avais changé d’entreprise il y a 3 ans et j'ai du arrêter la danse.

    A y regarder de plus près, en 2018 j’ai surtout appris beaucoup de choses et évolué sur le plan personnel. J’ai appris à ne plus avoir peur de la solitude jusqu’à apprécier de vivre seule, à me sentir de mieux en mieux dans ma maison, à faire de mes besoins et envies des priorités, à prendre un peu plus confiance en moi, à mieux profiter de ma famille et à sortir plus souvent avec des amies… bref, j’ai appris à organiser ma vie autrement et à me débrouiller toute seule. Et c’est déjà beaucoup.

    Côté boulot, l’étape douloureuse du deuil d’un job intéressant s’est faite lentement entre juillet et décembre. Aujourd’hui, je regarde à nouveau le côté positif et je me dis que c’est à moi de me créer (comme d’hab professionnellement parlant) les opportunités qui m’intéressent sur la base du nouveau champ d’action qu’on me propose. La liberté d'organisation de mon temps et lieu de travail que j’ai est rare, et je m’assume toute seule sans difficulté. C’est quand même énorme.

    2018 c’est aussi l’année où mon autre s’est fait prendre la main dans le sac et a saisi cette opportunité pour le vider, son sac, justement, et entamer lui aussi une procédure de divorce. Nous voilà donc tous les deux sur le chemin de la liberté.

    2019 sera donc encore une année pas si simple car il va nous falloir enfin aboutir d’une manière ou d’une autre à la signature d’un accord pour divorcer vraiment. Je ne sais toujours pas si je vais pouvoir garder ma maison. Et j’ai encore beaucoup de progrès à faire pour supporter l’absence de mes enfants. Mon objectif de sérénité sera pour 2020 et je me prépare à devoir encore affronter pas mal d'orages. Mais, les pages se tournent peu à  peu et lorsqu'une porte se ferme, c'est, dit on, pour pouvoir en ouvrir une autre.

    Alors, en attendant que les portes ne s'ouvrent, c’est parti pour de nouveaux défis à relever et surtout, une nouvelle vie à imaginer et à construire…


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